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 (Jack/Melia) « Believing is half the cure. »

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Believing is half the cure.
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L
e pole nord avait eu la splendeur des contes qui bercent les enfants, avec sa banquise infinie et la magie que Jack savait insuffler à chacune de ses créations. Le pole avait eu la beauté de ces hivers éternels qui laissaient Prudence rêveuse. Le Monde Spirituel avait été synonyme d’effrayant, jusque là, il avait révélé aux yeux de la mutante des réalités qu’elle n’était pas prête à admettre, trop ancrée dans ses fragiles certitudes.. pourtant elle avait voulu voir, mieux encore savoir. Elle l’avait exprimé, ce désir de voyage, cette envie de quitter New York pour les terres glacées dont il lui avait parlé, petite. Accepter de tourner la page avait été l’occasion d’accepter d’ouvrir un nouveau chapitre, même si elle ne saisissait pas toute l’étendue de ce qu’était son ami. Elle ne souffrait plus de cette continuelle déprime, elle ne s’enfonçait pas dans les couvertures en espérant que le soleil ne se lèverait pas et, à bien y réfléchir, cette nuit là fut ensuite moins mouvementée que les précédentes. Un Gardien, hein ? Ca voulait encore tout et rien dire à la fois. Une belle histoire, finalement. Plus les jours passaient, cependant, plus elle avait la sensation de retrouver des souvenirs d’enfance oubliés, relégués si loin qu’elle s’était persuadée de n’avoir pas ri ou rêvé, à l’époque. Elle voulait réapprendre à croire que tout était possible mais dés l’instant où ils étaient rentrés en ville, elle avait retrouvé cette sensation de claustrophobie, le bitume à la place de la neige, le gris à la place du blanc. Fade décor. L’appartement était plus chaleureux, par chance et si elle ne s’est pas endormie de suite, posant encore des questions au mythe, elle avait fini par sombrer paisiblement.

Tout serait resté calme si elle n’avait pas décidé de sortir. Tout serait resté cotonneux et tranquille. Elle avait pourtant décidé de sortir, de prendre l’air un après-midi et ça avait quelque peu bousculé ses plans. Une promenade qui avait viré à l’affrontement. Qu’aurait-elle dû faire ? Elle avait vu cette gamine tenter de fuir, elle s’était sentie obligée de lui venir en aide et, de l’autre côté, elle avait trouvé Axel. Ca avait ravivé des instincts que Jack avait momentanément enterré, la magie dont il semblait imprégné n’ayant aucun poids durable sur la rancoeur, sur la colère, sur les réactions de Snow face à l’injustice. Il pouvait lui montrer un univers enchanteur qu’elle ne saurait pas se défaire de ce qu’elle était : une humaine, avec un coeur contrarié et une jeunesse stupide. Elle ne pouvait pas traverser la rue en observant les mutants souffrir ou l’humanité se déchirer sans y prendre part, tôt ou tard. Elle avait pris part, parce que c’était une enfant, parce qu’il y’avait eu Hyperion. Et elle était rentrée le haut taché de sang, la glace à fleur de peau, filant prendre une douche sans un mot. Que dire ? Qu’elle avait dérapé ? Qu’elle retombait dans ses travers ? Elle savait que Jack avait commis certains actes discutables mais elle le dédouanait plus aisément qu’elle-même. Sa seule consolation résidait dans le fait que la journée suivante s’annonçait plus intéressante.

« Aïe. » Snow pouvait se moquer du gardien tant qu’elle voulait, c’est elle qui avait oublié de se lever, cette fois. En prime elle s’était réveillée en heurtant le sol. Malin ça, de bouger autant. « Vas-y, ris, te prive pas ! » La mauvaise humeur de la veille semblait moins prononcée, quoiqu’elle gardait en mémoire la mort de ces agents qui n’étaient pas moins humains que les autres, pas moins susceptibles d’être épargnés. Pourquoi n’avait-elle pas eu pitié, alors ? Les excès, sans doute, le passé aussi. Elle finissait toujours par expliquer ce qui la tourmentait à Jack, comme avant, comme du haut de ses huit ans lorsqu’elle n’avait aucun secret pour son ami imaginaire. La relation se renouait ainsi plutôt naturellement. Si elle avait peur qu’il la juge ? Ca arrivait. Et il savait la rassurer, d’un regard. « Central Park, c’est ça ? » La question avait été posée tandis qu’elle tressait ses cheveux, pensive. « T’es sûr que c’est pas gênant ? C’est ton monde, pas le mien.. je ne voudrais pas que ce soit mal interprété. » Ca ne l’effleurait qu’au moment de partir, oui. N’était-il pas possible que cette curiosité dérange ? Ils devaient rencontrer un autre Gardien, rien n’assurait cependant que tous soient aussi sympathiques et tolérants que celui avec lequel elle vivait. D’ailleurs elle ignorait si ils avaient le droit d’avoir une vie propre en dehors de leur mission. N’y’avait-il pas de règlements, de sorte de lois à ne pas enfreindre ? Jack était trop rebelle, quoiqu’il en soit, pour penser à lui évoquer des interdits en premier lieu. « T’as prévenu que je suis insupportable au moins, j’espère ? » C’est ce qu’elle lui a soufflé, en s’accrochant à son bras tandis qu’ils rejoignaient le parc. L’hiver avait cet avantage certain d’éloigner les frileux, de limiter le nombre de personnes susceptibles de se retrouver là, plantées à observer, les badauds préférant souvent le soleil du printemps - hérésie, si vous voulez son avis. Si ça l’inquiétait un peu, cette histoire de rencontre ? Plutôt. Elle avait envie de comprendre, elle avait envie d’en connaitre plus, de saisir peut-être quelques mystères mais, d’un autre côté, ça imposait de gratter plus encore à la surface de ce qu’elle n’aurait jamais dû pouvoir percevoir. Mais si Jack n’avait pas les réponses, personne d’autre ne les aurait, n’est-ce pas ? Paradoxale, Snow ? Très. Totalement, en fait.
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Quand je l'ai vu rentrer, je me suis inquiété. Bien sur que je me suis inquiété. Ce sang sur sa robe, encore une image de la nuit où je l'avais trouvé. Trop similaire. Mais elle n'avait rien, de toute façon elle ne peut être blessé. Ça ne m’empêche pas d'y penser immédiatement, comme un vieux réflexe. Je n'ai pas poussé la discussion pourtant, sentant sans mal la mauvaise humeur qui la hantait. Je lui ai laissé son espace, lui ai offert le silence sans pour autant rendre ça pesant ou gênant. Pas trop longtemps, juste le temps qu'elle se calme. Que la soirée s'épuise. Moi je suis sorti ensuite, je suis aller survoler la ville, faire tomber la neige ci et là. Préparer le terrain pour le lendemain. - « Aïe. » - Installé dans le fauteuil repoussé vers le milieu de la pièce, je sirotais mon thé froid lorsqu'elle est tombé. Mon rire a été discret mais automatique et bien sûr je n'ai pas vraiment pris la peine d'assouplir sa chute. Non. Trop drôle à voir. Je lui ai servi son thé et finalement pendant qu'elle se préparait... -  « Central Park, c’est ça ? » - C'est ça. - Moi j'étais déjà prêt. Faut dire que j'ai jamais eu besoin de grand chose même si ce matin-là je me suis levé bien plus vite que d'habitude. Pas tous les jours que je vois Melia non plus. Entre gardien les rencontre sont rares, ça a toujours été ainsi. Et même si l'on vit dans la même ville, il semble qu'un monde nous sépare encore.

J'attend Prudence, mon bâton à la main au niveau de la porte. - « T’es sûr que c’est pas gênant ? C’est ton monde, pas le mien.. je ne voudrais pas que ce soit mal interprété. » - Tu fais parti de mon monde comme je fais parti du tiens. Et puis si j'avais voulu un gardien un peu plus teigneux, c'est pas elle que j'aurais choisi. - De toute façon il est hors de question que je lui présente le kangourou. - « T’as prévenu que je suis insupportable au moins, j’espère ? » - Je suis presque sur que vous allez faire la paire à vous deux. - Détail qui ne va pas dans mon sens d'ailleurs. Bouchons d'oreilles? Morphine? Cocaïne? Ah non, j'ai la neige pour ça. Même chose. Le chemin pour Central Park prend un moment. Si je peux nous faire voler jusqu'au pole nord, je préfère éviter de me déshabiller en pleine ville. Je contrôle mon froid dans les transports et finalement on débarque dans le parc. Mon instinct me guide, je sais parfaitement où elle se trouve et elle sait déjà que je suis dans les parages. Prudence gigote comme une enfant, tentant de dissimuler son excitation derrière un silence un peu trop douteux. Sauf que ses mains la trompe. Et son regard aussi. - Avant que tu demandes, j'ai rien à te dire sur elle. Rien à te prévenir. Juste sois toi-même, je sais qu'elle t'aimera bien.

Après tout, elle a toujours été la plus enjouée de nous cinq. Ou surexcitée. Oui, c'est ça. Le froid et la neige ambiants limitent la présence d'autres personnes même si central park est toujours un endroit très peuplé. Au moins mon froid est camouflé. Nos pas nous mènent un peu plus loin, aux abords du lac, et mon regard accroche bien vite une silhouette familière. Je souris en l'apercevant et ma conscience se propage pour faire tomber la neige, doucement, paisiblement. Quelques flocons au dessus de la zone, au dessus du lac. Mon sourire s'élargit au rythme de notre approche et lorsque nous sommes à portée de voix, je l'appelle. - Mania!
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Il était difficile de savoir si je devais me sentir heureuse ou inquiète quand Jack m’a contacté pour nous voir. Il ne semblait pas troublé outre mesure quand nous nous sommes parlés, semblant égal à lui-même, mais parfois, des choses pouvaient ne pas inquiéter Jack et m’inquiéter moi, nous n’avions pas la même vision du monde après tout. Ce n’est pas pour autant que je refusai, oh non, bien loin de moi cette idée. Il y avait une raison pour laquelle il voulait qu’on se voit : il voulait me présenter quelqu’un. Qui ? Allez savoir. Mais je ne pouvais m’empêcher de me sentir un peu surexcitée…disons plus que je ne le suis habituellement, car ce n’est pas tous les jours que ce genre de choses arrivent. Surtout que…Eh bien si c’est ce que le pensais que c’était, c’est quelque chose d’autant plus rare pour nous Gardiens, qui ne pouvons vraiment nous permettre d’avoir une moitié humaines pour bien des raisons, la principale étant notre longévité, mais plus que cela, nous avions une mission et nous devrions tout faire passer après cette mission. Plus d’autres petites choses qui rendent ce genre de relations compliquées. Je garderais cela pour moi pour le moment. Le mieux serait de trouver un moment pour en parler tranquillement avec Jack, mais avant toute chose : rencontrer la personne en question et observer. Comme on disait : il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs.

C’est dans cet état d’esprit, observateur mais sans interférence, que je me préparais ce matin-là. L’hiver était encore là et je ne pus m’empêcher de me dire que la période était particulièrement propice pour mon ami Gardien. En soi, je n’avais pas à faire d’efforts particuliers pour Jack, d’un point de vue apparence. Sauf qu’il ne serait pas seul, alors je m’habillai en conséquence, un peu mieux que lorsque je vais au travail. Une jupe m’arrivant aux genoux, noire avec des petites ancres de bateau aux douces couleurs pastel réparties sur l’ensemble de l’ouvrage, une chemisette recouverte d’un pull bleu layette et des collants gris clair accompagnés de bottes noires. Un manteau gris et un petit bonnet viennent compléter cet ensemble pour la forme. Le froid ambiant ne me dérangeait pas vraiment, mais il ne fallait pas attirer l’attention sur moi par de si menu détails, n’est-ce pas ? Il est vrai que je pouvais m’effacer de la mémoire des gens, mais ce n’était pas une excuse pour faire n’importe quoi non plus.

Sur ces bonnes idées je sortis, faisant marche vers Central Park, où nous devions nous retrouver. Le où exactement importait peu, il saurait me retrouver et je saurais le localiser aussi ; un des avantages à faire partie des Gardiens. Arrivant un peu en avance au parc, je pris le temps de me promener dans cet endroit habituellement grouillant de monde, devenu plus calme avec la météo de ces derniers jours. C’est amusant, mais à chaque fois qu’il neige je ne peux m’empêcher de me demander si Jack a quelque chose à voir là-dedans, ou si c’est mère nature qui faisait simplement son travail de différencier les saisons avec des signes bien précis, comme de la neige en hiver ? Je pourrais avoir la réponse, mais dans le fond cela m’importait peu, c’était une pensée volatile parmi des milliers d’autres.

Je m’étais arrêtée près du lac, observant les quelques animaux osant encore s’y aventurer malgré le froid de l’eau, des bouts de glace flottant sans but…Puis j’entendis mon nom. Pas celui que j’utilise ici sur Terre, mais mon vrai nom, celui de ma vie passée et je relève la tête vivement, voyant arriver Jack et un immense sourire s’affiche sur mon visage. Je ne me fais pas prier et trottine vers lui, consciente qu’il est accompagné, mais pour le moment focalisé sur le blond.

"Jack ! Ca fait plaisir de te voir ! Donc tu voulais me présenter…" et là je tourne le regard vers la jeune femme à ses côté et me fige net. Ma bouche forme un « o » parfait de surprise et je cligne plusieurs fois des yeux en la reconnaissant "Snow ?!"

Ce n’est pas une mauvaise surprise pour autant, mais c’en est une dans tous les cas. Mon sourire revient vite, mais il est plus doux, car je me souviens très bien d’elle.

"Comment vas-tu depuis la dernière fois ?"

Je ne veux même pas imaginer ce qui peut se passer dans la tête de l’un ou de l’autre…


Dernière édition par Melia Gordon le Mar 14 Mar - 23:24, édité 2 fois
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F
aire partie de son monde, n’est-ce pas ? Ca semble plus évident pour Jack que pour elle. Il y’a encore quelques barrières, quelques obstacles qui font qu’elle ne se sent pas toujours à sa place. N’y’avait-il pas une forme d’irrespect à toute la curiosité qu’elle pouvait démontrer lorsqu’il s’agit de la nature même de son ami ? Elle a esquissé un sourire plus timide que d’habitude, à ses mots, un peu gênée. Elle note par ailleurs qu’il y’a des gardiens ‘teigneux’, selon ses dires. Autant ne pas trop en demander. « Je suis presque sur que vous allez faire la paire à vous deux. » Une moue sur les lèvres, Prudence est sceptique. Croit-il sincèrement qu’elle soit facile à vivre et à apprécier ? Il n’avait que l’aspect positif, lui, en dehors de ce rare moment où la colère avait pris le dessus sur la raison. Il n’avait que cette gamine mélancolique et silencieuse ou sa version bavarde et tendre. Pas d’hostilité envers Jack, elle le connaissait, mieux encore elle l’aimait à sa manière, avec toutes les incertitudes du monde. Et si elle ne parvenait pas à être un tant soit peu sympathique avec l’inconnue ? Le chemin prend du temps, parce qu’il n’est pas envisageable de se la jouer fusion des éléments pour aller plus vite, ce serait à la fois trop repérable et peu confortable, sa forme aqueuse rajoutant un poids indéniable. Elle reste nerveuse, là-dedans. Nerveuse quand il y’a du monde, quand il faut esquiver les contacts et c’est une libération de retrouver la fraîcheur extérieure. Gamine qui attend impatiemment de découvrir ce qui se cache derrière l’inconnu, Snow a resserré sa prise sur le bras du gardien, trahissant l’impatience et l’anxiété savamment mélangées. « Avant que tu demandes, j'ai rien à te dire sur elle. Rien à te prévenir. Juste sois toi-même, je sais qu'elle t'aimera bien. » Être soi-même. Soupir bref, expiration explicite. « Crois-moi, t’as pas envie que je sois ‘moi-même’. » Il y’a un gouffre entre son attitude avec lui et son attitude envers les autres, laissant à l’homme une place qu’elle n’accordait plus, à personne. Les amis, ça se perd. Les étrangers l’inquiètent. Confiance rompue avec l’extérieur. Elle l’aime trop, sa bulle de solitude, mais elle est prête à faire des efforts lorsqu’ils arrivent à Central Park. Se montrer agréable, c’est le mieux, plutôt que cassante et froide. Elle sait être gentille, elle l’a prouvé.. mais Prudence craint ce qu’elle ne connait pas. Autant qu’elle est impatiente de découvrir. Ambivalence difficile à gérer, en fin de compte, entre le désir d’avancer et l’envie de fuir.

« Jack ! Ca fait plaisir de te voir ! Donc tu voulais me présenter… » Il l’a appelée Mania, et sur le coup, elle n’a pas vraiment réagi. Elle ne l’a pas reconnue tout de suite, la femme vaguement familière. Son mutisme, c’est parce qu’elle a cherché pourquoi elle lui rappelait quelqu’un. « Snow ?! » Les doigts pressent le bras de Jack plus fort. La mémoire remonte loin, brutalement. Elle a dit Snow. Comment ? Ca met un moment, assez longtemps pour que la seconde question tombe : « Comment vas-tu depuis la dernière fois ? » Mais quelle dernière fois ? Le sol craquèle, verglas caractéristique qui naît mais ne s’étend pas, qu’elle musèle comme elle peut sous leurs pieds, tentant d’éviter à la gardienne une minute de patinage. Temperance, c’est la première chose qui revient : elle a cherché des réponses au sujet de sa soeur à une époque où toute sa vie n’était qu’un puzzle. « Melia. Archiviste excentrique. Tu es curieuse et tu as une faiblesse pour les bonbons acidulés. » Melia, oui. Fantôme d’un passé certes moins lointain que Jack mais un passé qu’elle avait laissé de côté, qui s’était trouvé verrouillé longtemps. Charles avait fermé les zones douloureuses, mis une barrière entre ses souvenirs et les traumatismes. Snow n’avait cherché à savoir pour sa soeur qu’à une période où la culpabilité dominait, la rancœur et la souffrance aussi et oublier avait été plus simple, ou du moins écarter de la surface, comme bien d’autres choses.

Elle réalise qu’il y’a un univers écoulé entre la Snow que Melia avait rencontré et celle qui se trouvait devant elle, ce jour-là. La blondeur désormais presque blanche n’est qu’un détail, c’est cette façon de ne pas vraiment se fondre dans la masse qui tranche. Cette robe gris perle qu’elle porte au beau milieu de l’hiver, sans pull, sans collants, c’est presque le signe d’une acceptation différente ou d’un refus de normalité. Ca ne lui sert plus à rien, la normalité. « Je.. vais mieux, j’imagine. Est-ce que j’allais mal ? » Les faits lui reviennent mais pas les sentiments associés. « Tu as essayé de m’aider avec mes souvenirs, c’est ça ? Ca fait si longtemps. » Deux, trois ans ? Elle l’a vue de nombreuses fois sur une courte période et puis elle a renoncé, sans plus donner aucune nouvelles. « Je l’ai rencontrée quelques temps après m’être réveillée, amnésique. Dés que j’ai pu sortir sans geler les lieux. » a-t-elle expliqué en relevant le regard trop bleu vers Jack qui méritait une explication. Il savait qu’elle avait perdu la mémoire, que les flous étaient restés longtemps mais elle ne se souvenait pas si elle avait fait part à Melia de ses réelles capacités. La cryokinésiste prétendait trop souvent détester le contact pour savoir à qui elle avait précisément servi cette excuse. « Une Gardienne, alors ? Je comprends mieux le côté totalement décalé. » Un clin d’oeil. Taquinerie. Chose dont elle était incapable, à l’époque.
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« Snow ?! » - Mon sourire se fane alors que je sens la pression des doigts de Prudence sur mon bras. Comment ça Snow? Comment est-ce qu'elle peut connaitre son nom? Enfin son pseudonyme? J'ai toujours su que Mania savait énormément de choses, mais cette coïncidence est tout de même étrange. - Mais com... - « Melia. Archiviste excentrique. Tu es curieuse et tu as une faiblesse pour les bonbons acidulés. » - Je les regard toutes les deux, comme impuissant. Et Prudence la connait aussi. Moi qui m'attendait à une rencontre, je me trouve face à des retrouvailles et je suis un peu perdu. Confus. Déçu? Oui j'aime bien mes entrées, mais c'est pas la question. Je m'efface le temps que Prue lui réponde, pas sur de quoi dire du coup. Je n'ai même pas besoin de faire les présentations. Finalement elle lève son regard trop bleu vers moi et m'explique. Je sais pour son amnésie, pour les barrières que son "professeur" a mis dans sa tête pour la préserver et avec lesquelles je suis en désaccord. - « Une Gardienne, alors ? Je comprends mieux le côté totalement décalé. » - Heey! - Ca veux dire quoi ça? Je ris, lâchant Prue pour fermer le triangle. - Bon bah puisque j'ai pas de présentation à faire... Prue, je te présente la Gardienne du savoir.

La présence de Mania a quelque chose de rassurant. C'est elle qui m'a trouvé au départ. Elle est, de loin, la première gardienne. Peut être suis-je apparu au même moment qu'elle, mais mon inexistence m'a donné du retard. Des siècles de retard sur elle. Un retard que j'ai rattrapé durant ces millénaires mais peu importe. Je laisse mon bâton se tenir tranquillement à côté de moi et croise les bras. M'inquiéter qu'on me voit avec un grand bâton? Ou m'inquiéter qu'on voit le bâton qui tenait debout tout seul? Je suis pieds nus dans la neige et Prudence est en jupe sans veste ni collant, on a dépassé de loin les incohérences de normalité pour s'arrêter en si bon chemin. Il faudra ajouter "tarés notoires" à la définition des cryokinésites. Des voix attirent mon attention et je pose mon regard sur le lac gelé et quelques enfants qui jouent et glissent. Un sourire vrille mes lèvres et j'en oublie les deux femmes avec moi l'espace de quelques secondes. Quelques flocons chutent alors sur le parc, puis d'autres. Il neige qu'ils disent. Il neige. Je les regarde courir dans tous les sens sous les flocons et je souris encore. Lorsque je reviens à la Gardienne et à la mutante, le sourire est toujours là et je croise leurs regards. - Pardon, on disait?

Je hausse les épaules, pas réellement gêné d'avoir perdu le fil. - Prue est toute nouvelle dans... tout ce bordel spirituel. Et elle est très curieuse. - Oui je la taquine, et alors? - On en est venu à parler du fait que j'étais un Gardien et je me suis dis que je pouvais lui montrer un peu plus de diversité que juste moi. - Je la désigne des deux mains. - Et voilà. Je m'attendais pas à ce que vous vous connaissiez déjà, comme quoi le monde est pas aussi grand qu'on le croit. - Je recroise mes bras. - Quand on était au pôle y'a trois jours elle m'a demandé si c'était parce qu'on se sacrifiait qu'on devenait Gardien. J'ai pas pu lui donner une vrai réponse, tu sais toi? - Je hausse les épaules, presque désolé. - Tu sais que ma mémoire est pas idéale. - Elle le sait pour avoir tenter de la débloquer, plusieurs fois, sans jamais réussir. Frustration, pour elle comme pour moi, condamner à ne pas savoir.
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Ah, elle me reconnaît. Je ne peux empêcher le sourire sur mon visage de s’agrandir un peu ; ça fait toujours plaisir quand des gens que j’ai aidé il n’y a pas si longtemps que cela (trois ans maximum, ce n’est rien, voyons) se souviennent de moi. Je ne leur en veux jamais quand ce n’est pas le cas, car il est fortement probable que je me sois effacée moi-même de leur mémoire à cette époque, par sécurité vous voyez ? La notion de mon péché mignon me tire des couleurs rosée sur le visage. C’était quelque chose qui était presque de notoriété publique, mais il n’empêche que c’est toujours bizarre quand on se souvient de cela sur mon compte. Mais bon, entre se souvenir de cela et ne pas se souvenir du tout, j’ai une préférence pour la première solution.

De toute façon, la blonde ne perd pas plus de temps sur mon cas, car elle en vient à me répondre et je suis si heureuse d’entre qu’elle va mieux. Je ne peux empêcher un léger penchement de la tête intrigué à sa question. Comment peut-on oublier si facilement un état dans lequel nous avons été ? Je sais qu’elle a été amnésique…Aurait-elle été de nouveau frappée d’amnésie depuis notre rencontre ?! J’espère bien que non, la pauvre sinon. Je me ferai une joie de l’aider à nouveau le cas échéant en tout cas.

"Eh bien, disons que tu avais l’air d’aller plus mal qu’aujourd’hui. Mais si tu vas mieux, je ne pourrais souhaiter mieux pour toi."

Et là, je remarque effectivement le visage intrigué et…déçu ? De Jack. Oui, peut-être un peu déçu. Je peux le comprendre, lui qui pensait présenter deux personnes inconnues et voilà qu’en réalité nous nous connaissons déjà…Je hoche la tête pour confirmer ce que lui raconte Snow, mon sourire toujours en place sur mon visage.

Mais avec une seule phrase, voilà que mon sourire se crispe. Subtilement, mais on peut le remarquer dans la façon dont mes eux se font plus perçant que simplement brillant de joie. Dans la ligne tendue de mes épaules. Déjà, grosse surprise de lui découvrir un sens de l’humour autre qu’acide et coupant, une taquinerie bonne enfant qui me mettrait en joie en temps normal mais là…Avais-je bien entendu ? J’espérais que non, que j’avais été victime d’une hallucination auditive, mais là encore, mon espoir s’écroula très vite en entendant Jack parler. Mes yeux s’agrandirent un peu plus au fur et à mesure de la conversation, et je pense que si j’avais été une simple humaine, j’aurais déjà défailli…Ou fais une crise cardiaque.

Le Pôle…LE PÔLE ? Non mais il plaisante j’espère ? Je me force à prendre de grandes inspirations pour tenter de rester souriante et neutre, mais ce n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Et le pire, il veut que j’explique à Snow, ou Prue ou les deux allez savoir, les raisons ou les actes qui nous ont désignés comme Gardiens. Primo : je n’en sais pas plus que lui, possiblement que le sacrifice y a une part mais de là à être LE critère principal…En tout cas je finis par déglutir et m’adresse à fixant Jack dans les yeux. Ce que j’allais faire était particulièrement malpoli, mais je préfère. Je m’adresse donc à lui en hébreu. Pourquoi cette langue ? Je ne sais pas, c’est la première qui m’est passée par la tête.

"Jack, tu sais que je t’adore, hein, mais est-ce que tu es devenu fou ?! On n’est pas sensé dévoiler ce que nous sommes aux humains et tu le sais. Et puis le Pôle ?! Si Santa l’apprends…ou Bunny…" je soupire "Nous aurons une discussion tous les deux, SEULS. Tu m’entends ?" sur ce, je reprends, dans notre langue commune, et m’adresse cette fois à Snow "Je serais bien incapable de t’expliquer avec précision le processus de sélection des Gardiens. Il est possible que la notion de sacrifice y joue une part, mais seul la Lune sait vraiment qui mérite ou non de devenir un gardien, j’en ai peur. Or, elle n’est pas très bavarde en général."

Finis-je avec un petit rire. Je fais en sorte de lui donner le moins d’information possible, mais si Jack lui avait déjà parlé de nous, il devait avoir mentionné la Lune. Et puis maintenant, il est difficile de vraiment tourner le dos à toute cette conversation. Elle sait ce que je suis, alors au point où on en est…on tente de sauver les meubles quoi.


Dernière édition par Melia Gordon le Mar 14 Mar - 23:25, édité 2 fois
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I
l est déçu de ne pas avoir pu faire les présentations, ça se voit, mais il corrige cela en lui indiquant son rôle : le savoir. Quel était donc le rapport entre un élément comme celui que manipulait Jack et le domaine de la connaissance ? La logique lui échappe, bien qu’elle ne pose pas de question à ce sujet. « Prue est toute nouvelle dans... tout ce bordel spirituel. Et elle est très curieuse. » Elle a bougé. Elle a bougé pour lui donner un léger coup de coude désapprobateur. « L’hôpital qui se fout de la charité ! » Parfaitement. Oserait-il prétendre qu’il n’est pas affreusement curieux ? Affreusement dissipé aussi. Melia a semblé plutôt contente qu’elle aille mieux mais Prudence a préféré ne pas s’étendre sur le sujet, parce qu’elle n’aurait rien à en dire, rien de positif du moins ; elle n’avait plus envie de ressasser ce passé qu’elle tentait difficilement d’écarter de ses pensées. Non, elle n’avait pas l’air d’aller plus mal qu’à l’époque parce qu’elle avait un gardien pour l’aider, pour l’apaiser, sans doute malgré lui. « Et voilà. Je m'attendais pas à ce que vous vous connaissiez déjà, comme quoi le monde est pas aussi grand qu'on le croit. » Le monde est petit, oui. Il fait se croiser les âmes qui y errent, par hasard ou par la volonté d’une quelconque destinée, allez savoir. Il entre dans le vif du sujet mais Snow ne voit qu’une chose : le regard de Melia. Elle voit ces yeux s’ouvrir de surprise, cette sorte de crispation silencieuse et déjà la cryokinésiste n’écoute plus. Ou du moins n’entend-elle que le changement de langue, criard et frustrant. Un froncement de sourcils pour toute réaction, d’abord, tandis qu’à son tour elle croise les bras. Soit. Les billes trop bleues se perdent vers les enfants plus loin, ceux qui ont tant aimé la neige, contemplation muette, qui pouvait lui donner l’air absente.

« Je serais bien incapable de t’expliquer avec précision le processus de sélection des Gardiens. » L’attention revient sur Melia mais l’attitude de Snow change brutalement, froide, distante, plus encore qu’à l’époque où elles s’étaient rencontrées. A quoi joue-t-elle, la Gardienne ? «  Il est possible que la notion de sacrifice y joue une part, mais seul la Lune sait vraiment qui mérite ou non de devenir un gardien, j’en ai peur. Or, elle n’est pas très bavarde en général. » Pas très bavarde, oui. Le petit rire ne fait qu’accentuer l’agacement. « Pas teigneuse, n’est-ce pas Jack ? » C’est tranchant, intonation mordante qui contraste violemment avec la douceur dont elle faisait toujours preuve avec lui. « Le Savoir, pas le savoir-vivre visiblement. » Elle n’a pas détaché le regard de Melia, quand bien même elle s’adresse à Jack. « Inutile de parler une langue étrangère pour entendre la désapprobation, tu sais ? En principe quand on veut jouer la carte de l’hypocrisie, on essaye la discrétion. » Indélicate ? Oui. Ca n’était pas tellement le fait que la gardienne désapprouve, qui dérangeait la mutante, c’était surtout qu’elle la connaissait avant, que sa réaction était plus décevante que vexante. Elle avait l’habitude après tout de ne jamais trouver sa place dans le monde, il lui avait fallu des années avant de se sentir acceptée à la X-Mansion.. et étrangement elle n’avait aucune envie de tenter de se faire accepter par celle qu’elle aurait pu voir comme une amie, une personne bienveillante, sans ce dérapage si maladroit.

Elle ne se radoucit qu’à l’instant où elle pose une main sur le bras masculin. « J’ai pas besoin de savoir, c’est pas grave. » Pas besoin de se pencher sur le spirituel, pas besoin de le comprendre, ça n’était rien de plus qu’un détail qui l’avait rendue curieuse, qui lui avait fait peur et qu’elle intégrait tant bien que mal. Mais rien qu’un détail qui ne changeait pas sa vie, pas sa nature. Elle choisit de s’éloigner, de s’écarter, à peine, pour aller se caler contre l’arbre le plus proche, les bras croisés d'abord. Que les gardiens règlent leurs comptes, parce qu’après tout ça n’est pas son problème et si elle n’avait pas voulu créer d’ennuis à Jack, elle ne pouvait rien faire sinon attendre. N’était-il pas assez vieux pour savoir ce qu’il faisait ? Rebelle dans l’âme, certes, mais pas stupide. Elle finit par esquisser un sourire malicieux en voyant ce garçon, près du lac, qui tentait d’attraper les flocons. Un geste discret de la main rassemble lesdits flocons en une colombe de glace, qu’elle fait tourner, voler un instant avant de la laisser s’effacer, se disperser en une poudreuse délicate sur la tignasse brune du gamin. Peut-être que ça lui manquait, les jeux avec les enfants de l’Institut. Un soupir s’extirpe de ses lèvres : ne dit-on pas que la curiosité est un vilain défaut ? Visiblement c’est un défaut qui créer des tensions. Elle avait quitté l'appartement optimiste, avide de découvertes, impatiente mais elle ne tirait de ce début d'expérience qu'une amère déception. Extrême, toujours.
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Lorsque Mania se met à parler en hébreux mon visage se crispe en une expression d'agacement profond. A quoi elle joue. J'entend ce qu'elle dit sans écouter. Je m’apprête à répondre mais elle enchaîne, en anglais, pour répondre à la question. Ou en tout cas faire semblant d'y répondre. Je n'ai pas besoin de regarder vers Prue pour sentir que ça ne va pas et sur ce point je n'irais pas contre elle. - « Pas teigneuse, n’est-ce pas Jack ? » - Ça je m'y attendais. La suite aussi. Je laisse passer l'orage. J'ai beau me montrer immature sur bien des aspects, j'ai tout de même deux millénaires à mon actif, je sais quand je dois me taire. Je sais quand je dois parler. - « J’ai pas besoin de savoir, c’est pas grave. » - Je l'observe s'éloigner un peu et retourne mon regard sur Mania, un regard pour le moins froid. - C'était quoi ça? - Si elle a toujours été la médiatrice, moralisatrice, et à raison, cette fois c'est moi qui emploi ce ton là pour lui parler. - Tu te rends compte d'à quel point c'est malpolis ce que tu viens de faire? Et toi tu fais ce coup là à quelqu'un que tu ne connais pas? Je te pensais plus délicate que ça.

Je regarde autour de nous, pour m'assurer que les oreilles indiscrètes sont loin, occupées avec la neige. - Tu crois que je le sais pas? Qu'on doit garder le secret? Santa et le kangourou ne sont pas là et je te rassure, ils ont pas leur mot à dire. J'ai fais le choix de lui en parler, ça devrait déjà être un gage de confiance. Ou alors c'est toute la confiance que je t'inspire? - La neige tombe à nouveaux. - Et c'est quoi le problème avec le pole? C'est juste le pole! - Je respire, usé. Deux milles ans de cohabitation et je dois encore expliquer mes choix? Je régule la neige qui tombe, empêche une tempète de se déclencher même si elle en est encore loin, et soupire. - Si tu avais attendu qu'on t'explique avant de faire "ça", on en serait pas là. - Oui c'est moi qui parle de responsabilité, on aura tout vu. - Parce que c'est certainement pas moi qui ira m'excuser auprès d'elle quand on aura terminé. Regarde son poignet. Tu crois que j'aurais donné mon pendentif à n'importe qui? - Mon pendentif, le flocon de bois spirituel que Kwanita m'a donné le jour où j'ai été visible pour la première fois. Mania connait son histoire, elle m'a toujours vu avec ça autour du cou. Elle sait à quel point je ne m'en séparerais jamais.

Mon bâton se tient toujours debout à côté de moi et s'il vibrait jusque là, il se tenait tranquille désormais. - Elle est différente, particulière. On a découvert récemment qu'elle peut voir les esprits. On a eu à faire à un esprit guerrier il y a quelques temps, dans le Bronx, tu as dû en entendre parler.- Un quartier entier qui a subi une vague de rage intense. Des morts, des blessés, une véritable bataille à mains nues dans les rues. - Et elle a pu voir l'esprit, sans que je le lui montre. Elle a été capable de voir mon apparence spirituelle. - Je l'arrête. - Alors je sais ce que tu vas dire, des médiums, ça existe. Il y en a peu mais il y en a... - Ma main se referme sur mon bâton. - Sauf qu'elle a pu voir l'aura spirituelle de mon bâton, et de mon pendentif. Et ça tu sais très bien que personne ne peut le voir. Ils peuvent le sentir, oui, mais pas le voir. - Mon regard se tourne vers elle un instant. Je sais qu'elle peut entendre certains de mes mots parce que j'ai pu parler fort par instant, mais ça je le dis plus bas. - Personne ne peut le voir sauf nous.
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Je sens bien que j’ai fait une bourde en m’adressant à Jack comme je viens de le faire, avec Snow juste à côté. Il est vrai que d’une part c’est extrêmement mal poli, je le reconnais amplement et m’excuserai sans peine à la blonde pour cela (car il est vrai que je n’ai pas réfléchi à ce que je faisais sur ce coup-là). Certes, le fait qu’elle me dise clairement qu’elle avait compris mon intention derrière mes mots dans cette langue ancienne aide à ma prise de conscience pleine et entière que je venais probablement de faire un faux de taille gigantesque. Même les Yétis de Santa seraient des petits joueurs par rapport à ce que je venais de faire. Je sens mes joues chauffer de honte face à mon propre comportement. C’est autant une bénédiction qu’une malédiction d’être aussi hyperactive que je ne le suis. Je suis peut-être la Gardienne du Savoir, mais pas de la sagesse ; la preuve en était. Parfois, on pourrait croire que mon âge certain aidait à l’accentuation de la sagesse et peut-être que c’était le cas quand on passe son temps à apprendre l’histoire, mais il n’en n’est rien.

Comme si le ton de Snow n’était pas suffisant, Jack s’y mettait aussi. Je ne dis pas qu’il a tort, mais ce n’est jamais agréable de se faire remettre à sa place quand c’est habituellement votre rôle de jouer les médiateurs ; ou du moins que ça l’est parce que vous êtes la plus relativisant du groupe. Je détourne un peu le regard, n’arrivant pas, en cet instant, à croiser le regard pâle de mon ami. Oui, mon ami, à qui je venais de faire une crasse sans réellement en avoir l’intention, j’ai laissé ma vivacité répondre avant que mon jugement n’ait le temps de comprendre ce qu’il lui arrivait et…Voilà où on en était. Je relève pourtant vivement les yeux vers lui quand il me parle de confiance, car il se doute bien que ce n’est pas une question de confiance. Je lui fais confiance, ce n’est pas le problème, mais je ne comprends pas pour autant ce qui a bien pu le pousser à révéler notre secret à une jeune humaine sans raison. Ou mutante plutôt, vu ce qu’elle est capable de faire. Je ne peux m’empêcher de trouver très intéressant le fait que Jack ait trouvé quelqu’un comme Snow. Mais revenons à notre conversation actuelle.

Je dois me retenir de souffler d’agacement quand il me parle de ne pas leur avoir laissé le temps d’expliquer. Il plaisante là j’espère ?! Expliquer, dans ce genre de situation, tu le fais AVANT. Cependant, je jette un regard vers Snow et remarque effectivement le pendentif de Jack au poignet de la jeune femme et je me ramollis en un instant. Bon, il doit forcément y avoir une explication et je compte bien l’avoir, mais je ne peux m’empêcher d’interrompre un instant son discours.

"Evidemment que je vais m’excuser. J’ai réagi de manière hâtive et cela, dans n’importe quelles circonstances, est inacceptable. Donc bien sûr que j’irais m’excuser, que crois-tu ?"

Après cela je me tais, croise les bras sur ma poitrine et l’écoute sagement m’expliquer. Je hoche la tête, bien évidemment que j’ai entendu parler de l’esprit qui a ravagé le Bronx, je suis là pour ça après tout. La suite me laisse tout simplement bouche bée. Elle… ? Je ne peux m’empêcher un regard curieux vers Snow, rapide, avant de retourner mon attention vers Jack. Je laisse échapper un petit « oh » à la fois de compréhension et de surprise mêlés. Effectivement, une fois qu’on a tous les éléments, tout de suite sa décision est beaucoup réfléchie et logique. Puis je soupire.

"Jack…Tu aurais dû venir me voir avant de me la présenter, m’expliquer la situation tout de suite. Je ne dis pas que tu as eu tort de lui expliquer, vu la situation ; mais venir m’expliquer tout avant de me la présenter aurait été préférable. Enfin, ce qui est fait est fait et je crois qu’il est grand temps que je tente de recoller les pots cassés par mes soins." J’allais partir, mais je ne peux m’empêcher de lancer une petite taquinerie à Jack "Tu sais, quand tu m’as dit que tu voulais me présenter quelqu’un, j’ai plutôt pensé à…une moitié, si tu vois ce que je veux dire."

Je lui lance un petit sourire amusé, accompagné d’yeux rieurs puis je me tourne vers là où se trouve Snow et m’approche tranquillement, un sourire doux sur le visage. Je doute qu’elle croit à la sincérité de mon sourire, mais j’espère pouvoir la convaincre de la sincérité de mes excuses. Je reste à une distance correcte, ni trop près, ni trop loin. Pas par peur, mais pas respect. Je lui ait manqué de respect jusque-là, pas la peine d’en rajouter.

"Snow… ? Je voulais m’excuser, pour mon comportement pour…tout. Entre moi qui réagis trop vite et Jack qui ne donne pas les informations dans le bon ordre. Mais voilà. Dans tous les cas, je tenais à m’excuser de mon comportement, il a été inacceptable et je le reconnais pleinement. Pour ce qui est du reste…Jack m’a expliqué. Encore désolée, il est vrai que je peux être trop sérieuse quant à nos règles. Mais aux vues de la situation, Jack a eu raison de faire ce qu’il a fait. J’émet tout de même une réserve pour le Pôle, pour la simple et bonne raison que si Santa en avait eu vent tu risquais un sale quart d’heure jeune homme" dis-je, le ton entre réprobation et taquinerie, avant de me concentrer à nouveau vers Snow "Je serais heureuse de répondre à tes questions, mais ce que je t’ai dit auparavant à propos de la Lune et du choix des Gardiens est vrai. Je n’ai que très peu d’informations sur ce fait…"

Je ne sais pas si cela suffira, mais je devais l’espérer. Vu le peu du caractère que j’ai pu voir de la jeune femme, je doute m’en sortir aussi facilement…


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E
lle n’aurait peut-être pas prêté attention à cette conversation, en temps normal. Elle serait sûrement partie, à vrai dire, elle aurait rebroussé chemin, seule. Elle serait rentrée à l’appartement et n’aurait plus posé de questions. Gamine contrariée. Elle ne comptait toutefois pas se séparer de Jack, c’était inenvisageable, quoiqu’en dise ou en pense Melia, quoique décide l’univers. Elle n’avait certes que peu de moyens de lutter contre les règlements mais ça ne serait pas la première fois qu’elle décidait de les ignorer. Sans lui, qui sait ce qu’elle serait devenue ? Quelques mots lui parviennent, pas tous, sa concentration limitée ne lui permettant pas de saisir l’intégralité de la conversation : il y’a la neige, qui tombe, qui s’agite un peu, il y’a les enfants qui jouent, les divers bruits du parc. Et il y’a ces deux drôles de gardiens qui ont un échange pour le moins tendu, auxquels personne ne semble vraiment faire attention sauf elle. Il lui explique la situation, visiblement. Snow reste là, contre son arbre, tentant de rester aussi calme que possible, se voulant indifférente à ces sentiments contradictoires qu’elle ressent, qui rongent un peu le fil de ses pensées. Ca irait, n’est-ce pas ? Ca n’était qu’un petit incident dans leur éternité, rien qui ne puisse déranger Jack sur le long terme.

Melia se tourne, elle s’approche avec ce sourire doux accroché aux lèvres comme s’il pouvait suffire à effacer l’échange précédent. Elle hausse un sourcil, Snow, les bras croisés. « Snow… ? Je voulais m’excuser, pour mon comportement pour…tout. » La distance est respectée, bien que la glace offre déjà une réaction défensive, craquelant sur le sol qui se couvre de verglas jusqu’aux pieds de la rousse. « Entre moi qui réagis trop vite et Jack qui ne donne pas les informations dans le bon ordre. » « A croire que tu le connais si mal. » Les mots mordent, sans compassion. Oui, elle est contrariée. Elle est contrariée parce qu’elle ne considère pas que Jack soit responsable de la réaction disproportionnée et terriblement impolie de la Gardienne. Toute la douceur du monde n’a pas semblé calmer la froideur de la mutante dont les doigts s’ornaient d’un givre caractéristique. « Mais voilà. Dans tous les cas, je tenais à m’excuser de mon comportement, il a été inacceptable et je le reconnais pleinement. » Un soupir qui laisse s’échapper la vapeur, signe de la variation de température. Elle contient difficilement la mutation entièrement soumise à ses ressentis. Snow est hostile, la glace l’est aussi et ce n’est que par pure politesse qu’elle ne tente pas de s’éloigner encore. « Pour ce qui est du reste…Jack m’a expliqué. Encore désolée, il est vrai que je peux être trop sérieuse quant à nos règles. Mais aux vues de la situation, Jack a eu raison de faire ce qu’il a fait. » Le bénéfice du doute, c’est interdit dans la profession ? Elle consent à se radoucir, cependant, parce que Melia reconnait avoir exagéré. Elle enterre la hache de guerre, pour un temps du moins, sans accepter pour autant de se rapprocher. « J’émet tout de même une réserve pour le Pôle, pour la simple et bonne raison que si Santa en avait eu vent tu risquais un sale quart d’heure jeune homme. »

Pardon ? Elle a cligné des yeux, dans l’incompréhension. « Il n’a fait que répondre à ma demande. Il n’a fait qu’essayer de m’aider à aller mieux. Si c’est interdit par vos règles, j’en suis navrée. Mais c’est pas comme si j’en avais quelque chose à faire, en fait. » On ne peut pas la traiter d’hypocrite mielleuse, pour le coup. Ca n’était jamais que la banquise, la glace, il n’y’avait pas de quoi en faire un drame, de son point de vue. « Le froid, c’est son domaine après tout. » Autant souligner les évidences. « Et puis c’est quoi, ça, Santa ? Tu en parles comme si c’était le grand méchant loup d’un conte pour enfants. »  La délicatesse, toujours. Et ce scepticisme latent. On ne se refait pas.

Melia souligne qu’elle n’a pas menti, qu’elle n’a que peu d’informations sur la sélection des Gardiens et, enfin, Prudence décroise les bras. Elle efface le verglas sur le sol, du moins celui dont elle était responsable, le ramenant à l’état de neige. « Je peux comprendre tu sais ? Que tu craignes que je lui fasse du mal. Les humains sont souvent stupides et égoïstes, ils ont peur de ce qu’ils ne comprennent pas mais j’ai accepté ce qu’est Jack. Je vais pas.. le trahir ou mettre votre secret en danger, ou qu’importe ce que tu as pensé. » L’index et le pouce tournent machinalement le flocon de bois à son poignet tandis qu’elle détourne un peu le regard. « J’espérais juste comprendre pourquoi je me retrouve mêlée à tout ça, rien de plus. Il y’a une différence entre avoir un ami imaginaire à huit ans et voir le monde changer à vingt-cinq. » Une sacré différence. De toute façon, elle n’aurait aucun intérêt à en parler à quelqu’un, elle avait vu ce que ça avait donné, avec Bobby. Elle avait frôlé la mise sous traitement médicamenteux pour la simple et stupide raison qu’elle avait songé qu’on pourrait admettre l’existence de Jack Frost. « Mais je ne vais pas prétendre que certains aspects de votre monde ne m’effraient pas, ce serait mentir. » Un petit sourire embarrassé quand elle reporte le regard trop bleu sur eux. Peut-être que la tempête était passée.
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Mania comprend enfin, elle comprend que je ne suis pas responsable d'une quelconque erreur. J'aurais dû venir la voir? Pourquoi faire? Je suis pas né de la dernière neige, je sais encore ce que j'ai à faire et comment je dois le faire. Cette couvée a beau être agréable par moment, elle oublie régulièrement que moi aussi j'ai mes trois millénaires au compteur. Je la laisse poursuivre néanmoins, conscient que même si sa réaction m'a contrarié, elle a réalisé son erreur et s'en repend. C'est l'essentiel. - « Tu sais, quand tu m’as dit que tu voulais me présenter quelqu’un, j’ai plutôt pensé à…une moitié, si tu vois ce que je veux dire. » - Et j'ai soupiré avant de la suivre jusqu'à Prudence. Une moitié. Et puis quoi encore. Au niveau de ma protégée je pivote pour garder un œil sur les enfants et la glace tout en écoutant Mania s'excuser. Et elle suit un chemin solide. Je sens le froid de Prudence, son verglas sur le sol mais je me refuse à le contenir ou à l'effacer. Mania elle ont ça a régler entre elles, il est hors de question que je m'interpose. Si la gardienne du savoir a toujours eu tendance à jouer les médiatrices, je préfère de loin accepter les situations et laisser les concerner s'expliquer. Bien sur si la glace était allée trop loin, je serais sorti de mon silence. Mais ça n'est pas le cas.

« J’émet tout de même une réserve pour le Pôle, pour la simple et bonne raison que si Santa en avait eu vent tu risquais un sale quart d’heure jeune homme. »  - Oui alors en même temps, j'ai jamais attendu après son approbation. - Manquerait plus que ça. Mais ce point d'ombre n'a probablement pas plus à Prudence qui malgré une attitude différente revient à la charge. J'aurais pu l'arrêter à tout instant, mais je n'en fais rien. Je préfère lui laisser dire ce qu'elle a à dire, car au final dans tout ce qu'elle énonce elle n'a pas tort. C'est vrai, le froid est mon domaine. Mais Santa avait le sien, quelque part dans le mien. Je suppose qu'on partage ces terres depuis toujours, ça ne m'est jamais venu à l'esprit que ça pourrait en être autrement. Elle en vient à tenter de rassurer Mania, enfin je suppose que c'est ce qu'elle fait, lui assurant qu'elle tairait notre secret. Moi j'en suis persuadé, je lui fais confiance, je connais notre lien. Mania a encore ça à apprendre. - « Mais je ne vais pas prétendre que certains aspects de votre monde ne m’effraient pas, ce serait mentir. » - Ma main glisse sur son bras. Elle est parvenu à se radoucir et cette petite confession me semble le signe que la tempête est passée. Tant mieux.

Tu vois, tout va bien. - Je suis pas certain du destinataire de cette phrase mais je suis presque sur que c'était pour moi que je le disais. - On a eu besoin d'un moment pour bien discuter de tout ça, que je lui explique, que je lui montre. Un temps d'adaptation, tu sais comme ça peut être compliqué à accepter. - Ai-je dis à Mania. Elle est une gardienne, peu importe ses expériences récentes, elle sait. - Mais finalement elle a bien digéré la chose. Je te l'aurais jamais présenté avant d'être sur que ça irait. - Ma main masse son bras. - Et rassure toi, Prue, y'a certains aspects de notre monde qui me font peur aussi. On serait fous si on avait pas peur nous aussi. - Je fais un pas en arrière. - Mais du coup on peut repartir de zero, hein? Prudence? Je te présente la gardienne du Savoir, Melia. - Parce qu'au final, je fais quand même les présentations. Les vrais présentations, les vrais identités. Au creux de ma main la glace se forme. - Oh et Santa... C'est lui. - Parce je ne veux pas prononcer son nom, son surnom si connu, je forme une sculpture de glace de petite taille, avec des détails tels qu'aucune méprise n'est possible. Le père noël.
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Ses mots mordent alors que je n’ai pas encore fini de lui expliquer. Toujours avec mon sourire, je hausse simplement les épaules, comme pour dire « Peut-être, après tout ». Car si ça fait plusieurs millénaires que nous nous connaissons Jack et moi, nous n’avons, au final, pas passer tant de temps que cela ensemble. Nous nous sommes croisé, nous avons fait en sorte que la Terre reste sauve des menaces spirituelles, mais au final…On se connaît de là, point final. Alors certes, on se connaît mieux que d’autres, mais peut-être ai-je surestimé mon lien avec l’Esprit de la Glace. Enfin, nous remédierons à cela en temps et en heure. Pour l’instant, je continue et je comprends que ce ne serait pas chose facile de faire comprendre à Snow que j’étais réellement sincère. Sans compter qu’elle connaît bien Jack, de longue date (pour une humaine du moins) et je comprends qu’elle prenne mal le fait que je puisse mettre en doute le jugement de Jack. Finalement, je m’arrête et c’est à elle de prendre la parole.

Même si nos premières impressions respectives n’ont pas été des meilleures, je dois bien admettre qu’elle est une jeune femme de caractère et sa désinvolture face à nos règles m’irrite autant que je l’admire. Elle a du courage, bien plus que dans la plupart des personnes que j’ai rencontrées jusque-là et c’est rafraîchissant. Si vous m’excusez le jeu de mots. J’ai un petit rire quand elle demande qui est Santa. Qu’elle n’y croit plus, c’est une chose, mais de là à ne pas savoir… ? Ce qu’elle dit ensuite a pour effet de me faire fondre littéralement. Enfin, non, pas littéralement justement, mais elle montre un jugement et une maturité que j’apprécie et surtout, l’importance de ce qu’elle sait et du devoir de garder cela pour elle. Elle termine et je n’ai pas le temps d’en placer une, Jack reprend la parole, justifiant un peu plus leurs actes, même s’il n’y a plus grand-chose à justifier pour être honnête. Je hoche la tête vivement. Oh oui que je me souviens à quel point l’apprentissage du monde Spirituel et de tout ce qui va avec peut être impressionnant au départ. Rien de plus normal, donc, que Snow veuille comprendre un peu plus de quoi il en retourne, surtout quand on se rend compte qu’on peut voir des choses que les autres ne voient pas…

Jack prend l’initiative de tout reprendre à zéro et je l’écoute, ouvrant un peu plus grand les yeux en découvrant le vrai prénom de Snow. C’est étrange, moi qui l’ai toujours appelé Snow, mais passons.

"Enchantée. Tu portes un très beau prénom."

Ce n’est pas de la flatterie gratuite, c’est vrai, je trouve ce prénom très beau. Maintenant, je pense que je resterais à l’appeler Snow ; j’en ai l’habitude et si elle s’est présentée ainsi à moi lors de notre première rencontre, c’est qu’il doit bien y avoir une raison. Jack remédie bien vite à la question de qui est Santa et j’y ajoute mon petit commentaire.

"Et il n’est pas le grand méchant loup, en réalité il n’est pas méchant pour deux sous mais disons que sa fabrique est un lieu très sécurisé et il n’aime pas qu’on y rentre sans y être invité, n’est-ce pas Jack ?" dis-je avec un sourire taquin vers mon ami "Et si nous allions nous asseoir pour continuer cette conversation ? Ca sera plus confortable pour le question-réponse que je sens arriver. Enfin, de sûr les questions, les réponses, je vais faire de mon mieux pour éclairer ta lanterne."

Je suis, certes, la Gardienne du Savoir, mais je n’ai pas pour autant la science infuse, malheureusement. Je garde les mémoires, voilà tout. Me détournant d’eux un instant, je repère un petit banc un peu plus à l’écart et m’y dirige tranquillement, me tournant vers eux pour les inciter à me suivre.


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L
e contact est doux, agréable, étrangement apaisant. Elle n’a pas besoin de faire attention, avec Jack. Elle n’a pas à reculer pour lui épargner le froid car il l’est bien plus qu’elle. Elle savoure cette fraîcheur à laquelle elle s’adapte toujours plus et si elle aurait repoussé n’importe qui, lui avait toutes les libertés. Confiance aveugle. « On a eu besoin d'un moment pour bien discuter de tout ça, que je lui explique, que je lui montre. Un temps d'adaptation, tu sais comme ça peut être compliqué à accepter. » Accepter. Elle n’est pas certaine d’avoir tout accepté, la peur lui apparaissant trop souvent comme un manque, une carence en quelque chose - de courage, peut-être. Elle s’y fait, elle tente de s’y mêler. Elle a promis de ne pas reculer, elle a affirmé qu’elle ne renoncerait pas facilement à la compréhension, même si elle aurait bien été capable de refuser l’aide de Melia au moment où l’ambiance s’est faite tendue, conflictuelle, en caprice d’enfant contrariée. Elle avait passé trop d’années à dompter une glace capricieuse et incontrôlable pour qu’avancer dans le flou l’empêche de tenter malgré tout - folie, sûrement. Il manquait des pièces au puzzle, et alors ? Toute son existence avait été un puzzle, durant trois ans. Ses paradoxes s’étiraient ainsi, entre le désir de savoir, d’essayer, de goûter, de tester les limites et ces freins bien ancrés qui lui donnaient envie de se refermer comme une huître, de rejeter, de nier. Il n’y’avait plus les murs de Xavier, il n’y’avait plus le passé décomposé, elle devait faire avec toute l’ambivalence de son caractère, complet et instable, doux et mordant. « Et rassure toi, Prue, y'a certains aspects de notre monde qui me font peur aussi. On serait fous si on avait pas peur nous aussi. » Il fait un pas en arrière, s’écarte. Les yeux trop bleus le suivent, elle n’aime pas qu’il s’éloigne même si elle n’en dit rien. Il y’a quelque chose de sécurisant à ce que le Froid soit tout près, surtout lorsqu’il y’avait du monde autour - manque d’assurance, alors ? Elle se mordille la lèvre, embêtée, un instant. Si lui avait peur, parfois, comment était-elle supposée survivre à tout ça ? « Mais du coup on peut repartir de zero, hein? Prudence? Je te présente la gardienne du Savoir, Melia. » « Enchantée. Tu portes un très beau prénom. » La moue est expressive, elle n’apprécie toujours pas. De Jack, elle faisait avec, au nom de quelque chose qui la dépassait sans doute, de cette enfance si lointaine et si proche à la fois. De là à accepter d’autrui ? Non. Le compliment ne réveille pas d’affection, pas le souvenir agréable du choix de parents. « Il n’y’a que cette tête de mule de Jack pour s’y risquer. C’est pas.. c’est ce que je suis pour lui, j’imagine. Mais ce n’est pas ce que j’ai choisi d’être. » Il y’a une grande différence entre les deux. « Il est immunisé contre le froid, les glaçons sur le coin du nez sont tout de suite beaucoup moins intimidants ! » Une telle injustice. Les autres se méfiaient des interdits mais lui.. oh il n’en avait que faire. Elle resterait sa petite Prudence, qu’elle le veuille ou non. Et elle ne râlait pas tant que ça, au final. Qu’aurait-elle pu lui refuser, après tout ? Il l’aidait, la consolait, l’hébergeait.

« Oh et Santa... C'est lui. » La glace s’exprime au creux de la main de Jack, miniature si détaillée qu’il n’y’a aucun doute possible, pourtant elle fonce les sourcils. Elle les a regardé, l’un après l’autre, successivement, pas comme une enfant apprendrait des vérités fabuleuses ni comme une adulte contrariée qu’on la fasse tourner en bourrique. C’est plus ambiguë que ça. « J’y croyais pas à huit ans, t’espères pas m’avoir maintenant, mh ? » C’est ça. Il n’y’a aucune foi en ce Père Noël qui fait rêver les gosses. Il y’avait toujours eu son anniversaire le vingt-quatre et l’Eglise le vingt-cinq, les cadeaux passant après les préceptes trop ennuyeux pour l’enfant qu’elle était. « Noël, c’était toi. » Assez étrange, comme conception. Mais c’était une tête de pioche, cette gosse. Elle avait décidé de ne croire qu’en lui puisque au sein du Manoir seul Dieu comptait. Si les adultes avaient leur ami invisible qui ne leur répondait jamais, elle en avait un qui avait pris toute une réalité. « Attends, t’es sérieux ? Le Père Noël ? Le mec que Coca-cola a repeint en rouge ? » Le respect pour un mythe ancien était mort, visiblement. Elle ne peut pas s’empêcher de rire, reculant un peu pour se rappuyer contre l’arbre, caler sa tête. « Avec la liste des enfants pas sages ? » Quoi ? Elle se renseignait. Prise d’un rire un brin persistant mais elle se renseignait, avec ce scepticisme qui avait poussé Jack à lui montrer le Monde Spirituel.

« (..) sa fabrique est un lieu très sécurisé et il n’aime pas qu’on y rentre sans y être invité, n’est-ce pas Jack ? » Un sourire en coin sur les lèvres de la mutante. Elle a retrouvé un peu de sérieux, croisant à nouveau les bras, un pied se calant contre l’écorce de l’arbre. « A quoi bon interdire si ce n’est pas pour inciter à tenter ? » Le point positif c’est qu’elle semble suffisamment détendue pour oser un peu plus de naturel. Melia propose d’aller s’asseoir et si Prudence hésite, elle finit par attraper Jack par la manche pour l’entrainer vers le banc. Des questions.. elle en avait peut-être des tas mais elle avait toujours l’impression qu’une seule tournait dans son esprit, alors elle n’a pas repris la parole immédiatement, consentant à s’asseoir. « La Gardienne du Savoir, hein ? Tu gardes quel genre de savoir ? Et tu as parlé de règles.. il y’en a beaucoup ? Jack n’a pas l’air fan des règlements, les autres si ? » Froncement de sourcils, elle semble réfléchir à la manière de poser la dernière question de cette liste soudaine, un flocon plus grand que la moyenne lévitant doucement dans la paume de sa main. « Tu t’es toujours méfiée des humains, Melia ? » Elle avait cru lire une sorte d’hostilité ou de méfiance, peut-être pas de rejet mais un refus que sa nature soit découverte, quand bien même la personne lui soit familière. « Vous semblez si différents, tous les deux.. »
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Echange de politesse, oui peut être, mais je souris lorsqu'elles ne se sautent pas à la gorge. Ou plutôt quand Prudence choisi de se radoucir pour poursuivre la conversation. Noel c'était moi? - Ah bah il va être content d'apprendre ça tiens. Oui, la liste, les cadeaux, le traîneaux...- « ... sa fabrique est un lieu très sécurisé et il n’aime pas qu’on y rentre sans y être invité, n’est-ce pas Jack ? » - Et gna gna gna... - « A quoi bon interdire si ce n’est pas pour inciter à tenter ? » - Ah! Tu vois! Merci! - Non mais! Mania propose d'aller s'asseoir et j'ai tout juste le temps de saisir mon bâton que Prue attrape ma manche pour me traîner avec elles. Un gardien kidnappé. Help. On s'installe sur un banc face au lac gelé et je replis mes jambes contre moi. Prue est assise entre nous, déjà entrain de formuler ses questions. Mon bâton lui se tient tranquillement à côté du banc.

« La Gardienne du Savoir, hein ? Tu gardes quel genre de savoir ? Et tu as parlé de règles.. il y’en a beaucoup ? Jack n’a pas l’air fan des règlements, les autres si ? » - On a pas de "règles". - Ai-je lâché d'un ton dédaigneux, mes doigts formant des guillemets imaginaires. Non j'aime pas les règlements, c'était pas neuf. - On suit juste un principe de discrétion. On protège sans rien dire, les humains doivent en savoir le moins possible. - Mais c'est plus du bon sens qu'une véritable règle écrite et imposée. On le sait, c'est tout. Enfin je laisse à Mania le loisir de compléter cette réponse pendant que je me laisse glisser par terre.. Les fesses dans la neige, les jambes écartées en un cercle approximatif, je joue avec la neige comme un enfant. S'asseoir et discuter, avec de la neige autour, et puis quoi encore. -  « Tu t’es toujours méfiée des humains, Melia ? » - Non? Enfin la question est pas pour moi alors je me tais et je continue à jouer tranquillement. Sous mes doigts la neige fais des vagues, douces, comme un océan. - « Vous semblez si différents, tous les deux.. »

Je lève la tête, appui le haut de mon dos à l'assise du banc et tourne mon regard vers les filles. - Bah c'est un peu l’intérêt en fait. On est tous différents. On a tous un caractère qui nous est propre, ça nous permet de réfléchir de façon différente. - Je souris, comme détenteur de la sagesse ultime. - Et clairement il vaut mieux cinq têtes différentes que cinq têtes identiques pour réfléchir à un problème. Plusieurs idées, plusieurs solutions. C'est quand même plus productif. - J'ai fini ma phrase au ralenti, occupé à manipuler la neige. Un sourire malicieux prend place sur mon visage et mes yeux gris observent les enfants qui jouent. - La tête, 100 points... - Une boule de neige venue de nulle part frappe le crâne de l'un des enfants, éclatant dans ses cheveux. Mon sourire s'aggrandi, mon corps incapable de rester immobile. Si ça c'est pas une bataille de boules de neige, je m'appelle pas Jack Frost.
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Ah ça, Jack est une tête de mule, je le reconnais volontiers, hochant la tête d’accord avec Snow. SI elle préfère que je l’appelle ainsi, je ne vois pas pourquoi je n’obtempérerai pas. Après tout, elle aussi utiliser un nom d’emprunt pour me nommer, tandis que Jack continue de m’appeler par mon nom véritable, ce qui, parfois, pourrait porter à confusion si plus de gens pouvaient le voir. Mais je ne peux pas l’en blâmer et parfois même, je lui en suis reconnaissante. Ce nom, Mania, est mon nom de naissance, le seul vestige de ma vie humaine, le seul qu’il me resta pendant longtemps, alors l’entendre prononcer de temps en temps, c’est toujours une bouffée de fraîcheur, tout en apportant un réconfort inattendu.

Entendre qu’une enfant n’a jamais cru en Bogdan, voilà quelque chose de pas banal. J’ouvre de grands yeux à cette nouvelle, sincèrement surprise, sans jugement ni valeur, simplement surprise, d’autant plus quand elle finit sa phrase et je finis par exploser de rire. Si Bogdan apprend cela, Jack sera sur la liste des enfants pas sages pour l’éternité, si ce n’est pas déjà fait.

"Jack, si tu voles du travail à Santa, rien ne va plus."

Mais mon ton est joueur, léger, la méfiance précédemment ressentie s’est effacée, bien que je fasse attention à ne pas révéler les noms véritables de mes homologues Gardiens. Qu’elle sache qu’il y en a d’autres était une chose, mais de là à tout lui révéler sur eux, non. Des histoires, des anecdotes, pourquoi pas. Mais pas plus, pour leur propre protection d’ailleurs, plus que la protection des autres gardiens. Je plains le premier qui aurait l’idée de s’en prendre à Bogdan ou Lothar…Ce n’est pas parce qu’ils gardent respectivement l’émerveillement et l’espoir qu’ils ne sont pas capables de se défendre. Je ne relève d’ailleurs pas leur défiance commune pour la fabrique de Santa, me contentant de lever les yeux au ciel affectueusement.

Les questions arrivent et si la première me concerne directement, puisque Jack a commencé à répondre aux autres, je le laisse terminer, tranquillement, avant de prendre moi-même la parole. Nous avons le temps.

"Jack a raison, nous sommes tous les cinq très différents les uns des autres, ce qui permets de voir un même problème sous plusieurs angles, et ainsi, trouver la meilleure solutions. Même si, je dois l’admettre, les réunions générales sont rarement calmes. Mais c’est aussi ce qui fait notre force : cette diversité pour un but commun." Je m’interromps le temps de voir ce que fais Jack et applaudis quand il réussit son coup. Il est rare qu’il manque, mais ce n’est pas une raison pour dénigrer ses réussites "Et c’est vrai, nous n’avons pas à proprement parlé de règles, plus des accords tacites dirons-nous. L’accord sine qua none étant de garder l’action des gardiens secrète. Nous sommes des ouvriers de l’ombre, ça a toujours été ainsi et ce n’est pas prêt de changer…" mais il fallait maintenant que l’aborde les questions me concernant "Pour en revenir à tes questions, Snow, je garde la mémoire de l’humanité, son histoire, intégralement. Aussi bien commune que particulière. Chaque personne sur cette Terre, j’en ai l’histoire, les évolutions…A condition que je prenne le temps de voir chaque personne individuellement, ce que je ne peux pas toujours faire. Mais disons 98% de la planète. Et non, je ne me méfie pas des humains, au contraire, mais protéger le secret est important. Alors oui, j’ai parfois tendance à me méfier de ceux qui semblent ou cherchent à en savoir trop. Qui sait ce que des personnes mal intentionnées pourraient faire avec ma mémoire, ou les capacités des autres gardiens ? C’est à la foi pour notre préservation que pour continuer à pouvoir œuvrer comme nous en somme investis que nous devons restés cachés. Enfin, sauf Jack, il a une situation un peu particulière. Enfin, pas vraiment, c'est plutôt moi qui ne suis pas le schéma dans l'histoire, mais passons."

J’espère qu’elle comprenait un peu mieux le pourquoi du comment de ma réaction initiale, bien qu’elle ait été un peu exagérée il est vrai. Jack n'avait pas exactement une situation particulière mais plus...Eh bien il est vrai que peu de gens connaissent et croient encore en Jack Frost, ce qui rend la vie de mon ami bien plus compliquée que celle de Sandy, Bunny et Santa...
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(Jack/Melia) « Believing is half the cure. »

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