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 Elenn ♦ Soirée explosive.

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▬ Mais je l'ai pas finiiiii !
▬ Ça suffit, on rentre ! Arrête ton cinéma ou tu vas prendre une fessée devant tout le monde ! Tu viens, maintenant ! Tu as gagné, tu vas en prendre une !

Assis sur une fauteuil se situant près de la fenêtre, je ne faisais que regarder la scène d'un œil distrait, essayant de ne pas m'en mêler. Le père disait à son gamin de venir, le gamin refusait. Souvent, les parents usent de la menace ou comptent jusqu'à trois, sans essayer de parler tranquillement avec leur mioche. Qui fait encore des enfants à notre époque ? Source de problèmes, source d'inquiétudes, source de convoitise. Je baisse mon livre et leur lance une oeillade, ils sont dans le rapport de force verbal. Il est tard et la bibliothèque ferme dans une petite demi-heure, et je voudrais finir mon chapitre. Le voilà maintenant qu'il l'attrape par le bras. Je serre les lèvres, remonte mon livre pour ne pas les voir. Outre les « shhhh » du bibliothécaire qui se contente d'exiger le silence avant de partir, il y a une jeune femme avec les bras chargés de livres de psychologie qui les juge du regard avant de partir.

Alors je cale mon marque-page dans le livre et je pose sur une table. Je vois les jointures de ses doigts blanchir alors qu'il serre le bras du gamin qui chouine : par caprice, frustration ou douleur, je ne prends pas le temps de me poser la question et me dirige vers eux d'un pas lent. Agacé, j'interviens sans introduction et demande directement au père : « Lâchez-le, lâchez son bras tout de suite. » Il me regarde de haut en bas, son ton de radoucit ; forcément il n'a plus à faire à plus faible que lui. Il marmonne au gamin qu'il va « voir ce qu'il aura à la maison ».

Il pleut, j'entends la pluie qui tapote doucement sur les vitres de la bibliothèque. Les longues étagères de bois se dressent de chaque côté de nos corps droits et avant que je n'ai pu vraiment m'en rendre compte, j'ai déjà les poings serrés sur son col. J'avale ma salive, reste immobile quelques instants alors qu'il n'essaie pas de se débattre. Les mots me manquent alors mon regard parle pour moi. J'ai l'impression de sentir ses doigts autour de mon propre bras, il n'a pas lâché son gamin alors je l'amène légèrement vers moi et je le claque contre l'étagère dans son dos. Sous l'effet de la surprise, ses doigts se desserrent, le gamin s'enfuit pour demander de l'aide au bibliothécaire et finalement, ma main le saisit au cou, faisant juste assez pression pour couper partiellement sa respiration. Je passe l'autre main dans son dos et travers l'allée des sciences sociales alors qu'il se débat faiblement, ses jambes n'ayant pas le temps de se raidir pour le porter à nouveau.

Il pleut, mais je n'entends plus la pluie qui tapote doucement sur les vitres de la bibliothèque. Je l'entraîne simplement plus loin. Les néons sautent successivement sur notre passage jusqu'à laisser le fond du secteur dans une semi-pénombre. Sans plus d'avertissement, mon poing s'abat sur son visage une première fois. Je me redresse, le regarde gesticuler en essayant de comprendre. Ma réaction n'est pas démesurée, elle ne l'est pas. Les cris du gamin me ramènent à la réalité. « Il y a un homme qui fait du mal à mon papa. » Les enfants, ces êtres illogiques qui ne savent plus que brailler, pleurer, et demander qu'on leur rende leur douce dépendance parentale. Je reste au-dessus de lui.
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Voyager, découvrir le monde. En dehors de la période où elle était militaire - et encore, il s'agissait là d'une facette bien triste de l'univers - Ellen n'en avait jamais vraiment eu l'occasion. D'abord par manque d'argent parce que ses parents ne roulaient pas sur l'or et que ses vacances d'enfance elle les avait passé dans le Bronx. Ensuite parce qu'elle avait manqué de temps compte tenu de sa carrière. Le temps filant et la vie faisant, ses priorités avaient changés. Quand des économies étaient faite avec Ethan, c'était pour partir en vacances, certes, mais pas loin de New York et pour offrir des cadeaux de noël convenables à leur fille. Aujourd'hui, maintenant que tout ça s'était envolé, qu'elle était relativement bien payée pour avoir un train de vie normal sans se soucier de ses frais quotidiens, qu'elle n'avait plus à faire d'économie pour quoi que ce soit, c'était le manque d'envie qui l'empêchait de partir. Certes, son travail lui prenait beaucoup de temps - et heureusement pour elle dans un sens - mais même si elle en avait, du temps, elle se rendait compte que partir seule n'était pas dans ses envies et qu'elle en souffrirait d'autant plus, alors autant rester à New York. Seulement, en restant ici, ses envies de découverte ne pouvaient pas être satisfaites. Elle avait appris à parer à ce problème par les livres. La lecture sur les différentes civilisations, sur les pays de ce monde, sur les animaux terrestres comme marins lui permettait de découvrir le monde en restant les fesses dans un fauteuil et sans avoir cette sensation de solitude qu'elle aurait dans les voyages. Elle se plaisait ici, dans le calme de la bibliothèque, dans le seul bruit des pages qui se tournaient ou des frottements des livres entre eux quand ils étaient retirés ou remis dans les étagères, dans le...

Vacarme d'un enfant qui semblait appeler à l'aide à sa façon. Ses cris étaient presque couverts par l'explosion soudaine de quelques néons d'éclairage. Autant dire que l'adrénaline montait d'un seul coup et ne faisait faire qu'un tour au sang d'Ellen. Bien avant d'être une agente de la HPU, elle était humaine et elle ne répondait qu'à ses instincts qui lui disaient d'aller voir, d'aller secourir un homme - un père même - possiblement en danger sans savoir ce qui allait l'attendre. Naturellement, elle n'avait pas son arme avec elle - elle n'était pas en service il fallait dire - et elle n'avait aucun moyen de défense en dehors des techniques de combat qu'elle avait apprise tout au long de sa vie et dans ses différentes carrières. Sommant au jeune garçon de rester avec le bibliothécaire, Ellen se dirigeait vers la pénombre, son arrivée trahit par le craquement des morceaux de néons sous ses pieds. A l'approche du lieu de l'attaque, un homme était à terre, le sang coulant quelque peu de son nez probablement cassé tandis qu'un autre se tenait debout, la mâchoire serrée. En principe, Ellen aurait demandé à l'homme de s'éloigner et de ne pas aggraver son cas - parce qu'il encourait clairement de possibles poursuites pour coups et blessures - avec un geste de la main. La pratique voulait que le geste de la main était là mais pas les paroles... elle n'en avait pas le temps parce que ce geste anodin avait engendré l'explosion d'une étagère. Des livres se retrouvaient déchiquetés, des morceaux de bois avaient volés et l'étagère s'écrasait sur elle-même ne laissant que peu de temps aux deux hommes de s'éloigner.

La brune comprenait dans l'instant. L'un des deux hommes était un mutant et sans le sentir, elle lui avait volé un pouvoir de destruction massive. Le problème était qu'elle ignorait totalement son fonctionnement. Elle avait l'habitude de ce genre de situation. Elle savait qu'elle devait prendre une grande inspiration, se calmer, respirer pour faire redescendre la pression mais l'épuisement et les cris de l'enfant apeuré ne l'aidaient en rien. Elle voulait s'éloigner, laisser le quart d'heure passer pour que le mutant reprenne son pouvoir. Elle devait penser à autre chose, oublier. Pour se faire, elle se concentrait sur les vitres donnant à l'extérieur. Le ballet des voitures pourtant silencieux dans la bibliothèque devrait suffire pour la tenir concentrée et ne pas engendrer plus de dégâts. Pour ça elle devait s'approcher mais ce simple mouvement faisait exploser les fenêtres en mille et un éclats et la fatiguait davantage. A genou sur le sol, elle se recroquevillait sur elle-même, croisant les bras entre ses cuisses et son buste. « Allez-vous en! » Elle ne devait faire aucun geste, aucun mouvement, c'est tout ce qu'elle voyait comme solution - ou éventuellement qu'on l'assomme - alors que la fatigue prenait possession de chacun de ses membres, la rendant un peu plus incapable de se contrôler, peu consciente que le sol commençait à se fissurer autour d'elle suite à une troisième explosion qui fragilisait la structure du sol.
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Il porte la main à son nez, à son visage et d'un geste de la main, je lui intime l'ordre de rester à terre pour l'instant. Pas pour le protéger, pas pour l'empêcher de rejoindre son gamin mais surtout parce que je ne veux pas voir son visage sous mes yeux pour l'instant, j'aurais envie de le broyer. Il respire fort, ça ne me dérange pas outre mesure. Bientôt, le gamin se calme, et moi aussi. Je porte la main à mon front puis en viens par me tourner vers l'homme au sol. Comme une vérité universelle, je lui annonce simplement : « Vous êtes tombé. » Mon regard se fait pressant jusqu'à ce qu'il acquiesce. Good boy. Estime-toi heureux l'ami, d'autres t'auraient tué pour bien moins que ça, simplement pour avoir cassé le calme ambiant. Ma foi, les néons du plafond seront réparés, ton nez aussi et ta dignité s'en remettra. Je soupire légèrement, je pense aller me rasseoir pour aller terminer ma lecture sur la demi-heure qu'il reste. Ensuite je pourrais peut-être rentrer chez moi et essayer de dormir, ou peut-être sortir, selon l'envie du moment.

Des pas s'annoncent sur les morceaux des néons qui jonchent le sol. Je fais à mon tour un pas vers la personne, m'attendant à découvrir le bibliothécaire ou le vigile – un flic à la retraite qui aura fait une crise cardiaque avant d'arriver dans ce secteur depuis l'entrée – mais la silhouette ne correspond pas. La jeune femme lève, je vais lui dire qu'il n'y aucun problème quand son mouvement engendre une explosion au-dessus de nous. Le bois éclate, le papier léger des livres s'embrase et se fane pendant que mon bonhomme marche à quatre pattes sur le sol, se coupant les mains au passage. Il fait un pas vers la femme et s'arrête finalement à mi-chemin. Je me suis légèrement penché, mon regard maintenant rivé sur cette femme qui a déclenché l'explosion.

Est-ce qu'elle aurait le même pouvoir que moi ? Hormis le fait qu'elle soit nulle pour le contrôler en dépit de son âge. Le gamin se remet à crier, je m'écarte alors qu'elle fait exploser les vitres maintenant, je ne comprends pas vraiment le but de la manœuvre. Elle s'énerve, elle s'épuise à faire exploser le verre qui s'abat sur le sol comme une cascade éphémère. J'observe le spectacle, cherchant à simplement ne pas être dans sa ligne de mire. Même si je n'ai maintenant plus besoin de mes mains, elles m'aident pourtant à diriger les explosions les plus puissantes, auxquelles je n'accède pas quand je peux être paniqué, énervé, dans tous mes états. Et d'ailleurs heureusement, en fait. Je n'imagine pas les dégâts pendant mes premières nuits de sommeil au-dehors des locaux d'Hydra.

Elle tombe à genoux alors le père se remet debout et en profite pour s'enfuir. Alors je refais un pas dans sa direction quand le sol se met à trembler. Ce n'est pas moi, donc c'est à nouveau elle. Je tourne le visage sur le côté, observe les étagères qui commencent à vaciller sous le mouvement du sol. D'un mouvement brusque, je passe un bras autour de sa taille pour l'obliger à se lever. Sans me soucier que ses pieds puissent toucher le sol ou qu'elle puisse au moins se mettre debout, je l'entraîne vers une autre partie de la bibliothèque. Je m'attends à ce que le bibliothécaire ait commencé à attirer l'attention à l'entrée alors je regarde l'un des murs – sachant que nous sommes au rez de chaussée – et me concentre pour le faire exploser, nous laissant une porte de sortie. Il ne se passe rien. Je lâche la demoiselle, une autre explosion se produit et pas où je l'aurais souhaité. Je me penche légèrement, observe le plafond s'effriter. Et si je lui brise la nuque, elle me rend mon pouvoir ou elle meurt et elle l'emporte avec elle ?

Je lui fais face ; je n'attends pas qu'elle se mette à parler et dans le coude, je la frappe au visage. Une première fois et comme elle ne s'écroule pas immédiatement, je passe la main derrière sa tête, amène son front contre le mien. Pas dans ce mouvement touchant d'un contact qui oblige au face à face, non, ma tête frappe la sienne d'un coup sec et cette fois, son corps déjà fatigué tombe sur le sol. Je ne la retiens pas et la considère quelques instants alors qu'elle gît sur le sol. Et maintenant ? Toujours rien. Je me sens agacé. Je la prends par les épaules, je n'aurai qu'à faire croire qu'elle est éméchée. Nous sortons par l'entrée principale, alors que les gens se sont éloignés, croyant à une nouvelle attaque à la bombe. Je la prends dans mes bras quand finalement, elle me retarde plus qu'autre chose. Nous passons devant le Raine Lounge et je rentre avec elle. Je prends son portefeuille que je fouille rapidement. Je vérifie l'adresse, regarde un peu l'argent qu'elle peut avoir sur elle. Je me sers, c'est rien mais ça paiera mon prochain verre. Je prétexte, quand l'attention se porte sur elle, qu'elle vient de sortir et qu'elle s'est mangé le trottoir. Quelques étudiants gravitent autour d'elle, et je l'abandonne sur une banquette, allant me commander un verre après avoir pris soin de jeter le portefeuille dans une poubelle des toilettes. Je vérifie mon arme à ma ceinture et me détends quand un scotch touche mes lèvres. Deux fêtardes restent avec la fille, l'une frotte son front alors que la seconde lui parle, lui donnant des conseils stupides qu'elle n'entend pas : tu devrais boire un peu d'eau, rentrer chez toi, te faire raccompagner, etc. Je l'observe de loin, attendant qu'elle reprenne connaissance.
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Tout allait très vite, trop vite. Ellen se retrouvait avec un pouvoir qu'elle ne connaissait pas - ne changeons pas les mauvaises habitudes, n'est-ce pas ? - et qu'elle ne contrôlait aucunement. Elle avait du mal à comprendre son fonctionnement et plus les explosions s'enchaînaient, moins elle arrivait à se concentrer pour le refréner, le comprendre et le stopper. C'était trop de bruits, trop de cris, trop de dangers, trop de peurs, trop d’épuisement. Elle captait à peine qu'on l'avait l'entraînée loin des étagères qui s'écroulaient les unes sur les autres comme des dominos. Si le don se contentait de s'arrêter de lui-même si elle ne bougeait pas, ça aurait été plutôt simple de l'arrêter mais ce n'était pas le cas. Elle avait beau faire preuve de silence et d'aucun mouvement, les explosions s'enchaînaient les uns après les autres, risquant leurs vies à chacune d'elle. Elle ne savait pas ce que l'homme voulait faire - probablement trouver une porte de sortie mais elle était trop épuisée pour s'en rendre compte - et ce n'était qu'un violent coup au visage qui la réveillait vraiment par la douleur, la faisait légèrement vaciller sans pour autant la faire tomber puis... le trou noir. Son cerveau avait enregistré un mouvement sec vers elle, un impact frontal - c'est le cas de le dire - et plus rien.

Ce n'était que plusieurs minutes plus tard qu'elle se réveillait affalée sur une banquette - balancée-là plutôt - et entourée de deux jeunes filles visiblement alcoolisées. Se redressant sans geste brusque, craignant de faire une connerie avec le don qu'elle avait ramassé, elle remerciait gentiment les deux demoiselles en les congédiant d'un sourire rassurant et de quelques mots à même de leur faire comprendre qu'elle allait bien. Enfin qu'elle allait bien... c'était vite dit. Son visage lui faisait mal et un bras la faisait souffrir. Les coups portés en étaient la cause et sûrement que pour son bras, elle était mal retombée dessus. Elle se sentait toute groggy en se relevant de la banquette et par réflexe, elle regardait sa montre pour savoir depuis combien de temps elle était là, depuis combien de temps elle avait perdu connaissance. Dix minutes. Dix minutes qui, selon la naïveté dont elle pouvait être capable partout - surtout en étant sonnée de la sorte -, avaient suffit pour qu'on lui vole son portefeuille. Super... sa bonne soirée se transformait en soirée de merde. Cela dit, dans son malheur, un petit bonheur, elle avait toujours son téléphone et ses clés, autant de voiture que d'appartement.

Se dirigeant vers la sortie sans se préoccuper de savoir comment elle avait atterrit là, elle voulait juste rentrer chez elle et prévenir l'unité de l'HPU que c'était elle qui avait malencontreusement détruit une partie de la bibliothèque du quartier. Ses clés de voiture en main, elle était persuadée que le mutant a qui elle avait volé le don n'était pas loin mais plus vite elle s'éloignait, plus vite il allait pouvoir récupérer son don. A cet instant c'est tout ce qu'elle voulait mais il n'était clairement pas de cet avis. Sentant une pression sur son épaule qui la faisait se retourner, elle se retrouvait face au grand brun de la bibliothèque. En le voyant-là, finalement, ça ne l'étonnait que peu qu'elle se soit évanouie suite à son coup de boule, bref. Sans aucun geste brusque, elle levait les mains innocemment, comme si elle cherchait à prouver qu'elle n'y était pour rien... et dans un sens, c'était le cas. « Ne me frappez pas, d'accord? Ça ne changera absolument rien au problème. » Au fait qu'elle possédait son don notamment. « Je contrôle aussi mal votre don que le mien. Je sais seulement qu'il faut me croire sur parole quand je vous dis que si on se tient assez éloigné l'un de l'autre pendant un quart d'heure, vous retrouverez toutes vos capacités. » Alors qu'il arrête de la suivre, ça sera le mieux pour l'un comme pour l'autre. Elle aurait pu lui faire une remarque sur le fait de l'avoir frappée d'ailleurs mais elle était fatiguée, physiquement et moralement et elle n'avait clairement pas besoin de ça. Sans compter qu'en plus, avec ces gestes brusques, il leur avait sûrement sauvé la vie.
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Je bois tranquillement mon verre, elle n'a pas encore repris connaissance. Je jette un coup d'oeil à sa carte d'identité, elle n'habite pas bien loin. Elle a un nom d'épouse, et pourtant pas ou plus d'alliance au doigt. Quand je la regarde, les paupières baissées, je me demande à peine une seconde ce qu'il s'est passé avant de me dire que finalement, ça ne me concerne pas et je m'en fous. Je lève mon verre, histoire qu'on m'en resserve un. Je me sens mal à l'aise dans cet endroit, avec ces étudiants qui font la fête. Ce n'est pas le genre d'environnement où je me sens bien, ils boivent, parlent trop fort, se cognent les uns dans les autres, philosophent sur la vie parfois et surtout, il y a trop de monde. Oh je ne suis pas agoraphobe et je n'ai pas peur des foules non-plus, c'est simplement que je n'aime pas ça.

Je pivote sur le tabouret pour lui lancer quelques œillades de temps à autres, j'espère qu'elle ne va pas mourir avec mon pouvoir. Je regarde l'une des bouteilles en face de moi, cherche à la faire exploser sans résultats et ma mâchoire se contracte, voilà qui me contrarie. Je ne suis pas dépendant de ce pouvoir, je ne l'ai jamais été mais j'y suis quand même attaché. Ça y elle, elle revient à elle. Je termine mon verre, et elle me l'offre vu que je paie avec son argent. Merci brunette. Je la suis du regard alors qu'elle se lève. Elle jette une œillade sur sa montre, manifestement hébétée et peut-être encore sonnée par les coups que je lui ai donnés. Les jeunes filles l'appellent, l'invitent à rester, à boire un verre d'eau. Je me lève tranquillement, elle ne va pas se mettre à courir subitement. Je la laisse sortir la première puis attends quelques instants avant de la suivre.

Alors qu'elle a une petite longueur d'avance, je presse le pas. J'attends de presque arriver à son niveau, je regarde son ombre qui danse sur le sol et je l'arrête d'une simple main contre son épaule. Elle me semble plus fragile, pourrait presque vaciller sous le geste. Son premier réflexe est de lever les mains, attends je n'ai pas encore sorti d'armes. Je fronce les sourcils en l'observant et me fige à ses premiers mots. Ma main reste accrochée à son épaule et je la regarde dans les yeux. Une bosse fait son apparition sur son front. J'entends bien qu'elle continue de parler, j'entends bien ce qu'elle me dit mais je reste quelques instants à la regarder, ma main fermement serrée autour de son épaule. Une forme bleue apparaît autour de son œil. Sa lèvre se met à saigner. Son arcade pleure trop de sang et les larmes rouges dévalent sa joue. Ses yeux se ferment. Ses pommettes fracturées semblent diminuer en taille. Son visage disparaît sous la plaie, c'est ainsi qu'elle pourrait être. Je retire doucement ma main, de peur de la casser. Et plus mes doigts s'éloignent de son visage et plus ce dernier semble reprendre son aspect normal.

J'expire doucement en la regardant reprendre ses couleurs. Je lance un regard sur le côté, effectivement, je ne possède pas mon pouvoir à cet instant. Alors tant qu'elle est près de moi, je lui dis fermement : « Ne pensez pas à ce qui ne doit pas exploser, ne focalisez votre esprit sur rien. Faites le vide, et ça ira. » C'est le mieux qu'elle puisse faire. Le calme ne l'aidera pas, parce que c'est quand je suis le plus calme que je peux causer les plus gros dégâts. Il n'y a que le néant qui puisse l'aider, un souvenir perdu, un visage à demi-effacé dans une brume sans fin, et se couper de la réalité quelques instants. Elle pourrait penser à un arbre. Un arbre immense au milieu d'un désert aride. Ou un lac, un lac où elle aurait toujours pied.

J'approche ma main de son front, baisse les yeux sur elle, lui intimant silencieusement l'ordre de ne pas bouger. Le bout de mes doigts frôlent à nouveau sa peau et me concentrant sur cette maigre tâche : « Vous ne parlerez jamais de moi, Ellen Morgan, n'est-ce pas ? » Finalement, mon regard en vient à croiser le sien. J'éloigne ma main de son visage : « C'est superficiel. » dis-je simplement, pas pour la rassurer spécialement. Ou peut-être que si, je ne sais pas. Ça commence ainsi, d'abord la peur et ensuite la haine. Ce sont les faibles qui choisissent de s'acharner sur ceux qui ne peuvent pas se défendre, et dont ils ne veulent rien obtenir, encore et encore.
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Sa puissante main contre son épaule était légèrement douloureuse. Il ne semblait pas vouloir la lâcher, sûrement peu persuadé des paroles d'Ellen. Pourtant elles étaient tout ce qu'il y avait de plus véridiques. S'ils s'éloignaient, elle serait débarrassée de son pouvoir, il y aurait de nouveau accès et tout rentrerait dans l'ordre. Néanmoins, il ne disait rien, restait là, le regard dans le vide, à l'observer comme si elle avait une tronche de travers à la Picasso. Evidemment, elle le sentait, une bosse commençait à sortir de son front, son bras devait avoir un sacré bleu mais elle n'avait tout de même pas une tête à faire peur à ce point-là, si? Elle en doutait jusqu'à ce que l'homme reprenne enfin ses esprits et se décidait à la lâcher, appuyant son geste par des mots. Des conseils... Elle ne s'y attendait pas vraiment à celle-là. Faire le vide? Facile à dire mais beaucoup moins à faire. Si le quotidien de cet homme se résumait à ça, elle le plaignait grandement. Heureusement pour lui, il maîtrisait son don bien mieux qu'elle ne le faisait elle-même. « Je veux juste rentrer chez moi. » Et être tranquille. Oublier tout ça, oublier cette belle journée qui se transformait en désastre. Elle cherchait pourtant à mettre en pratique les conseils du géant. Se forcer à se focaliser sur rien... c'était difficile parce que c'était dans ces moments-là qu'on était le plus à même à penser à tout et n'importe quoi. Le plus simple était de penser à quelque chose qui n'existait pas. Au moins, même si elle y pensait bien trop fort, quelque chose qui n'existe pas n'explose pas. C'est tout naturellement qu'elle se focalisait sur les licornes... et si un mutant avait ce don, elle en était par avance désolée.

Par réflexe, elle reculait légèrement la tête sous la douleur. Les geste de l'homme avaient beau être doux, frôler une bosse ou un bleu et ça restait douloureux, surtout lorsqu'ils étaient aussi récents. Fronçant légèrement les sourcils à sa question, autant dire que les licornes avaient disparus. Ce genre de question était profondément suspect. Quelle personne veut se faire oublier à ce point? Quelle personne ne souhaite pas qu'on l'évoque alors qu'on le connait à peine, pas même son nom? Même si elle disait à quelqu'un qu'elle avait attrapé le pouvoir d'un mutant capable de faire exploser des immeubles entiers, qu'est-ce que cela changerait? « Il n'y a que les gens recherchés qui souhaitent qu'on ne les évoque pas... » Comme s'ils avaient disparu de la circulation... Elle avait conscience qu'elle touchait probablement une corde sensible, qu'elle risquait des problèmes s'il avérait être un type dangereux. Elle ne lui avait pas promis qu'elle ne parlerait pas de lui et elle ne comptait pas le faire de toute façon. « Dans le pire des cas, je ne parlerai que d'un grand barbu brun, mutant, sans nom. Ça ne changera rien à votre vie ni à la mienne. » Tendant la main vers lui, elle croisait son regard et finissait avec l'évidence qu'elle n'avait pas encore relevé. « Je peux récupérer mon porte-feuille? » Il avait disparu de ses poches, le brun en question connaissait son nom... la logique avait son bout de chemin.
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« Je veux juste rentrer chez moi. » Cette phrase semble totalement stupide, ou je devrais plutôt dire qu'elle l'est. À un moment donné, ils veulent tous rentrer chez eux, fermer la porte d'entrée et se dire que rien ne pourra les atteindre. Cette remarque m'étonne d'elle, parce qu'elle témoigne d'une naïveté que je ne pensais pas qu'un agent de la HPU posséderait encore. Je l'observe, les traits de son visage presque devenus juvéniles alors qu'elle a laissé échapper ces quelques mots.

Elle peut bien rentrer chez elle, ce petit chez-elle dont j'ai désormais l'adresse d'ailleurs. Qu'elle rentre maintenant, ou qu'elle disparaisse, quelle réelle importance ? Néanmoins, même si elle vient à penser à son petit chez-elle, il ne risque pas d'exploser sans la proximité géographique ni le contact visuel... Néanmoins, je lui offre un conseil pour éviter qu'elle ne fasse tout exploser sur son passage, comme elle a failli le faire à la bibliothèque. Je vais d'ailleurs devoir en trouver une autre, parce qu'elle a mis son grain de sel en venant se mêler d'une discussion entre moi et un autre homme... Je ne la tuerais pas pour ça, je ne suis pas si impulsif, pas si colérique et tant qu'elle ne représente pas un ennemi ou un danger immédiat, je n'ai aucun raison de prendre l'initiative de l'attaquer directement.

Je passe ma main contre son front, elle marque un mouvement de recul. « Il n'y a que les gens recherchés qui souhaitent qu'on ne les évoque pas... » Le danger immédiat ou la menace viendraient-ils de faire leur apparition dans l'équation ? Je l'observe, essaie de voir si c'est un soupçon de bêtise – la précipitation ou l'impulsivité ne se contrôlent pas, ou ils reviennent vite au galop même quand on veut s'en débarrasser – ou une menace dissimulée sous cette petite remarque anodine. Elle est entraînée, et je le suis aussi. J'aurais toutes mes chances de lui rompre le cou si je le décidais, surtout après le coup qu'elle a reçu tout à l'heure.

« Dans le pire des cas, je ne parlerai que d'un grand barbu brun, mutant, sans nom. Ça ne changera rien à votre vie ni à la mienne. » Je ne l'écoute pas, je me penche doucement vers elle et lui souffle : « Il n'y a que les gens stupides pour faire des commentaires de ce genre, au lieu d'acquiescer et se taire ensuite. » Je croise finalement les bras sur mon torse et lui fais un signe du menton pour qu'elle s'en aille mais elle a la prétention de demander son portefeuille. Son argent ne m'intéresse pas vraiment, même si je l'ai pris. Mais j'ai assez pour vivre de mes précédents contrats et de nos missions actuelles, mais je ne lui rendrai pas. D'abord, je garde ses papiers, et ensuite, c'est à moi désormais. Tout simplement. « Vous vouliez rentrer chez vous, tout le monde aspire à retourner au nid à un moment donné. Alors allez-y, Ellen. Rentrez. Je n'ai aucun grief contre vous. » Je fais un pas en arrière, m'éloignant un peu d'elle pour lui laisser un peu d'air, et l'occasion de s'en aller...
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Un rire nasal se faisait entendre à leurs oreilles. Il venait réellement de dire qu'elle était stupide pour avoir fait une telle remarque? C'était drôle comme les choses étaient vues d'une manière si différente d'une personne à une autre. « Le premier idiot est probablement celui qui a évoqué le souhait de ne pas l'être, évoqué. » Elle n'aurait même pas eu l'idée de le faire s'il n'avait pas relevé, réellement. Il n'était pas le premier mutant à qui elle volait le pouvoir sans le connaître, il n'était pas le premier mutant à s'arrêter à sa hauteur et lui demander des comptes. Il n'était qu'un énième, un énième qu'elle aurait eu vite fait d'oublier s'il n'avait pas fait cette remarque qui éveillait évidemment sa curiosité. Pourquoi ne souhaitait-il pas être évoqué? Pourquoi semblait-il la menacer d'un coup à chaque fois qu'il ouvrait la bouche? Ellen ne pouvait pas s'en empêcher, elle l'observait comme si elle appréhendait quelque chose de sa part, comme si elle cherchait à mémoriser ce visage dans les moindres détails. Pour sûr qu'avec sa réflexion, elle finirait bien par avoir la curiosité assez grande pour se mettre à fouiller sur lui. Pas de nom, pas de prénom, tant pis, elle ferait avec, ce n'était pas comme si elle n'avait pas l'habitude de toute façon. Ça faisait partie de son métier, de ses compétences de le faire. Des compétences, elle en avait d'autres, comme obtenir ce qu'elle voulait par exemple - bon, ça ne fonctionnait pas toujours, certes mais ça, ça dépendait grandement des personnes face à elle et elle avait l'intime conviction que ça n'allait pas être simple avec lui.

Tout ce qu'elle demandait, c'était son portefeuille, rien de bien compliqué en soi si seulement il ne s'évertuait pas à rendre tout compliqué. C'était son portefeuille, ça lui revenait de droit non? L'argent, elle s'en foutait probablement autant que lui mais les papiers, elle les voulait. Non seulement parce que c'était personnel mais en plus, tous les refaire, autant sa carte d'identité que celle du recensement, son permis de conduire, faire opposition et obtenir une nouvelle carte bancaire, ça mettait un temps fou et ça ne l'arrangeait pas du tout. L'imitant, elle croisait les bras sous sa poitrine et lui servait l'un de ses sourires qui voulait clairement dire qu'elle ne bougerait pas d'ici, c'était hors de question. Elle voulait son portefeuille et elle l'aurait. « Moi j'en ai un contre vous et je lâcherais pas l'affaire. » Et ça, il allait vite le comprendre. « C'était peut-être pas la meilleure de vos idées de me dire comment contrôler votre don. » Est-ce que c'était une menace de faire exploser un truc? Probablement... certainement même à vrai dire. « Je ne vous pense pas assez idiot pour me laisser rameuter tout le quartier. » Parce que ça ramènerait du monde, pour sûr. « Rendez-moi mon portefeuille et je vous laisserais tranquille, c'est tout ce que je vous demande. » Rien de compliqué, allez, un effort de gentillesse, rien qu'une fois... sinon elle saurait bien obligé de l'arrêter pour vol... ça aussi c'était dans ses compétences.
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Je lève les yeux à sa remarque, je m'attendais à un peu plus de conscience professionnelle, là avait été mon unique erreur et plus elle parle, plus elle s'entête à me convaincre que je ferais mieux de la tuer et l'abandonner sur place, tout simplement. Mais il y a toujours eu deux types d'assassins, à mon sens. Ceux qui donnent un ordre. Et ceux qui l'exécute. Je suis de ceux qui exécutent les ordres et je ne prends pas de plaisir à tuer gratuitement. Ce n'est pas un système de valeur, ni même celle que je pourrais attaquer à la sacro-sainte « vie humaine » mais une question de respect envers ce que je suis, ce que j'ai appris. Je n'ai jamais été personne et cela ne me peine pas, bien au contraire. J'apprécie assez le fait à ne pas devoir m'occuper d'une véritable famille et ne me charge que de celle que j'ai choisie, ou du moins ce qui s'en rapproche. Voilà qui est plus exact. Je n'ai pas besoin de me sentir supérieur, plus fort ou ayant l'avantage, je n'en ai jamais eu besoin. Mais avant tout, je tiens à ce que l'on me laisse tranquille. Qu'elle fasse comme elle a dit, et que rien ne change dans sa vie ni la mienne. Et qu'aucun d'entre nous n'ait à terminer l'autre au milieu de la rue, de préférence.

Elle croise les bras et affiche une sorte de sourire triomphant, avant de m'avertir qu'elle a, elle, un problème avec moi. Du moins elle en aura un tant qu'elle n'aura pas récupéré ce qui lui appartient. Quelle réelle valeur peuvent avoir toutes ces cartes ? Cela ne peut pas être par principe, pas autant de ridicule dans cette petite femme. Je me décale, si elle ne veut pas bouger, je peux bien la contourner mais je m'arrête quand elle fait une remarque sur le contrôle de mon pouvoir. Cette fois, c'est à moi d'esquisser un léger sourire, entre le défi et la moquerie.

Ce pouvoir je le connais, je le connais parfaitement et cela même si je n'en ai pas encore touché toutes les possibilités. Je me tourne doucement vers elle, alors elle veut le jouer comme ça ? Sur la menace que d'autres personnes ne viennent ? Pas de problème. D'un geste sec, mes doigts viennent attraper son cou et je l'amène à moi, ma main dans son dos pour limiter d'éventuels mouvements de recul, pour limiter ses mouvements, tout simplement... « Ce n'est peut-être pas la meilleure idée de me menacer. Vous voulez tout faire exploser Ellen ? Allez-y. Je m'en irai et d'un mouvement, je ferai exploser vos yeux, je ferai exploser vos mains avant de vous ensevelir sous les décombres de ce qui fut votre maison, celle que vous vouliez rejoindre. Je vous le redis, sans haine, je n'ai aucun grief contre vous. Mais je n'aime pas que l'on me menace. »

Je la relâche et la pousse en arrière. Je crois sentir des tremblements. Je dégaine mon arme et la pointe dans sa direction : « Ce fut un échange intéressant, venez donc emprunter un livre si un jour vous cherchez un travail moins... » Je la range à ma ceinture dans un geste lent, restant tout de même près à l'abattre si elle essaierait par bêtise ou arrogance d'user de mon pouvoir contre moi.
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Ça lui coûtait quoi de lui rendre son portefeuille, sérieusement? Un peu de bonté? Ça avait l'air de le tuer de devoir en faire un peu preuve - bien qu'elle n'avait pas conscience qu'en la laissant en vie, c'était exactement ce qu'il était en train de faire. Alors oui, évidemment qu'elle était énervée et elle s'en donnait le droit puisqu'elle n'était pas dans le cadre de son travail. Tout ceci n'était que personnel bien que cet idiot avait assez piqué sa curiosité avec ce mystère qu'il instaurait autour de son identité pour qu'elle veuille sérieusement fouiller dans les dossiers de son boulot. Enfin ça, c'était une autre histoire qu'elle s'abstiendrait de lui dire, elle n'était pas idiote à ce point non plus. De toute façon, elle n'avait le temps de rien dire qu'elle se retrouvait rapidement prise au cou et bloquée proche de lui. Elle tentait de le repousser en posant ses mains sur son torse mais c'était impossible. Ellen n'était pas spécialement petite ni frêle mais à côté d'une montagne comme lui elle ne pouvait rien... ou presque. Alors qu'il la menaçait à son tour de la tuer, elle sentait sous ses mains avides de liberté le portefeuille de l'homme. Le moment était idéal pour lui piquer en douce et le fourrer dans sa poche à son tour. Si on apprenait le combat et la stratégie à l'HPU, l'armée et notamment Lewis lui avaient appris bien plus. Pour sûr qu'elle pourrait aisément devenir pickpocket si elle le voulait. Avec ses papiers en sa possession, pour sûr que son identification serait bien plus simple soudainement.

Quand enfin il la relâchait et la menaçait à présent d'une arme, elle ne pouvait que se dire qu'elle se contenterait du silence pour le moment et qu'ils allaient très certainement se revoir au moment voulu. Même si elle n'était pas en service, elle restait une agente de l'HPU et c'était clairement une mauvaise idée de la menacer de la sorte et de la voler. Il devait bien se douter qu'après ça, elle chercherait certainement après lui, à le connaître davantage, à comprendre le pourquoi d'un tel désir et d'une telle réaction. Néanmoins, elle n'omettait pas qu'il lui avait sauvé la vie - en l'assommant sauvagement, certes - et c'était là la seule raison qui lui faisait dire ces quelques mots. « Nous nous reverrons, soyez en sûr... et pas besoin d'un livre pour ça. » Quant à la réflexion sur son travail, elle en avait malheureusement trop l'habitude pour s'attarder dessus, hormis peut-être qu'elle notait que c'était un travail qui semblait le déranger. Un anti-humain? Un anti-hpu pro humaine? Un mutant en colère contre les lois du gouvernement? Elle finirait par trouver son identité, elle s'en faisait la promesse alors qu'elle s'éloignait d'abord à reculons avant de tourner les talons et disparaître au coin de la rue, les mains dans les poches de sa veste dont l'une caressant avec satisfaction le cuir du portefeuille de l'homme.
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