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 Alina + Violent Delights

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MessageSujet: Alina + Violent Delights   Mar 14 Mar - 0:45
Violent Delights
Alistair & Léna
Il était comme elle. Venom l’avait compris dès qu’il avait mis le pied dans la salle de briefing mais elle avait mis plus de temps. Mais à la façon dont Venom l’évoquait, dont il en avait parlé tout le long de la réunion elle avait finalement compris.
Il était comme elle. Elle n’était pas seule.
Léna avait gardé ses yeux braqués sur Alistair pendant tout le briefing, n’écoutant qu’à moitié Osborn et avait à peine prêté attention aux autres types présents. Tout ce qui l’avait intéressée c’était ce type. Alistair Blackwood. Le type qui était comme elle.

Le briefing s’était rapidement terminé et elle était sortie en première de la salle, ignorant rapidement ses collègues -que Venom préférait appeler sous-fifres- pour aller se planter dans le couloir et surveiller Blackwood et voir où il comptait aller. Le QG n’était pas bien grand et elle n’aurait aucun mal à calculer où il voudrait se rendre.
Il sortit finalement de la salle et elle le regarda emprunter l’un des couloirs avant de partir de l’autre côté pour faire le tour. Vu la direction qu’il prenait, il comptait certainement se rendre dans ses quartiers.
Elle n’aurait aucun mal à l’intercepter.

Elle se retrouva rapidement à destination et attendit tranquillement sa cible. Elle pouvait sentir Venom ronronner dans un recoin de sa tête, signe que lui aussi avait hâte de faire plus ample connaissance avec leur collègue. Le brun ne tarda pas à apparaître dans son champ de vision et elle accéléra pour se retrouver à sa hauteur. Elle se planta face à lui et s’appuya avec son épaule contre l’encadrure de la porte pour lui barrer le passage avant de lui afficher un grand sourire. « Alistair… » Elle le regarda de bas en haut, son sourire ne quittant pas ses lèvres. « Blackwood. » Elle pencha légèrement la tête sur le côté en sentant Venom s’agiter un peu mais il garda le silence et se contenta de recommencer à ronronner. « Il va falloir qu’on parle toi et moi. » Oh elle se doutait bien que ça pouvait paraître bien trop formel comme ton, d’autant plus était sa supérieure, mais elle ne voulait pas lui donner l’illusion de lui laisser le choix. Elle voulait comprendre comment ils fonctionnaient lui et son Autre, voulait savoir s’ils s’entendaient aussi bien que Venom et elle où s’ils étaient en conflit comme dans les premiers jours qu’elle avait pu avoir quand Venom était apparu.
«J’ai cru comprendre qu’on avait plein de trucs en commun. » Elle ferma les yeux le temps de laisser un rire nasal lui échapper quand Venom lâcha un. "Il est comme nouuuuus." D’une voix guillerette et les rouvrit pour plonger son regard dans celui d’Alistair, son sourire disparaissant dans le même temps.

Elle allait devoir faire attention à la façon dont elle allait aborder les différents sujets dont elle voulait parler avec lui. Elle était fascinée par tout ce qu’il avait accompli mais elle savait aussi que ce n’était pas forcément le cas de tout le monde. Après tout, l’ancienne Léna aurait très certainement été terrifiée à l’idée d’avoir commis ce genre de massacre. Rien ne lui garantissait qu’Alistair n’avait pas la même mentalité. Mais d’un autre côté, s’il avait rejoint les Thunderbolts, c’était bien qu’il était conscient de ce qu’il avait pu accomplir et qu’il l’acceptait. Non ?

Elle quitta son appui contre l’embrasure de la porte et se redressa, un nouveau sourire étirant ses lèvres avant qu’elle ne reprenne la parole. « Tu veux bien qu’on discute un peu ? Autour d’un café ? » Elle entendit clairement Venom faire semblant de vomir mais préféra l’ignorer. Oh elle savait qu’il se moquait d’elle parce que ce qu’elle proposait à Alistair ressemblait beaucoup à un rencard mais elle ne se rabaisserait même pas à lui répondre. Quand il était comme ça, ça ne servait à rien de discuter avec lui. Et puis il pouvait bien croire ce qu’il voulait, elle savait que ce n’était que pour se rapprocher un peu d’Alistair et essayer de le comprendre.

Elle se recula d’un pas, laissant le passage à Alistair au cas où il préférerait s’en aller puis haussa légèrement ses sourcils, l’invitant à répondre à sa proposition.
S’il refusait elle pourrait toujours laisser Venom prendre le dessus et l’écraser contre le mur jusqu’à ce qu’il accepte de lui répondre. Mais elle ne doutait pas qu’Alistair était assez intelligent pour comprendre qu’il valait mieux pour lui qu’il accepte.

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MessageSujet: Re: Alina + Violent Delights   Mar 14 Mar - 14:02
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Alistair & Léna
J’avais clairement eu l’air de me faire chier. À vrai dire, Iblis l’était encore plus que moi. Notre patience avait régressé monstrueusement depuis que nous avions été capturés puis enfermés dans une prison hautement sophistiquée. Les bras croisés et le regard coincé dans le reflet d’un de mes « supérieurs », c’est ainsi que j’avais passé le premier briefing. Même au moment où ce fut l’heure des présentations, je n’avais semble t-il pas démontré un très grand engouement à l’ouvrage. Est-ce que ça se voyait tant que ça ? Que je n’étais pas dans mon élément ? J’avais accepté de me recenser et la seule chose qui m’avait motivée était la lumière au bout du tunnel, pas le reste. Casser des superhéros devenus parias ? C’est qu’une formalité, un putain de détail dont je me foutais assez pour le moment… et j’osais espérer que ça puisse calmer ces pulsions contre lesquelles je me battais. Parce qu’elles étaient beaucoup plus féroces qu’autrefois.
Iblis me fait comprendre que c’est ce que nous sommes. Je sens qu’il est là pour me protéger, c’est la conclusion à laquelle j’en suis venu. Inutile de lui en faire part, il me cracherait à la gueule avec sa fierté à deux balles.

J’ai moins de scrupules. Je crois.
C’est une nuance, pour l’instant, assez légère. Peut-être encore un peu réprimée par une partie de moi.
Mon incarcération n’est pas étrangère à tout ça. D’autant que j’ai été libéré il y a une semaine, si ce n’est plus. J’ai encore ce poids qui m’incombe, et ça me gonfle.

Quand j’avais redressé les yeux dans la direction de Delacroix, trop naturellement d’ailleurs, je l’avais surprise en train de me fixer… encore. Iblis n’avait pas grondé ni émit aucune remarque d’ordre défensive. Comme l’impression qu’il me cachait quelque chose, alors que je tentais vainement de trouver la réponse dans les prunelles de l’autre côté de la table.

Je veux sortir.

C’est l’idée qui s’impose après de maigres minutes passées là. Il faut que je sorte d’ici. J’en pouvais plus d’être enfermé entre quatre murs, j’avais passé déjà trop de temps avec cette configuration infernale. Je laisse échapper un soupir nasal alors que je me tends un peu. Les cinq dernières minutes furent les plus longues de ma vie. Pas vraiment en réalité, mais elles étaient foutrement désagréables. De l’air. Puis cet androïde… je le prenais pas au sérieux pour un sou. Moi comme mon colocataire psychique avions vraiment un doute sur sa crédibilité… quelle crédibilité pouvait avoir un type qui dégageait aucune odeur particulière, si ce n’est celle des gens qui avaient pu tâter ses fringues ?

Puis j’ai finalement compris le délire… et ce n’était pas une mauvaise surprise en soi. Cette nana n’était pas toute seule là-haut. T’es content, hein ?, m’avait-il alors balancé, bien aise de me le foutre sous le nez au dernier moment. J’avais à nouveau soupiré, levant les yeux au ciel. Le pire dans l’histoire, c’est que cet idiot avait raison. J’éprouvais une certaine satisfaction à ne pas être le seul dans cette situation-là… si j’avais pu l’imaginer à l’échelle mondiale, il était beaucoup plus réconfortant d’avoir une telle personne dans le secteur. Les mots sont peut-être un peu forts, mais les excès ça me connaissait.

La minute qui suit, tout le monde débarrasser le plancher. Pour mon plus grand soulagement.

Je crois que je suis l’un des premiers à sortir de là.

Ils sont partis devant, ricana Iblis à mi-chemin et à qui ça n’avait pas échappé. Oui, ils. J’avais senti son odeur oui, ça ne m’avait pas freiné pour autant et j’avais continué ma route, même itinéraire… semblant m’enfoncer dans la gueule du… pas du loup en fait, non. Ni dans rien d’autre en fin de compte. Le temps de remonter jusqu’à l’entrée des appartements et elle se coinça entre moi et le seuil, affichant un sourire radieux. C’est sans compter le fait qu’elle m’inspecte de haut en bas des yeux. Mais là n’est pas la question… j’avais eu l’occasion de voir d’autres phénomènes et en soi, j’en étais aussi. Je n’avais pas pris la peine de reculer lorsqu’elle s’était glissée là.
L’approche rentre-dedans n’était pas désagréable en soi. Certainement dû au fait que je la considérais comme une égale. C’est une façon de parler, là encore. « J’crois, ouais. » J’avais simplement acquiescé - des points en commun, c’était l’évidence même. Par contre, son apparition dans mon champ de vision n’avait pas ôté mon envie de prendre l’air pour autant, en fait. Iblis reste étrangement silencieux. Au moins jusqu’à ce que… Elle est maquée ta copine ? Mais qu’est-ce que ça peut t’foutre ? J’sais pas, tu sens pas la même chose que moi ? Et à part cette putain d’envie de cloper et prendre l’air, peut-être même bouffer - parce que j’ai toujours la dalle, c’est une règle d’or - j’avais pas très envie de sentir quelque chose d’autre. J’avais surtout envie d’assouvir mes envies et c’est tout. Bon, peut-être bien lui parler aussi, mais j’avais mes priorités.

La proposition de partager un café ne me fait même pas penser à un rencard, ni à un piège proprement dit, c’est pour dire. Pour autant je réagis au quart de tour. « Leur café est dégueulasse. » Moi j’ai soif. Bien sûr que t’as soif, t’as toujours soif. Toi aussi j’te signale. « Ok, j’prendrais autre chose. » avais-je conclu suite à mon dialogue interne, ramenant mon regard au sien. Elle avait reculé d’un cran pour semble t-il me laisser passer, chose qui ne m’échappa pas. J’avais accepté de toute façon, mais… « ’faut que j’aille m’en griller une avant. » dis-je en la frôlant à mon passage. Les clopes, le feu, c’est tout ce que j’étais venu chercher ici. Je marquais une courte pause avant de relancer. « Pas la peine de m’arracher un bras, t’es invitée. » Posé trop naturellement pour ce qui était de son contenu. J’aurais pu aussi bien lui parler de décapitation expresse que ça ne m’aurait pas vraiment choqué. À vrai dire, pour ça comme pour le reste, j’étais plus blasé qu’autre chose. Iblis avait beaucoup plus d’influence qu’autrefois, à en changer ma façon d’être sur certains points. Et l’un des traits que nous partagions désormais était l’absence de peur, jugée inutile la majeure partie du temps. Le genre de choses qui ralentissait tout le monde, moi le premier. Pas besoin de perdre du temps à grelotter face à quelqu’un.  (Si je devais crever, tel était mon destin, j’allais pas cracher dessus pour autant.)
Elle ? Je crois que j’ai conscience de son niveau de dangerosité, mais nous serions pas là tous les deux si nous ne l’étions pas suffisamment. Peut-être bien qu’Osborn nous avait trié sur le volet. Remarque, j’allais pas me plaindre.

***

Une fois mes effets personnels récupérés, nous cherchâmes la lumière, l’extérieur. Ça n’avait pas duré long, ils avaient prévu le coup aussi. J’avais coincé la clope entre mes lèvres. « Laisse-moi deviner… tu veux qu’on compare nos scores ? » lui avais-je dit d’emblée, passant la flamme à l’extrémité de l’échantillon de poison que j’allais consommer.
Je me sens déjà mieux à l’air libre. Beaucoup mieux. Je tire dessus un coup, une tierce personne passe non loin. Je la toise avec indélicatesse, (presque avec malveillance), le temps qu’elle disparaisse de notre champ de vision.
Du reste, j’étais à l’écoute de Venom. C’était bien eux qui avaient voulu nous trouver à la base, non ?  
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MessageSujet: Re: Alina + Violent Delights   Mar 14 Mar - 18:40
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Elle ne comprenait pas pourquoi il la fascinait autant. Bien sûr, il était comme elle et ça pesait dans la balance mais il y avait autre chose et elle ne parvenait pas à mettre le doigt dessus. Peut être que c’était dû à Venom parce qu’il était lui aussi fasciné par Blackwood, peut être que sa fascination à lui se reportait sur elle. Où alors c’était à cause de ce qu’il avait fait ? Elle avait rapidement fait le rapprochement entre lui et les massacres sur lesquels elle avait enquêté du temps où elle était encore flic et en était immédiatement devenue fan. Elle n’avait pas encore pu perpétrer de massacre pareil et voulait savoir ce qu’il avait ressentit et ressentait suite à ça. Elle voulait savoir ce que ça faisait de participer à quelque chose d’aussi grandiose.
Et les Thunderbolts l’aideraient à le faire.

« Leur café est dégueulasse. » Elle lui fit une moue approbatrice. C’était vrai que là dessus, il marquait un point. Pourtant avec le pognon qu’il avait, Osborn pouvait se permettre de leur payer des cafetières dignes de ce nom ? Pas vrai ? « Ok, j’prendrais autre chose. » Elle s’était reculée pour lui laisser le passage, son sourire revenant dans le même temps. « ’faut que j’aille m’en griller une avant. » Elle acquiesça silencieusement et le suivit du regard quand il la dépassa, ne pouvant réprimer un nouveau rire nasal quand elle sentit Venom ronronner au moment où il la frôla. C’était étonnant qu’il semble autant l’aimer. Il lui avait toujours semblé que Venom n’aimait que lui -et elle aussi, mais il n’avait pas vraiment le choix- et le fait qu’il apprécie autant Alistair sans même le connaître l’intriguait au plus haut point.

« Pas la peine de m’arracher un bras, t’es invitée. » La brune arqua un sourcil face à cette réplique mais ne répondit pas, se contentant de se mettre à son tour en route pour le suivre. Pourquoi est ce qu’il lui avait dit ça ? Est ce qu’il avait sentit la légère pulsion qui l’avait parcourue quand elle avait suggéré de l’encastrer dans le mur s’il refusait son petit tête à tête ? Ça lui semblait étrange mais Parker avait lui aussi semblé remarquer ces pulsions lors de leur rencontre. Peut être que l’Autre d’Alistair était lui aussi capable de les déceler ? Ça ne le rendrait que plus intéressant.

____________________

Elle avait attendu dans le couloir le temps qu’il cherche ce dont il avait besoin et ils étaient rapidement sortis à l’extérieur de la tour, sur l’un des balcons.

Elle l’observa prendre une cigarette en bouche, restant silencieuse. « Laisse-moi deviner… tu veux qu’on compare nos scores ? » Elle le regarda allumer sa clope avec attention et lui lança un regard se voulant attendrissant pendant un long moment. Alistair finit par soupirer, comprenant ce qu’elle voulait et lui tendit une cigarette. Elle le remercia d’un sourire et la glissa en bouche avant de prendre délicatement le briquet des mains du brun pour l’allumer. Elle le lui rendit en soufflant un petit « Merci. » Et tira une longue latte dessus, fermant les yeux en savourant de sentir la fumée descendre jusqu’à ses poumons.
Elle n’avait jamais été une grande fumeuse et s’était toujours contentée de quelques clopes en soirées mais depuis qu’elle avait Venom elle était devenue un peu plus accroc à cette saloperie. Comme si le fait d’avoir quelque chose de néfaste en elle -elle ne le pensait pas, mais Venom l’était, c’était un fait- la forçait à ingurgiter des choses néfastes.

Elle reprit finalement la parole après avoir recraché la fumée vers le ciel en balançant sa tête en arrière. « Comparer nos scores ? » Elle prit une expression perplexe. « Y a rien à comparer, on joue pas du tout dans la même catégorie mon beau. » Elle lâcha un petit rire amusé. Elle ne se moquait pas du tout de lui, loin de là. Il le prendrait peut être comme ça mais c’était clairement elle qu’elle rabaissait. Ce qu’Alistair avait fait, elle rêvait de pouvoir l’accomplir. Tout ce qu’elle avait fait c’était de tuer Damien -par accident en plus- et tuer quelques personnes de-ci de-là quand elle avait commencé à laisser Venom prendre le dessus.
Alistair… Ouais, il était vraiment bien au dessus d’elle.

Elle tira une nouvelle latte sur sa cigarette, toisant elle aussi d’un air mauvais le type qui passa non loin et reporta son attention sur le brun. « Tout ce que je veux. » Elle se recula d’un pas pour appuyer son bassin contre la rambarde du balcon, gardant son regard posé sur son vis à vis. « C’est te comprendre. Savoir ce que t’as... » Elle se redressa légèrement pour appuyer son index sur le torse du brun. « . » Il était comme elle, c’était ce que Venom lui avait dit. Et elle voulait savoir comment il fonctionnait, comment son Autre fonctionnait et comment ils fonctionnaient tous les deux, ensemble.
Elle se recula pour se rappuyer contre la rambarde. « Je veux savoir comment vous fonctionnez. Comment vous vivez ensemble. Parce que tu vois… » Elle leva légèrement sa main gauche et laissa Venom ressortir assez pour la faire changer de forme. Sa peau se teinta en noir et ses os craquèrent pendant quelques instants le temps qu’elle change d’apparence avant que des griffes ne sortent au bout de ses doigts. Elle la fit légèrement bouger, remuant lentement ses doigts sans lâcher Alistair du regard, un sourire amusé réapparaissant sur son visage. « Comme je l’ai dit pendant le briefing, moi aussi j’ai quelqu’un. Et je veux savoir comment ça marche chez toi. »

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MessageSujet: Re: Alina + Violent Delights   Mer 15 Mar - 18:26
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Le regard de la demoiselle ne passa pas inaperçu… et je parvins à le traduire assez facilement. Elle veut cloper. Je laisse échapper un soupir nasal alors que ma clope est toujours coincée entre mes lèvres ; lui présentant le paquet pour qu’elle s’y serve comme une grande. De la même façon, je lui laissai le soin de l’allumer. Appuyé contre rambarde, je jetai un coup d’œil vers l’horizon, puis un peu plus bas. Je ne réagi pas à son remerciement, bien que je l’eus parfaitement accepté. Je me contentais de tirer sur ma clope, gonflant mes poumons d’air toxique et forçant mes muscles à se détendre, ceux des bras et du trapèze qui plus est. « Comparer nos scores ? Y a rien à comparer, on joue pas du tout dans la même catégorie mon beau. » Un rire. Ma tête ne bouge pas, seuls mes yeux le font et s’accrochent à son minois. Bien sûr que j’étais perplexe, je savais pas du tout ce qu’elle voulait avancer, là. Et en soi j’étais pas particulièrement fier… enfin, on. Arrête, c’était un putain de festin ! Nope, j’en avais encore entre les dents après tes conneries. Iblis rit. C’était que du cartilage ! Alors t’aurais pu me laisser de meilleurs morceaux… ou tout garder pour toi. J’étais pas fier mais je l’avais accepté, j’allais pas en chialer, même s’il fut un temps où j’aurais été prêt à me foutre en l’air pour arrêter d’agir comme ça… comme un monstre. « Hm. C’est à dire ? » Oui, je préférais demander les précisions malgré tout. Et là c’était un bon moyen pour comparer lesdits scores… qu’elle le veuille ou non, elle allait devoir y passer malgré tout.

Le parasite balayé de notre champ de vision, elle en vient au fait. Mon visage s’incline un peu plus vers elle quand je la sens bouger. Je suis à présent de biais et accueille le geste (déjà pressenti) de la jeune femme sans broncher. J’étais plutôt attentif à ce qu’elle était en train de me raconter, même si le contact physique n’avait pas été prit à la légère non plus.
Me comprendre ? Savoir comment on fonctionne ? C’est des questions qu’on a essayé de me poser du temps où j’étais encore enfermé dans une cellule du SHIELD. Tout ce que j’aime, en fait. C’est Venom, c’est pas tonton Rupert qui veut te défroquer dans ta cellule… Rupert ? Dis pas l'contraire, ça sent la bite à dix kilomètres avec un nom pareil. Bon, au moins, on était d’accord sur ce point : c’était pas le même cas de figure. J’étais en face de quelqu’un qui avait plus de légitimité à entendre ce que j’avais à dire… ou de poser ces questions-là, tout simplement.

Sa main se lève un peu - des craquements, une matière organique filandreuse reformant cette dernière avant de prendre une teinte charbonneuse… mes yeux sont rivés sur ce qu’elle me montre là, non moins sans me dire que j’étais face à quelque chose d’extraordinaire. Ma tête s’était penchée très légèrement, juste avant que mes yeux clairs vrillent à nouveau vers son visage. Je ne pus m’empêcher de me dire qu’ils avaient quelque chose d’à la fois curieux et plaisant… et de fait, foncièrement différent de nous.

Je me gardais de faire mes remarques mielleuses, je n’étais pas comme ça. Seul l’éclat dans mon regard serait susceptible de me trahir. J’expire doucement. « Écoute… pour commencer, on est pas capable de faire un truc pareil. » Bien sûr qu’on peut, quand tu fais pas ta fine bouche… « ’fin, pas encore. » La forme hybride. C’est encore tendu pour arriver à ce stade et s’y maintenir, quoi qu’il en dise. L’osmose avait certaines limites… pour le moment. « J’sais pas comment ça s’est passé pour toi, si tu l’as depuis toujours ou pas… », commençai-je, mon attention se baladant çà et là, « Mais au départ j’me souvenais de rien. À chaque fois que j’passais d’une forme à l’autre, c’était le black-out. » Je semble phaser, les yeux dans le lointain. « Difficile d’avoir une relation viable avec l’autre, du coup. » Je soupirai, me débarrassant de quelques cendres qui stagnaient au bout du petit cylindre. « Mais aujourd’hui c’est différent, on communique. » Dis-lui qu’elle en a une jolie paire. Je me mets à pouffer, sans aucune raison apparente. Une personne lambda aurait pu me croire complètement barré. Quoi, pourquoi tu ris ? J’ai tord p’t’être ? Non, bien sûr que non. C’était toujours le premier à relever ce genre de détails de toute façon…

Je reprends le fil de la conversation après avoir fait faner un peu mon sourire. J’étais plus vraiment habitué, d’où cette sensation étrange une fois passé. « Comment ça marche ? On s’vénère et puis… voilà. » J’peux très bien reprendre mon poil si j’veux. Tout seul. Désolé Chewbacca mais tu lui feras une démo plus tard. « Bon, en général, mais c’est pas systématique. » J’avais reporté mon attention sur sa main, leur main, dont le prolongement formait toujours des griffes sombres. À me demander quelle sensation ça procurait de se faire lacérer par des rasoirs pareil au bout des doigts. Vraiment pas mal. Tu vois, j’te l’avais dit. (Rien à voir.)

L’instant d’après, je lève le nez vers le ciel en fronçant un peu les sourcils, clope au bec. J’eus l’air pensif… mais fut comme touché par la grâce. J’en avais pas encore retiré ma clope des lèvres que je lui avouai. « Il s’appelle Iblis, » Une taffe, (sans doute l’une des dernières), je la garde entre mes doigts alors que mon visage s’incline à nouveau dans sa direction. Mes bras s’entremêlent contre mon torse un moment, m’appuyant contre la rambarde en dosant mes forces. J’ai l’air toujours aussi blasé dans ma façon d’être, et mes mots en valent le détour. « Meilleurs vœux, tout ça. » Pourtant, j’avais envie de l’entendre elle aussi… pas besoin d’en dire plus d’ailleurs, un regard entendu avait suffi.  
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MessageSujet: Re: Alina + Violent Delights   Mer 15 Mar - 23:01
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Elle gardait un regard intrigué posé sur Alistair, attendant de voir ce qu’il allait lui répondre, s’il comptait le faire.
Elle avait noté la façon dont il avait observé sa main quand elle avait laissé Venom prendre le dessus et avait arqué un sourcil, l’invitant à prendre la parole.

« Écoute… pour commencer, on est pas capable de faire un truc pareil. » Elle pencha la tête sur le côté avec une légère moue déçue. Oh, alors ils n’étaient pas aussi proches qu’elle le pensait hein ? « ’fin, pas encore. » Sa moue s’effaça presque instantanément pour se changer en un sourire. Ça c’était déjà mieux comme nouvelle. Mais qu’est ce qu’il entendait par pas encore ? Est ce qu’il l’avait déjà fait mais n’était pas capable de le maintenir ? Ou alors il ne l’avait jamais fait mais savait qu’il en était capable ?
C’était… Etrange. Parce qu’il lui avait semblé qu’Alistair s’entendait bien avec son Autre. Peut être que ce n’était qu’une question d’habitude ou d’entraînement. "On pourra l’aider ?" Elle réprima un nouveau rire et secoua simplement la tête. C’était une idée ouais. Après tout, elle était très certainement la mieux placer pour aider Alistair avec son don. Elle était la seule à sa connaissance à avoir des capacités aussi proches des siennes. Il y avait bien Osborn, Venom avait sentit qu’il avait lui aussi quelque chose mais il lui semblait bien trop instable pour une telle tâche. Et puis vu son taff, il devait avoir plein d’autre choses à faire.

« J’sais pas comment ça s’est passé pour toi, si tu l’as depuis toujours ou pas… » Ah ça… Il lui arrivait de se poser elle même la question quand elle voyait à quel point elle était proche de Venom. C’était comme s’il avait toujours été là. « Mais au départ j’me souvenais de rien. À chaque fois que j’passais d’une forme à l’autre, c’était le black-out. Difficile d’avoir une relation viable avec l’autre, du coup. » Effectivement, ça pouvait être compliqué. Elle était toujours consciente quand elle laissait Venom prendre le contrôle mais ne pouvait qu’observer ce qu’il faisait avec son corps. C’était sûr, s’il était inconscient à chaque fois ça pouvait poser problème. « Mais aujourd’hui c’est différent, on communique. » Il se mit à pouffer, provoquant un froncement de sourcil chez la jeune femme. "Il se moque de toiii." Elle ignora Venom et préféra tirer sur sa cigarette. Elle se retourna pour s’appuyer avec ses avants bras sur la rambarde du balcon, laissant son regard se perdre sur la ville et tapota sa clope pour en faire tomber la cendre dans le vide.

« Comment ça marche ? On s’vénère et puis… voilà. » Elle reposa son regard sur le brun, restant dans sa position et arqua un sourcil. « Bon, en général, mais c’est pas systématique. » Elle le vit observer sa main et gloussa faiblement en réalisant qu’elle n’avait même pas remarqué qu’elle était toujours déformée avant de l’agiter lentement pour qu’elle reprenne son apparence normale.

« Il s’appelle Iblis, » Elle hocha faiblement la tête, se notant intérieurement le nom pour ne pas l’oublier et suivit Alistair du regard quand il vint lui aussi s’appuyer sur la rambarde.« Meilleurs vœux, tout ça. » Elle lâcha un petit rire et inclina la tête à l’attention d’Alistair tout en soufflant un. « Enchantée Iblis. » Avec un sourire.
Venom grogna ensuite un. "Ibliiiiiiiiis." D’une voix amusée et elle rit à nouveau avant d’ajouter. « Venom aussi est enchanté. » Elle avait encore du mal à croire qu’il puisse être aussi amical avec quelqu’un. Elle allait devoir avoir une petite discussion avec lui pour comprendre pourquoi il était comme ça.

« C’est étrange quand même. » Elle se retourna pour avoir à nouveau le dos contre la rambarde et s’appuyer dessus avec ses coudes tout en reprenant le regard intrigué qu’elle avait pu avoir plus tôt. « Parce que tu sembles pas aussi... » Elle balança sa tête en arrière en cherchant ses mots. « Enfin vous avez pas l’air… Aussi proches que Venom et moi. Et pourtant, comme je te l’ai dit, on joue pas du tout dans la même catégorie. Je veux dire… Ce que vous avez fait dans le Queens ? » Elle lui fit une moue impressionnée, les yeux brillants d’admiration. « Woaw ! Je rêve de pouvoir en faire autant ! » "Ça viendra." Elle remercia intérieurement Venom pour son commentaire.
Ouais, ça viendrait et elle espérait le plus tôt possible.

Elle tira une dernière latte sur sa cigarette et la projeta au loin d’une pichenette. « Et pour répondre à ce que t’as dit, non je ne l’ai pas depuis toujours. Ça va faire quatre mois que je l’ai récupéré. Et c’est pour ça que ça me surprend d’autant plus que vous soyez pas plus proches Iblis et toi. Imagine ce que vous pourriez faire si vous étiez aussi complices que nous. Les massacres que t’as fait ? Ce serait rien à côté. » C’était maintenant qu’elle allait vraiment connaître sa mentalité. Il ne semblait pas particulièrement dégoûté parce qu’il avait pu faire mais ne semblait pas en être fier non plus.
Elle allait bien voir.

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Dernière édition par Léna Delacroix le Dim 19 Mar - 17:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Alina + Violent Delights   Dim 19 Mar - 14:49
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Les expressions qu’elle revêtit ne furent pas ignorées malgré la densité de mon discours. (Ouais, parce qu’à m’entendre moi-même c’était foutrement lourd verbalement parlant.) Si je n’avais jamais été un très grand parleur de manière générale, je l’étais devenu encore moins depuis le jour où on m’avait changé. HYDRA, je savais que c’était eux, sans pour autant parvenir à remonter à la source pour la détruire. C’est bien connu, coupez-en une et une autre repousse à la place. À défaut d’avoir des têtes à arracher, j’étais en train d’essayer d’accepter ma condition. Le plus gros du travail était sans doute fait à l’heure actuelle, et les Thunderbolts était une autre ligne directrice que je m’étais décidé - par dépit - à emprunter. Est-ce que Venom allait simplement m’aider à y voir plus clair, à répondre à sa propre question en m’aidant à me comprendre moi-même ?

Je ne peux avoir aucune certitude à son sujet, mais j’ai une impression, une sensation - certainement liées à notre instinct - qui m’intiment de rester. D’essayer.
Je ne réprime pas un nouveau sourire lorsque l’un comme l’autre s’estiment enchantés de nous rencontrer. Je la crois, elle et son hôte ; et ce sans m’être reposé sur la régularité de son rythme cardiaque. J’avais tendance à essayer de déceler le mensonge par ce biais, chose qui s’avérait être plus naturelle - et donc inconsciente - aujourd’hui. Mais mon constat n’avait semble t-il rien à voir avec ce détail.

J’étais étonné qu’Iblis soit aussi courtois avec quelqu’un. Presque aussi étonné qu’il n’avait pas réagi avec démesure à certaines approches qu’il (qu’on) aurait très bien pu considérer comme des actes intrusifs. En soi, la plupart des contacts étaient perçus de cette façon-là. Peut-être parce que je n’avais plus aucune confiance en l’autre, tout simplement. Cet autre qui vous promets de vous aider en vous enfermant entre quatre murs… et en vous parlant derrière une paroi limpide - mais blindée.  Quelle différence y avait-il entre ceux qui avaient créée no.6 et ceux qui tentaient vainement de le comprendre ?

Peut-être que Delacroix me voyait autrement. Peut-être que pour elle, j’étais autre chose qu’une bête de foire ultraviolente.

J’étais en train d’écraser ma clope lorsqu’elle s’était remise à parler, là, avec son léger accent français sous-jacent. (Un héritage qui s’était tari — contrairement au mien qui était toujours à couper au couteau.) Je continuai d’oeuvrer, mon regard n’épousant pas les traits de son visage pour les premières notes de son discours. Le reste en revanche me laissa assez perplexe. Peut-être parce qu’elle avait déjà sous-entendu ça sans répondre clairement à la question qui y était liée… et que le fait d’entendre clairement son avis, son ressenti me rendait, disons… étrange ?

Car s’il y a bien une réaction que je n’avais pas encore accueillie sur nos « exploits » à graduer au niveau « monstrueux », c’était bien celle-là. Mon regard était allé chercher le sien à l’instant où j’avais cru sentir un épanchement émotionnel. Elle semblait vraiment impressionnée, presque fascinée. Est-ce que nous étions un modèle ? Quelque chose qu’elle souhaitait atteindre elle-même ? À la voir, j’avais déjà ma réponse, et c’était un grand oui. Sa façon d’être, pourtant, sut piétiner la potentielle gravité de ses propos. J’étais pas choqué pour autant, ma blase ne m’avait pas quitté. Seulement… j’avais pas été particulièrement prêt à ça, d’autant que ça ne m’était jamais arrivé jusque là.

« Ptet’ parce que c’est un chieur né. Ou qu’on est deux à l’être… » Deux caractères forts dans un même corps, entendez-le bien, c’est pas facile à gérer tous les jours. Peut-être que Léna avait eu plus de chance… parce qu’elle n’avait peut-être pas cette veine dominatrice avec elle dès les premiers jours (ce qui n’était pas mon cas).
J’entends Iblis qui glousse, — même si ça n’a rien à voir avec celui qu’un gosse pourrait faire pris la main dans le sac. Elle insiste à nouveau sur le fait que la proximité avec mon Autre pouvait marquer la nuance. Que je l’étais moins qu’eux deux. Était-ce un mal ? J’crois pas, sauf peut-être pour mon propre confort. Était-ce seulement ça que je recherchais ? « Quatre mois ? » Un peu que j’étais surpris. J’aurais juré qu’il s’était écoulé plus de temps, ne serait-ce que pour la crédibilité de la chose. Leur osmose avait quelque chose d’assez extraordinaire pour le coup. J’hausse les épaules et lève le nez vers le ciel, croisant les bras à nouveau contre mon torse. « Remarque, ça fait un peu moins d’un an qu’on s’connaît. » Je nous mettais presque sur un pied d’égalité. Peut-être parce que je ne souhaitais pas être mis sur le podium, loin devant elle. Parce que je n’acceptais pas forcément cette place-là qu’elle m’attribuait - avec ses mots bons et ses grands yeux verts. Pas pour l’instant du moins.
J’étais justement en train de me trouver des excuses, et il ne m’avait pas fallu beaucoup de temps pour en trouver. « On est un poids lourd, aussi. » La taille, bien sûr… remarquez, la forme hybride offrait à elle seule presque autant d’avantages, la vitesse et mobilité supplémentaires. Mais on ne pouvait pas nier pouvoir faire plus de dégâts quand on mesurait plus de quatre mètres de hauteur. « C’est sûr que si tu veux privatiser une plage de Floride, le tank c’est la bonne solution… » et le tank, c’était nous. Mais je doutais que ce soit une des préoccupations premières de Léna, mes mots ne faisaient office que d’exemple donné sur un ton faussement plaisantin. Plus bas, j’avais ajouté, l’œil absent. « …mais c’est pas ça qu’tu cherches. » Ce n’était qu’un constat et n’avais pas la réponse exacte derrière pour autant. J’étais pas contre le fait de savoir, sauf peut-être si ça partait dans des conversations hautement philosophiques. C’était le truc qui me barbait vite… très vite.

Elle était en train de terminer sa clope et je renonçai presque à l’option d’en griller une autre, me rappelant qu’elle avait proposé un café. Une idée qui en rallia une autre, ou du moins, une conséquence inévitable : s’enfermer à nouveau entre quatre murs. J’veux pas rester dix plombes là-dedans, cracha Iblis sans délicatesse aucune. Mes yeux étaient justement en train de se balader sur les parois qui nous séparaient encore de cette foutue boîte de ciment et plexiglas. Aucune envie d’y retourner, et j’étais bien d’accord avec les volontés de cet Autre, le Frère Loup, car je ressentais exactement la même appréhension.
Pour autant, je me défilai pas, quant bien même mon regard s’était terni. « Si t’es pas encore trop déçue, on peut aller s’le boire ce café. » (Même si j’allais prendre autre chose.) Mon esprit s’égare l’espace de quelques instants, m’incitant alors à balancer ces quelques paroles. « Je sais pas c’que t’as fait d’illégal, qui t’as tué, si t’as été forcée ou non à te recenser… » j’étais en train de prendre de la distance par rapport à la rambarde, décroisant mes bras. « Mais c’que je sais, c’est que t’auras l’occasion d’en buter, et bien comme il faut. » Hey, nous aussi !, râla t-il presque. Je ne sais pas trop pourquoi mes traits se défroissent dans un rictus étrange, qui serait aisément considéré comme les prémices d’un sourire. J’alignai mes prunelles fuyantes dans son axe. « C’est pas ça l’deal après tout ? On nous sort de taule pour se farcir du criminel qui l’était pas y a quelques mois ? » C’était plus ou moins comme ça que je voyais les choses. « Si on doit goûter à cette liberté-là, on en est. » Et ajoutai, bel et bien encourageant - tant par mes mots ou par cette malice qui électrisait mon regard. « Chef. »

Et il fut piqué par l’expression de ce seul mot.  
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MessageSujet: Re: Alina + Violent Delights   Dim 19 Mar - 17:57
Violent Delights
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Non, effectivement elle ne cherchait pas un tank. C’était autre chose qu’elle voulait, même si elle ne savait pas encore vraiment ce qu’elle cherchait.
Elle voulait avoir quelqu’un comme elle à ses côtés mais pas seulement. Ce n’était pas non plus un partenaire c’était… Autre chose. Et elle espérait qu’elle ne tarderait pas à le trouver.

« Si t’es pas encore trop déçue, on peut aller s’le boire ce café. » Elle prit un air presque offusqué et répondit d’un. « Pourquoi je serai déçue ? » Sur un ton amusé. Elle quitta finalement la rambarde pour se redresser, restant proche d’Alistair. « Je sais pas c’que t’as fait d’illégal, qui t’as tué, si t’as été forcée ou non à te recenser… Mais c’que je sais, c’est que t’auras l’occasion d’en buter, et bien comme il faut. » Elle sourit faiblement face à ce qu’elle devinait être un sourire du brun avant de hocher la tête. Oh oui, elle le savait ça. Elle savait qu’elle aurait plein de cibles à abattre mais ce n’était pas vraiment ça qui l’intéressait. Ce qui l’intéressait c’était. "Parkeeeeer." C’était lui sa cible et c’était pour ça qu’elle avait rejoint les Thunderbolts avant tout. Pour être assurée de pouvoir le surveiller de loin sans risquer d’être arrêtée à cause de ses actions. C’était Parker sa cible. C’était la seule chose qui lui importait. Mais si elle pouvait aider Alistair et Iblis à mieux s’entendre et faire en sorte qu’ils l’aident à avoir Peter, ce ne serait que du bonus.

« C’est pas ça l’deal après tout ? On nous sort de taule pour se farcir du criminel qui l’était pas y a quelques mois ? » Elle manqua de sursauter en entendant la voix d’Alistair la ramener sur terre. Elle hocha faiblement la tête. « C’est plutôt bien résumé ouais. » On pouvait difficilement faire plus concis.
« Si on doit goûter à cette liberté-là, on en est. » Un sourire radieux réapparu sur le visage de la brune et elle se retint de sauter au cou d’Alistair tant elle était heureuse d’entendre ça. Il ne lui avait pas semblé particulièrement emballé par leurs objectifs pendant la réunion alors l’entendre dire ça comme ça ? On pouvait difficilement la rendre plus heureuse. « Chef. » Elle se raidit légèrement, plus que surprise par le terme qu’il venait d’employer mais la voix de Venom, qui souffla un. "Je l’aime de plus en plus lui." La ramena à la réalité. Elle s’ébroua légèrement, reprenant un peu consistance. Ouais, elle aussi elle l’aimait de plus en plus.  

Elle se dirigea vers la porte vitrée, frôlant Alistair au passage et lui murmura un. « J’aime beaucoup ça. Chef. » En accentuant volontairement le dernier mot et avec un sourire mutin. « Mais appelles moi Léna. S’il te plaît. » Elle continua de marcher tranquillement, les mains enfoncées dans les poches tout en fredonnant un air de musique pendant que Venom ricanait doucement, probablement pour se moquer d’elle et de ce qu’elle venait de dire.
Elle ouvrit la porte donnant sur la tour, la bloquant le temps qu’Alistair ne la rejoigne et ils arrivèrent rapidement dans le réfectoire réservé aux Thunderbolts.

Elle se servit rapidement un café à l’une des cafetières trônant dans un coin de la pièce et s’installa à l’une des tables à l’écart -pour ne pas risquer d’être dérangé par leurs collègues- en attendant que le brun ne vienne s’asseoir avec elle. Elle l’observa pendant un long moment, gardant le silence mais reprit finalement la parole. « Y a un autre truc que j’aimerai bien savoir. » Elle balança sa tête en arrière, faisant mine de réfléchir. « Pourquoi t’es là ? » Elle reporta son attention sur son vis à vis et croisa ses bras sur la table avant de se pencher légèrement en avant, plongeant un regard intrigué dans le sien. « Je veux dire, avec les Thunderbolts. Parce que t’as pas l’air d’être un type… » Elle roula des yeux le temps de chercher le terme le plus adapté. « Mauvais en soi. Et si on exclue tes massacres t’es plutôt un type sans histoire non ? En dehors de ta collocation avec Iblis j’entends. Du coup, j’aimerai beaucoup savoir pourquoi quelqu’un comme toi a eu l’idée de rejoindre cette équipe de psychopathes. » Oui, psychopathes, c’était le terme. Il suffisait de la regarder elle où l’autre fêlé, Grimes pour bien s’en rendre compte. Et elle ne parlait même pas des membres des autres équipes. Un vrai ramassis de demeurés.

Elle but une gorgée de café, sans quitter Alistair des yeux puis joignit ses mains pour appuyer son menton dessus. « J’avoue que ça m’intrigue. » S’il lui répondait que c’était simplement pour cette histoire de recensement et de grâce accordée, elle serait grandement déçue mais elle était sûre qu’il avait d’autres raisons d’être venu ici. Et elle espérait vraiment qu’elles seraient intéressantes.

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MessageSujet: Re: Alina + Violent Delights   Dim 19 Mar - 21:54
Violent Delights
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« Pourquoi je serais déçue ? » Auquel j’avais répondu par un sourire mutin. Il y allait bien y avoir quelque chose qui allait la décevoir, c’est évident. Je la préparais simplement à l’inévitable.
Moi comme Iblis notons le fait qu’elle ne se soit pas vraiment mouillée par rapport à mes propos. Disons que je ne lui en avais pas tant laissé le temps, mais une chose est certaine : j’avais envie de savoir. Ce serait qu’une question de temps, sans doute. Son visage s’illumina à mes derniers mots - ou plutôt mon. Celui qui m’avait refilé la gerbe sitôt après l’avoir prononcé. Qu’elle apprécie cette appellation ne me surprit pas en soi. (Je ne cherche pas à bouger et me frôle - je fais mine de rien, la suit simplement des yeux.) Je n’avais rien exprimé pendant la réunion parce que je ne suis pas du genre à m’étaler, mes ressentis encore moins. Pour autant elle devrait se sentir privilégiée plutôt que de se noyer sous la surprise.
À l’armée j’avais eu l’habitude de nommer les gens par leur nom, j’aurais pu en faire autant avec elle. Mais maintenant j’étais fixé. J’hausse les épaules, filant jusqu’à la voie qu’elle venait de dégager. « Tant mieux, ça m’arrange. » Autant être honnête, ça m’aurait gavé d’avoir à rappeler son rang (et surtout le mien en fait) non stop.

On retourne donc en intérieur et inconsciemment, je redeviens un peu plus nerveux. Ça paraît imperceptible à l’œil ou aux sens, pourtant je suis bel et bien sous pression. À nouveau.
Et ça passe aussi par le fait qu’il y ait de la circulation. De la masse vivante, humaine pour la plupart, qui grouillait çà et là. C’est comme si je leur en voulais, à tous. Ouais même à l’autre là, qui avait une chemise blanc cassé et qui sentait l’après-rasage. Pendant un moment j’avais cru qu’il s’était trompé de bâtiment celui-là, avec une tronche pareille… il serait venu avec une flûte à bec pour en jouer que ça m’aurait même pas étonné.

Au final nous arrivons dans la cafétéria (qui n’est pas tout à fait vide, évidemment) et je profite qu’elle se serve un café pour aller chercher ce autre chose dont j’avais fait mention tout à l’heure. C’était le plan B et rien d’autre, j’allais rien déguster pour autant… parce que oui, c’est une bête canette de soda que je m’étais pris au distributeur, rien de plus. Lorsque j’avais entrepris de remonter jusqu’à Léna, j’avais eu une sale impression. Mon ultra-vigilance nourrie d’une paranoïa certaine me tueront un jour. Qu’est-ce qu’il a ce con ? La même pensée s’était chevauchée sur la sienne lorsque j’avais croisé le regard d’une tierce personne. Quelqu’un qui ne m’inspirait pas. La seule réponse que nous avions était une agressivité sous-jacente. Je l’avais vu, savait que je ne l’avais pas loupé, j’allais revenir sagement me foutre à cette table où Venom s’était installé.

C’est ça. Reste calme, concentre-toi.

Mes mâchoires sont un peu crispées et je laisse échapper un soupir nasal alors que je m’installe face à elle. Je bus deux gorgées de ma boisson avant de laisser reposer la canette sur la table. La façon dont elle claqua témoignerait presque de ma nervosité. Elle se décide pourtant à crever ce silence que j’avais aussi entretenu du fait de mes divagations… ou de la manifestation discrète de certaines névroses.
De fait, Iblis est en train de gronder certaines choses sur lesquelles je ne préfère pas me reposer. Je focus sur le visage de la petite brune et me repose sur ses propos. Des propos qui me font froncer légèrement les sourcils.

Assez vite, je lui renvoie. « Et toi, t’étais pas une nana sans histoires avant d’accueillir Venom ? » Au moins aussi adorable, les griffes en moins ? Sérieusement, le contraire m’étonnerait. Enfin peu importe : elle était en train d’avancer le fait que j’avais moyen de faire tache dans le décor. C’était pas dit comme ça, mais c’était un peu ça l’idée. Mais j’avais tendance à croire que c’était son avis à elle et pas celui d’une majorité. Vous auriez dû voir la tronche de certains types du SHIELD quand ils ont apprit que j’allais être libéré « grâce » à Osborn et ses Thunderbolts… « Va dire ça aux autres, » avais-je donc soufflé pour moi-même, les prémices d’un sourire coincé au creux de mes lèvres. Que ce soit le SHIELD ou la majorité des civils qui étaient un tant soit peu renseignés — faut dire que les médias n’avaient pas chômé sur le sujet. (J’imagine ces trois idiots qui m’avaient refilé plus de haine que la fierté de porter leur patronyme. Je l’ai déjà fait quand nous étions enfermés et je savoure le fantasme de leur jugement sur ma personne.) Tu n'as pas l'air d'être un mauvais type en soi. « Tu dis ça parce que j'ai pas encore essayé de t'arracher la tête ? » Sans doute était-elle habitué à des gens qui étaient plus démonstratifs… à moins qu'elle ne se fie à son instinct ? J'en savais rien.

Le terme psychopathe m’avait tout de même fait tiquer. Aujourd’hui, on avait souvent droit à cette étiquette. Je pense pas en être un, ce qui ne remettait pas pour autant en question ma présence ici. Je pense pas non plus que tous les criminels ici le soient. Et elle ? J’en sais rien, peut-être bien que oui. C’était pas mon job de déterminer ce genre de trucs — et j’étais pas là pour dresser un portrait psychologique de chaque morceau de viande ‘pensant’ ici bas. Nouvelle gorgée. « À la base j’voulais me barrer de cette prison. Ni plus ni moins. » Autant être franc. La liberté était quelque chose qui nous revenait de droit. On en avait eu assez d’être enfermés. Encore. Une torture, une mort lente. Peut-être qu’elle était pas au courant, mais j’avais passé mes trois derniers mois dans une boîte.

Dis-lui. Lui qui autorisait à dire ce genre de choses… surprenant. J’avais inspiré longuement avant de poursuivre sur une confidence… qui l’aiderait certainement à y voir un peu plus clair. « Quand Iblis est né, on était enfermés depuis des semaines… des mois. » Pas besoin de faire un dessin, j’avais été présent aussi - sinon, nous n’aurions jamais été ainsi liés. Iblis n’était pas né de rien. D’ailleurs, son origine réelle restait un véritable mystère à mes yeux (mais j’avais appris à taire cette question, qui semblait le perturber autant que moi).
Mon expression est grave, l’air autour de moi semble s’alourdir. « Une putain de cage… plus jamais j’y retournerai. » Être enfermé, c'était mourir. JA-mais… ja-mAIIS… jAAA-mAAAIIiiis… fait l’écho de sa voix dans mon crâne, amplifiant ma nervosité. C’est sans compter ce regard que je sens dans mon dos depuis bientôt trois bonnes minutes - ces trois mêmes minutes où j'avais réussi à garder un semblant de calme.

Pourtant je coupe net mon discours, mes yeux clairs toujours braqués sur Delacroix. « Le genre de type que j’boufferai volontiers. » (Je n’ai pas besoin de me retourner pour lui montrer le type en question.) Je sais très bien ce qu’il se passe et elle aussi, c’est évident. Reste à voir si elle va être aussi zen que moi - Iblis et moi parions déjà, et je pense qu’elle ira le trouver.

Pour le coup, y avait pas les barreaux mais l’ambiance prison y était. Mis à part ceux que j’avais croisé durant la réunion - de mon équipe, en gros ; je n’avais encore jamais appréhendé le reste de ces « collègues psychopathes ». Fallait le temps de se sentir un peu, comme dirait certains. (Non, pas comme ça.) Sauf qu’il y avait certains comportements qui me foutaient pas forcément de bonne humeur. Dans un nouvel environnement, clos qui plus est, la chose s'amplifiait d'elle-même. (J'avais abandonné l'idée d'expliquer le fond de ma pensée quant à ma présence ici. Je suis pas certain de le vouloir, de toute façon.)

J’avais alors pris plusieurs gorgées de mon soda, coi. Je fulminais.

Pour ce que le grand public considèrerait comme un rien.

Iblis continuait sa cacophonie monstrueuse et ma patience se fissura à l’instant précis où j’entendis le mec de derrière faire claquer sa langue une fois contre son palais.

Je me levai brusquement, ma chaise manquant de tomber dans mon premier mouvement. J’avais pivoté sitôt après, filant rapidement dans la direction de ma cible. Je retombe de la première table après l’avoir brièvement chevauchée - il vient de se lever. La seconde, la sienne, est traversée de la même manière - à la différence que je lui retombe dessus lors de ma chute. Ma main s’agrippe à son visage, le ramenant au sol sans difficulté aucune. L’arrière de sa tête s’est fracassée, vomissant déjà viscères et sang.
D’une pression, les os de son crâne se fissurent, déformant ses traits et ses râles. (Il alimente la machine, c’est à nous de gronder.) Énervé, nous le sommes, et je lui empoigne le cou en maintenant son corps d’un genou contre son torse pour lui décrocher la tête.
Je me suis levé la seconde qui suit, balançant ce que j’avais récupéré avec force contre le sol.

Pas de bonne humeur, non.
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MessageSujet: Re: Alina + Violent Delights   Lun 20 Mar - 17:07
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« Et toi, t’étais pas une nana sans histoires avant d’accueillir Venom ? » Elle esquissa un sourire mauvais et souffla un. « Touchée. » En français avant de de se reculer sur sa chaise et de croiser les bras avant de poser un regard mauvais sur son vis à vis. Elle détestait entendre ça. Elle détestait se remémorer l’ancienne elle. Elle s’était toujours trouvée faible avant que Venom n’entre dans sa vie. Il l’avait aidé à relever la tête, à s’endurcir. Non vraiment elle ne voulait pas reparler ou repenser à cette période.

Et alors quoi, il était vexé parce qu’elle lui avait dit ? Il avait mal interprété le fait qu’elle ait dit qu’il ne lui semblait pas mauvais ? Elle aurait peut être du employer d’autres termes. « Tu dis ça parce que j'ai pas encore essayé de t'arracher la tête ? » Ouais, elle aurait vraiment du mieux choisir ses mots.
« À la base j’voulais me barrer de cette prison. Ni plus ni moins. » Elle pencha la tête sur le côté, prenant un ait un peu dépité. Elle devait bien l’admettre, elle était un peu déçue. « Quand Iblis est né, on était enfermés depuis des semaines… des mois. » Son regard se fit plus soucieux. Ok, elle comprenait déjà mieux. Effectivement, s’il avait passé autant de temps enfermé c’était normal qu’il n’ait souhaité que sortir. « Une putain de cage… plus jamais j’y retournerai. » Elle se recula un peu plus, méfiante. Ok, elle le notait pour plus tard, ne plus évoquer ce sujet avec Alistair.

« Le genre de type que j’boufferai volontiers. » Elle fronça les sourcils. "Y en a un qui va crever." Elle quitta Alistair des yeux pour les relever et posa son regard sur le type dans son dos qui était en train de les observer. De quoi est ce que Venom parlait ? Pourquoi est ce qu’il avait dit ça ? Elle avait toujours ressenti les pulsions des autres mais là elle ne captait rien.

C'était le calme plat.  

Alistair se releva brusquement sous un petit rire de Venom et Léna le regarda se jeter sur le type dans son dos. Il le plaqua violemment au sol, sa tête émettant un craquement sonore qui fit sourire légèrement la jeune femme. Elle devait bien l’admettre, elle était impressionnée. Elle se releva tranquillement après avoir terminé son café d’une traite et se rapprocha tranquillement du brun alors qu’il arrachait la tête de sa victime. Elle le regarda silencieusement la jeter au sol et pouffa discrètement. Elle vint se placer aux côtés de son coéquipier et prit la parole d’une voix forte pour calmer tout le monde. « Ok ça suffit ! On se disperse, y a rien à voir ! » L’un des types, sûrement l’un des collègues du mort, s’avança et elle vint se planter face à lui, le toisant d’un air mauvais alors que Venom couinait de plaisir à l’idée d’entrer en action lui aussi. « T’as un problème mon grand ? » Elle désigna le cadavre d’un signe de tête sans le lâcher des yeux. « Tu veux finir comme ton pote peut être ? » Elle allait bien voir s’il tenait à sa vie. Le type lui afficha un rictus mauvais et recula de quelques pas et Venom soupira bruyamment, déçu de ne pas pourvoir s’amuser lui aussi.
Bon, ok, c’était loin d’être bon pour la cohésion du groupe de massacrer un type comme ça sans raison mais au moins ça donnait le ton. Leurs collègues allaient rapidement se rendre compte qu’il valait mieux éviter de les chercher. On pouvait dire qu’il venait de passer un sacré message en faisant ça.

Elle posa doucement sa main sur le bras d’Alistair en essayant de ne pas le brusquer. Elle se pencha à son oreille pour murmurer doucement. « Viens, on va retourner à l’extérieur. » Elle l’attira doucement vers elle et l’entraîna à sa suite pour qu’ils retournent sur le balcon, utilisant assez de force pour ne pas qu’il puisse résister.
Le fait qu’il dise qu’il ne voulait plus rester enfermé et cette… "Crise" étaient forcément liés. Il valait mieux qu’ils regagnent l’extérieur. Même si elle adorerait revoir Alistair en action ça ne serait pas forcément bien vu par leurs collègues et surtout par Osborn.

Ils arrivèrent rapidement à l’extérieur et elle lâcha Alistair pour s’éloigner de quelques pas de lui. Elle le regarda silencieusement pendant un instant, le sondant du regard et éclata soudainement de rire. « J’y crois pas ! Ce que t’as fait ?! » Elle désigna l’entrée de la tour d’un geste de la main. « C’était gran-diose ! Je… » Elle lâcha un nouvel éclat de rire. « Woaw ! La façon dont tu l’as… Et sa tête ?! » "N’en fais pas trop quand même." Elle secoua la tête. Ouais, Venom avait raison mais elle ne pouvait s’en empêcher. "Et c’était une petite frappe hein." Ouais là dessus aussi il avait raison. C’était vrai que ce type était une petite frappe mais ce qu’elle venait de voir l’avait vraiment impressionné et elle avait hâte de voir Alistair en action face à un vrai adversaire.
« J'ai vraiment hâte qu'on fasse équipe. »

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MessageSujet: Re: Alina + Violent Delights   Mar 25 Avr - 20:36
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Parler de la période antérieure à sa rencontre avec Venom ne semblait pas l’avoir enchantée plus que ça. Si peu qu’elle avait balancé un truc que je devinais en français… sans en comprendre la traduction pour autant. Du reste, elle eut l’air plutôt déçue. Et c’est pas mon problème, quant bien même j’aurais pu mal interpréter ses propos.

Mon coeur cogne contre ma poitrine alors que je relève le nez dans la direction de ceux qui s’approchaient, les jaugeant sans grande délicatesse. Iblis grogne toujours, mais il est satisfait. Presque autant que moi, alors que j’effleure de trop près cette envie de continuer dans cette lancée. J’en ai plein la main, avec quelques éclats sur l’avant-bras, peut-être même quelques projections perdues sur mes fringues. C’est le genre de détail auquel je ne prête plus attention aujourd’hui. J’avais jamais été matérialiste et je le serais pas plus aujourd’hui. (Si je l’avais été, j’aurais fini par me pendre à force de bousiller ma garde robe.)

Venom s’interpose et c’est tant mieux, semble t-il. Elle demande qu’ils se dispersent mais un connard un peu trop audacieux s’essaie à l’intimidation, qui ne fonctionne pas. Il se prend un mur. Un mur qui gronde, prêt à lui rentrer dedans. Lena continue, essaie de calmer le jeu, semble même y parvenir.

Et pendant un bref instant, la possibilité que je sois à nouveau enfermé m’apparaît.

Ce qui ne freine aucunement Iblis, mais ce qui semble faire écho chez moi. S’il pense qu’on est dans notre bon droit, qu’on a joué la carte défensive - chacun a droit à son interprétation ; je ne parviens pas à accepter que cela puisse se répéter encore une fois. Pas ici. Notre terrain d’entente se fracturait en cet instant.

Le contact de sa peau contre mon bras, que je ne semblais pas avoir attendu - ou plutôt me tirant d’une rêverie existentielle, me ramène à moi. (Étonnamment, je ne le réprime pas.) C’est peu mais déjà assez. Je n’ai strictement rien dit jusque là et mes mâchoires étaient écrasées l’une contre l’autre, faisant saillir certains muscles faciaux. Je ne la regarde pas mais la laisse s’approcher, écoutant ces murmures qui étaient présentement la voix de la sagesse. Et me mit en marche lorsqu’elle emboîta le pas, la laissant nous guider jusqu’à l’extérieur, là où nous serions tous en meilleure position pour discuter…

Mais qu’est-ce qu’il y avait à rajouter ?

Lorsque nous sommes à nouveau dehors, je me défais de son emprise et me passe une main sur le visage. La mauvaise, d’ailleurs, qui me souille d’hémoglobine fraîche. Encore une fois, j’en ai strictement rien à foutre. Je régule ma respiration qui s’était emportée depuis les cinq dernières minutes.

Puis je l’entends rire, ce qui a le don de me surprendre.

Je pivote dans sa direction, relâchant mes bras qui s’étaient tendus à me triturer la face. La scrute de mes yeux clairs, la laissant poursuivre. Une chose est sûre désormais, elle a un putain de grain. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai du mal à accepter des… éloges de cet acabit. Pas dans une pareille situation. Surtout que c’était qu’un déchet qui n’aurait rien pu faire. Pourquoi Osborn s’encombrait d’éléments pareils déjà ? Faut bien qu’y en ait qui ramassent les restes…, glousse t-il. Trop suavement pour que ce soit complètement une plaisanterie. Ferme-la un peu. Parce qu’il se permet de rajouter son grain de sel alors qu’il jubilait et… pas moi. Besoin de digérer, j’étais encore sur les nerfs, même si l’air frais emplissait à nouveau mes poumons. Comme pour me défendre, j’en place une à son attention. « J’suis juste un peu tendu en c’moment. », l’une de mes mains allant masser machinalement ma nuque. Ce qui n’était pas complètement faux. J’avais du mal à tenir entre quatre murs, et dormir à la belle étoile ne m’aurait aucunement dérangé — si ça avait été possible. Une phase transitoire, vous voyez le tableau ?

Hâte… je sais pas si j’ai hâte, mais j’ai surtout envie de voir autre chose. De vivre autre chose et autrement. « J’vais finir la journée là j’crois. », constatai-je en soupirant, me foutant près de la rambarde contre laquelle je m’appuyai sans y mettre aucune force. (Je n’avais même pas répondu à cette phrase non moins marquée d’un engouement certain.) Ça s’annonçait tendu.

J’allais la finir là, sauf si je devais m’expliquer auprès de je-ne-sais-qui pour ce qu’on venait de faire là-bas. Une nouvelle expiration, las. « J’suppose qu’ils vont venir me chercher ? » Tout en regardant l’horizon, je vais à nouveau chercher une clope que je coince entre mes lèvres. J’en avais encore besoin. Et pas qu’un peu. « Ça m’ferait chier de nettoyer. », dis-je, me la grillant. Et l’en-cas ? Hein ? Putain t’y as pensé à l’en-cas que j’ai pas eu ? …ça m'épuise.
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« J’suis juste un peu tendu en c’moment. » Elle lui lança un regard amusé tout en s’adossant à la rambarde, croisant les bras. « Je vois ça oui. » Tendu… C’était le terme ouais. Il avait littéralement arraché la tête d’un type qui n’avait fait que le regarder et il se disait un peu tendu ? Putain, qu’est ce que ça donnait quand il était énervé alors ? Venom poussa un couinement d’excitation en imaginant la scène ce qui étira un peu plus les lèvres de la brune.

Ouais, elle aussi elle aimerait beaucoup voir ça. "On le pousse à bout pour voir ?" Oh. Même si elle était vraiment tentée par cette idée, c’était loin d’en être une bonne. Non. Ils attendraient de partir en mission pour voir ce que ça pourrait donner.

« J’vais finir la journée là j’crois. » Elle le regarda s’appuyer contre la rambarde et hocha faiblement la tête, gardant le silence. Ça valait mieux oui.
Des mouvements de l’autre côté de la porte vitrée donnant sur l’intérieur de la tour attirèrent son attention. Visiblement ça s’agitait. Est ce que ça avait un rapport avec l’incident dans le réfectoire ? A tous les coups elle allait devoir faire un rapport à Osborn pour expliquer ce qu’il s’était passé. C’était normal, après tout elle était censée être la supérieure d’Alistair mais elle sentait que ça allait la gonfler de devoir gérer les problèmes de ce genre de son équipe.

« J’suppose qu’ils vont venir me chercher ? » Elle reposa son regard sur le brun. « Ça m’ferait chier de nettoyer. » Elle prit un air songeur alors qu’il s’allumait sa clope. Il y avait des chances qu’ils viennent lui demander des explications, effectivement. D’un autre côté, Osborn devait être au courant que ce genre de conflit pouvait avoir lieu non ? Il avait quand même recruté ce qui se faisait de pire en matière de psychopathes. Il n’espérait quand même pas que ça se passe sans encombres. Si ?

Elle poussa un soupir tout en haussant les épaules. « J’en sais rien. J’imagine qu’il vont vouloir des explications ouais. Mais vu que je suis censée être ta chef d’équipe, j’imagine que c’est à moi qu’ils vont demander de rendre des comptes. » Elle pencha sa tête en arrière en soupirant de plus belle. Elle grommela un. « Fais chier. » Et se redressa de la rambarde pour se rapprocher d’Alistair.

Elle posa doucement sa main sur son épaule pour la serrer doucement. « Je vais trouver un truc, t’en fais pas. Et même si j’ai vraiment trouvé ça génial… » Elle libéra son épaule et se pencha à son oreille pour lui susurrer. « La prochaine fois, essaie quand même de te contenir un peu. Mh ? » Elle s’éloigna de son coéquipier en lâchant un dernier. « Tu peux rester là, je vais faire en sorte qu’ils ne viennent pas t’emmerder. » Elle se fichait pas mal que les autres Thunderbolts puissent venir l’emmerder et elle trouverait même ça amusant qu’il en massacre d’autres mais ce ne serait pas très bon pour la cohésion d’unité. Et puis à tous les coups, Osborn pousserait une gueulante.
Il valait mieux éviter qu’ils ne fassent trop de vagues. Du moins tant qu’ils ne seraient pas en mission.

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