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 This loft is a mess. || OS

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secret avengers • not. okay.
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it's a revolution, i suppose
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MessageSujet: This loft is a mess. || OS   Dim 29 Jan - 21:15
This loft is a mess.
This is a one shot, deal with it.


Alan refusait que je vienne chez lui? Alors il venait chez moi. Pas comme si je ne savais pas où c'était. Après tout, lors de notre première rencontre je l'avais raccompagné chez lui. Je pouvais débarquer n'importe quand, je n'avais plus besoin de clé. Mais non. Il ne voulait pas. Il préférait venir, à chaque fois, plutôt que de me voir subir son petit appartement. Je ne pouvais pas le blâmer, ici au moins on avait de l'espace. Et puis il avait son tiroir et sa brosse à dent. Pourquoi faire de l'espace? Pour vivre bien sûr. Respirer. Et en l’occurrence se monter dessus aussi. Car notre respiration s'était faites plus rapide et plus forte à mesure des minutes, car ma peau ruisselait d'un corps trop chaud érigé sur le mien. Car lorsque le dernier coup de rein était donné, il se laissait retomber sur le côté. Essoufflé, mon cœur battait à tout rompre et un sourire courbait mes lèvres alors que je me retournais vers lui, approchant mon visage pour l'embrasser. L'embrasser encore, revenant me coller à lui. Alec était parti depuis déjà quelques jours, il était retourné chez lui. Warren était sorti ce soir, avec Rachel. Nous étions seuls dans l'appartement et c'était tant mieux parce qu'Alan avait été pour le moins bruyant. S'il était obligé de se contenir en temps normal, il avait pu s'en donner à cœur joie cette fois et je dois dire que j'avais apprécié. Ou alors c'était peut être juste avec lui. Oui, c'était sûrement ça.

Mes lèvres se joignaient à ses lèvres encore une fois, mes jambes entrecroisées avec les siennes, mon bras libre passé derrière lui, donc son dos. Je sentais son souffle sur mon visage et ce petit sourire ne voulait me quitter. - Pour un mec tout abîmé, je trouve que tu te débrouilles vachement bien. - Avais-je dis doucement en frôlant du doigt l'un de ses bleus. - « Ouais, c'est pas dans les boules qu'il m'a tapé. » -  Il m'avait dit qu'il avait eu ce traitement de faveur durant l'une de ses nuits à la sécurité à Oscorp et j'espérais que le type qui avait fait ça avait eu ce qu'il méritait. Au moins il était entier, c'était déjà bien. On restait là encore un peu, quelques longues minutes à juste ne rien faire. J'avais même fermé les yeux un instant, simplement bercé par sa respiration, par sa main qui allait et venait le long de mon flanc. - « Dessert? » - Un sourire étirait mes lèvres. - Douche. - « Douche. » - J'ouvrais les yeux et venais poser mes lèvres sur les siennes avant de me sortir du lit. Je poussais la porte qui coulissait et allais directement ouvrir l'eau. Le jet frappait mon torse, le rinçait de ce qui le jonchait encore et finalement je mettais ma tête dessous, laissant l'eau s'écouler le long de mon dos.

Mes mains contre le mur, je m'appuyais, les yeux fermés, avant de sentir deux mains se faufiler contre ma peau et sur mon torse, avant de sentir le corps d'Alan contre le mien. - Viens là, je te fais une place. - Le métal de la poire de douche se courbait légèrement, juste assez pour que les jets se fassent sur deux directions presque semblable. Juste assez pour que chacun de nous ait sa place. J'attrapais le flacon de savon et bien vite mes mains étalaient la mousse sur son dos. Son dos, le mien... Ce manège durait un temps et finalement il était l'heure de retourner à ce que l'on faisait avant que je ne lui saute dessus. - Tu devrais t'habiller, on sait jamais. Ils peuvent rentrer n'importe quand. - « Un rien les choque quand même. » - Oui, mais c'est surtout que je suis jaloux. C'est "mon" privilège. - Avais-je répondu en passant ma main sur ses fesses encore nues. J'enfilais mes vêtements pendant qu'Alan cherchait ses chaussettes et je sortais dans le couloir tout juste assez longtemps pour les voir jetée sur le canapé du petit salon, les lui ramener et repartir.

Lorsque j'arrivais en bas, je retrouvais la pièce comme on l'avait laissé. La table portant nos couverts et le plat désormais froid, l'une des chaises renversée d'ailleurs. La bougie s'était éteinte entre temps. Je relevais la chaise et me dirigeais vers la cuisine pour prendre un grand verre d'eau et sortir le dessert du frigo. Quoi donc? Une crème brûlée, rien de bien extravagant. Alan descendait, habillé, et passait derrière moi pour déposer un baiser sur ma nuque avant de faire le tour de l’îlot. - C'est quand même bien quand on a l'appartement pour nous, tu trouves pas? - Je n'imaginais pas une seule seconde vivre sans Warren dans la chambre voisine, mais je ne pouvais nier qu'un peu d'espace de temps en temps ne faisait de mal à personne. - « On peut même baiser sur le canapé si on veut... Et sans être vu. » - Avait-il dit en observant le dit canapé, vestige d'un mois de squat du grand voyeur en personne. Alan avait eu du mal avec la mutation d'Alec et je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir. Il restait de dos et si j'appréciais la vue, j'étais occupé en cuisine à préparer nos assiettes. - Il a simplement pas le choix, faut juste... s'y faire. - Je posais une coupelle dans une assiette et ajoutais quelques fruits découpés. - C'est pas toujours évident mais bon... - Je levais le regard, le trouvant là, toujours de dos, toujours immobile. - Quoi?

Mais aucune réponse. - Alan? - Je posais la cuillère et il faisait un pas en avant. Naturellement je me déplaçais plus vite que lui et il tendait le bras. - Alan! Non! Attention! - Mais trop tard. L'aiguille du badge se plantait dans le doigt d'Alan et l'effet était immédiat. Je le voyais s'effondrer à genou et avais tout juste le temps de tomber à côté de lui pour passer devant lui et le prendre dans mes bras. Trop tard. Contre moi je le sentais tremblant, fébrile. - Ça va aller. Ça ne dure pas longtemps. Ça va aller... - Je ne cessais de répéter ça, tentant vainement de le rassurer. Son regard m'était inaccessible, son souffle court. J'essuyais les quelques larmes qui roulaient sur ses joues et lorsqu'il réussissait à nouveau à respirer normalement, lorsque la terreur qui s'était épris de son corps s'était évanouie, je l'avais repris dans mes bras, serré fort le temps que ses esprits lui reviennent. - C'est fini Babe. - Dans mon étreinte il tremblait encore. La peur est tenace et celle-ci est bien supérieure à n'importe quelle terreur que l'humain avait pu expérimenter car elle provenait du badge. Ce badge... Et les tremblements finissaient par cesser.

Alan se relever, silencieux, trop silencieux, et lorsque je croisais son regard je sentais la tempête approcher. Rien qui ne m'étonnait, rien que je ne voulais pourtant voir venir. - « C'est quoi cette merde! » - Avait-il craché en désignant le badge sur la table basse. - « Comment tu peux avoir un truc pareil! Et tu le laisses traîner comme ça! » - J'étais interdis. Je connaissais les réponses à toutes ses questions, je n'avais juste pas le temps de les prononcer et il se retournait vivement, attrapant sa veste au passage. Comme toujours, comme d'habitude. La réponse universelle d'Alan: la fuite. Je me précipitais. - Alan attend! - Il s'acharnait sur la porte mais je ne la laissais pas s'ouvrir. - « Laisse moi sortir! » - Non. Laisse moi t'expliquer. - Il continuait à s'acharner sur cette pauvre porte et je me rapprochais. - S'il te plait, revient. Je vais te raconter. - Le coup de poing qu'il donnait dans la porte était sonore, violent, et je soupirais lorsqu'il se retournait. Les phalanges presque bleus. Comment évacuer la frustration, plan B "Taper dans quelque chose."

Il s'adossait à la porte et je devinais sans difficulté qu'il n'irait pas plus loin, dans un sens comme dans l'autre. Soit, c'était logique après tout. Je croisais les bras, cherchant mes mots. - C'était il y a un peu plus d'un an. Je n'ai jamais su le pourquoi du comment mais... - J'hésitais. Pas parce que j'avais honte, mais parce que ces souvenirs étaient encore pénible pour moi. Toute ce qui s'était passé... Me travaillait encore. - « J'attend. » - Je me suis réveillé attaché à une chaise avec d'autres personnes. On était dans une cave, enfermés et il y avait un enfant avec nous. Mais c'était pas un enfant. Il manipulait les ombres et les ombres nous dévoraient... - Je me perdais dans mes souvenirs. J'avais tué cet enfant. Sous le coup de la peur, de l'angoisse, j'avais écroulé la cave sur lui, l'avait transpercé de poutre de bois et de tiges de métal. Je l'avais enseveli sous les décombres et même si je savais qu'il n'était pas juste un enfant innocent... Je ne pouvais l'ignorer. Alan sentait mon vertige et sa main saine se posait sur la mienne, sans m'interrompre.

Je reprenais ma respiration et poursuivais. - On était dans un endroit totalement impossible. Les pièces bougeaient, les couloirs aussi. C'était une véritable maison hanté, mais dans le sens pas amusant du terme. J'ai failli y rester. Au début on était huit, quand on a quitté la cave on était plus que deux. Sur le chemin on a trouvé deux autres personnes et je crois qu'eux aussi au début n'étaient pas seuls...- Sauf Loki. Mais j'évitais de le mentionner, pas devant Alan. - A la fin on était juste nous quatre, poursuivi par cette entité invisible. On est arrivé dans une pièce et les murs étaient tapissés de tout ces visages... Et j'étais l'un d'eux. J'étais sur le mur. Il y avait du sang partout... - Le visage de l'enfant, son teint pâle, ses yeux noirs, tout resurgissait. - Quand je me suis réveillé j'étais dans mon lit. Comme si rien ne s'était passé. Pas une blessure, rien. Et ce badge était là, sur ma table de chevet. J'avais absolument aucun souvenir, ils sont revenus plus tard. - Je fronçais les sourcils alors, perplexe. - Sauf qu'il était dans mon appartement lorsqu'il a explosé l'été dernier. Je ne l'ai jamais retrouvé. - Je me faisais quelques pas en arrière, observant de loin le badge sur le meuble télé, mes bras croisés, clairement sur la défensive face à cet artefact magique. - Il est forcément revenu de lui-même... - Surprenant...

« Et donc? Pourquoi t'as gardé ça? » - Je me retournais vers lui, voyant immédiatement l'air totalement décontenancé. Il avait raison, pourquoi j'avais gardé ce truc? - Je sais pas... Ça m'a jamais vraiment traversé l'esprit. - Comme si j'avais immédiatement accepté l'idée de l'avoir dans le coin, sans pour autant savoir ce que c'était ni d'où ça provenait. Étrange vraiment. - « Écoutes... Je vais rentrer.. » - Je faisais un pas en avant. - Je suis désolé, vraiment. J'aurais jamais cru qu'il réapparaîtrait. Si tu m'en veux... - « Non, non. J'ai juste... besoin d'un peu de temps. » - Oui, d'accord. Je comprend. - La porte n'était plus bloquée depuis qu'il avait cessé de vouloir l'ouvrir, il n'avait qu'à se retourner et partir. Mes bras étaient toujours croisés contre mon torse et je tournais le regard vers l'extérieur par la fenêtre. Je m'en voulais pour quelque chose sur laquelle je n'avais absolument aucun pouvoir, mais je m'en voulais. Lorsque j'entendais la porte s'ouvrir je tournais la tête et Alan disparaissait. La fuite. Encore cette fuite. Incessante course que j'avais moi-même subi durant des années.

Je n'avais pas le temps de fermer la porte qu'une grande silhouette s'y dessinait accompagnée d'une plus petite. - « Salut? » - Je hochais la tête sans rien dire et me dirigeais vers la cuisine pour ranger le dessert abandonné. Je l'appellerais le lendemain. Ou plutôt je lui enverrais un message pour ne pas trop m’immiscer. Je lui laisserais le temps nécessaire, il n'en faudrait pas beaucoup pour que l'on se revoit, pour que ça passe. Rachel posait son sac à main sur le fauteuil en respectant le silence et Warren se rapprochait de l’îlot pour me faire face. Je lui montrais la crème brûlée mais sa tête pivotait à la négative avant que sa voix n'aille droit au but. - « Qu'est-ce qui s'est passé? » - Un soupir. Mon regard se dirigeait immédiatement vers la télé. - Le badge. - Warren tournait immédiatement la tête dans la même direction, posant son regard sur l'objet du démon. - « Oh... »
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