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 Boxing as a champion | Warren W.

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Quand Dimitri arrive, la discussion dérive ! Et surtout quand il se sent obligé de divulguer les surnoms qu'il a distribués à tout le monde, sans savoir comment ils vont réagir. Je m'attends à un moment donné que Rachel lui laisser tomber le reste de son café sur la jambe mais elle se contente de demander pourquoi. Dimitri lève un savant index vers le ciel et précise que, comme je l'ai souligné, ce n'est pas à cause de la poitrine de la jeune femme. Je me mets à ricaner, il déforme mes propos en plus. Ça y est, c'est sûr, il m'en veut ! Comprenant malgré tout que sa remarque est volontairement ambiguë – comme si je faisais des commentaires sur les seins de Rachel tous les quatre matins – j'essaie de ne plus rire et choisis la meilleure solution qui soit à cet instant, enfouir mon visage dans mes mains en secouant la tête. Finalement, je refais surface avant de corriger : « Aloooors, je n'ai pas parlé de la poitrine de Rachel spécifiquement, j'ai juste dit qu'il me semblait que les Amazones se coupaient un sein pour mieux tirer à l'arc. » Voilà, maintenant, arrête-toi là. « Or Rachel... » Mayday, mayday ! Stoooop ! « Tu veux un nouveau café ? » Il n'y aura pas de poulet au menu de ce soir ! Je souris, content de m'être stoppé à temps.

Du coup, je me tourne vers Dimitri, et l'encourage donc à donner la véritable explication. Il se penche vers Rachel et lui dit qu'on – omg il dit encore « on » – a bien vu qu'elle avait une âme de guerrière et surtout qu'elle avait un sacré punch. Ah, ça c'est vrai, ça fait un peu psychopathes qui l'avons observée pendant qu'elle s'entraînait mais c'est vrai. Je lève les yeux au ciel puis tapote l'épaule de Rachel en lui disant que c'est un véritable compliment. En même temps, Dimitri c'est une crème, je ne l'imagine même pas dire quelque chose pour être véritablement méchant, même s'il lui arrive comme moi de faire preuve de maladresse. Mais c'est un brave gars.

Vient le moment de donner mon surnom à moi. Bon d'accord, je dois admettre que ça m'a fait rire le jour où il me l'a dit. Il est pas trop génial cet albatros quand même ? Si on omet qu'il a une dégaine un peu étrange et du mal à décoller. Ceci dit, après le gratin de ma mère, j'ai aussi du mal à décoller. Orville il doit manger trop de gratin aussi je pense... Fort heureusement, hormis pour les petites bêtes à basse altitude, je n'ai pas besoin de mettre ces lunettes de plongée. Mes yeux produisent bien assez de larmes pour ne pas ressembler à des œufs durs quand j'arrive sur la terre ferme. Quand Rachel me demande s'il est possible d'avoir un vol à la Bernard et Bianca, je me vois contraint de pencher la tête et la secouer lentement de gauche à droite avec un air des plus navrés. Malheureusement, je ne peux prendre personne sur mon dos. Je ne l'ai jamais fait, et je ne le ferai jamais. Parce que mes ailes reviennent vers l'arrière de mon dos quand je plonge en plein vol donc la personne se retrouverait écrasée entre des centaines de plumes et je n'ose pas imaginer si elle s'accrocherait à mes ailes ! Et puis mon dos c'est mon dos, il est propriété exclusive des ailes...

Toutefois... Je me perds une seconde dans mes pensées puis lui chuchote finalement qu'on pourra peut-être trouver une alternative, parce que je ne prends de passager sur la Pioupiou-Airline, dans le dos du moins. Je croise son regard, je deviens soudain silencieux, un sourire simple accroché aux lèvres. « Heureusement » Dimitri se précipite pour briser ce beau moment en citant les autres surnoms qu'il a pu trouver aux uns et aux autres. Désespoir, quand tu nous tiens. Mon regard revient s'accrocher à celui de Rachel. Je baisse le visage une seconde et glisse ma main sous la table pour venir toucher ses doigts du bout des miens. Je me mords la lèvre puis cherche ses pupilles vertes, ne sachant pas si elle autorise ce contact... Dimitri continue de parler, sans spécialement remarquer qu'on n'écoute plus vraiment. Enfin moi je me suis arrêté quand il a commencé à parler de la calvitie du coach et des cheveux de Hulk. Je suis suspendu à ses lèvres à elle... J'arrive à faire faire une pause à Dimitri en posant une question anodine à Rachel, sur son plat préféré...

Nalesàtessouhaits ? Je n'ai pas le temps de demander ce que ça peut bien être que ces affaires-là qu'elle m'explique de suite. Elle doit avoir l'habitude j'imagine. Crêpe. Bon ça commence plutôt bien, j'adore les crêpes ! Tous assaisonnements confondus ! Sauf avec le nutella, j'en suis même venu à oublier le goût que ça a, quel drame ! Fromage blanc sucré et revenues à la poêle. Bon, on va chez toi et on goûte ? J'ai la tête de celui qui ne dirait pas non à une. Une dizaine voyons ! C'est assez troublant de m'imaginer ingurgiter de grosses quantités quand on ne me connaît pas mais on s'y habitue, même Dédé n'est plus choqué maintenant. Je ne sais pas si ça peut être dû à ma mutation ou si je suis un gros morfale, on ne le saura probablement jamais !

Elle me propose de m'en faire en échange de l'omelette et j'accepte, insistant pour lui faire aussi un repas de ma conception alors. Dimitri s'appuie contre moi et se plaint que je ne lui fais pas à manger. MAIS VA MANGER TES ONGLES DE PIEDS ! Je tourne la tête vers lui, qu'il me le dise s'il est amoureux de Rachel ou de moi parce que dans le mode je « ruine » tes chances, pire qu'une équipe d'Avengers sur la Sokovie, Dimitri il se pose là ! Même moi je n'atteins pas ce niveau de sabotage... Quand elle propose à Dimitri de lui en ramener à la salle, il semble satisfait. C'est moi ou elle est parfaite cette fille ? « Et le tien alors Warren? Me dis pas que ton plat préféré est le poisson par contre, je serais obligée de donner raison à Dimitri sinon. » Je souris à la remarque qui suit sa question. À vrai dire, je mange de tout, en grandes quantités mais est-ce que... mais si, le gratin aux courgettes de maman ! Autant elle a toujours été une femme occupée mais nous avons toujours passé la majorité de nos repas ensemble quand j'étais enfant et jeune adolescent, ne ratant jamais une occasion de nous retrouver. J'ai souvent été fourré dans les jupes de ma mère, surtout après que mon père ait décidé qu'il ne pouvait brusquement plus emmener son fils à plumes en voyage avec lui. Le fait qu'en dépit ses opinions sur les mutants, elle a toujours été là pour moi, ça a créé un lien particulier entre nous.

Mais j'avoue que depuis un moment, je m'interroge quand même sur le fait de ne plus manger de viandes... Parce que je ne suis pas sûrs que nous soyons vraiment destinés à en manger... Sortant de mes pensées alimentaires, je lui réponds donc : « Le gratin aux courgettes de ma mère, inégalable ! » Après que Dimitri ait eu le droit de manger quelques plumes bien sur... Il s'excuse alors et va retrouver les toilettes à l'intérieur de l'établissement. Oui oui, il ne faut jamais ouvrir la boîte de Pandore petite Rachel ! Je fais mes puppy eyes et lui dis en joignant les poignets et les tendant dans sa direction : « Pas le supplice du copain surexcité, je dirai tout ce que tu voudras savoir. »

Je souris, baisse les poignets puis lui dis que Dimitri est adorable mais un peu surexcité sans doute par l'incident du nez cassé, ou il a respiré de l'oxygène pour rigoler à l'hôpital. Qui peut savoir ? Je lève les yeux sur Rachel, l'air septique au visage, quand elle propose un café basket. C'est pas ce qu'on est censés faire pour ne pas payer les consommations ? Je regarde les tickets sur la table, ayant un doute sur le fait d'avoir bien compris et quand elle lance une œillade vers l'intérieur de l'établissement, ça fait tilt. Je me lève, acceptant l'offre. Dimitri comprendra, aura peut-être même anticipé. Nous quittons nos places et avant qu'elle ne parte au quart de tour, je lui tends ma main et lui demande : « Réponds juste par oui ou non, tu me permets ? » Après avoir eu sa réponse, je glisse un bras dans son dos et donne la légère impulsion nécessaire pour lui faire comprendre qu'elle va devoir sauter. J'attrape ainsi ses jambes de mon second bras. Je fais deux pas avec elle dans les bras et lui lance sur le ton de la plaisanterie : « Et voilà, on va se promener comme ça en fait... » Puis je lève les yeux vers le ciel. Ces quelques secondes qui précèdent le vol... j'esquisse un sourire rêveur, déploie mes ailes et elles donnent un coup qui me permet de quitter terre. Je donne de grands coups d'ailes pas trop violents en réalisant soudain... Pourvu qu'elle contrôle bien son pouvoir et ne me prive pas soudain de l'usage de mes ailes... Je la garde bien contre moi et lui glisse à l'oreille : « Et là je suis sûr qu'il ne peut pas nous rattraper ! »
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« Non, merci pour le café, ça ira. » La joute entre les deux amis la faisait rire bien plus qu'elle ne la mettait mal à l'aise. Elle commençait à cerner la personnalité de Dimitri, extravagante, un poil provocatrice dans les propos. C'était d'ailleurs pour cette seule raison qu'elle ne démarrait pas au quart de tour et qu'elle le laissait épiloguer sur sa poitrine d'un air amusé. Habituellement, pour parler si vite de cet aspect physique qu'elle estimait intime - bien qu'aujourd'hui voir une poitrine sur une affiche en pleine rue est limite accepté comme moins choquant qu'une pub pour les mycoses des pieds - ça aurait fini avec la marque de sa main sur la joue du pauvre garçon. Là, en l’occurrence, elle savait faire la différence entre un pervers notoire et un vocabulaire bien trop direct et cru. D'autant plus que la réelle raison ne tardait pas à venir et qu'elle lui arrachait un nouveau sourire. Ils n'avaient pas tort pour le coup. Rachel avait toujours été d'un naturel combatif, trop parfois sûrement et que ça se voit dans ses entraînements acharnés à la boxe, ça avait tendance à la flatter autant que l'inquiéter. Le sport lui servait de stabilisateur pour ne pas déborder, pour ne pas craquer. Si sa colère intérieure commençait à se voir sur son visage ou dans la brutalité de ses coups, c'était soit que le sport n'était pas suffisant en termes de quantité ou de qualité et ça n'avait pas l'effet escompté, soit elle commençait sérieusement à perdre le contrôle d'elle-même et ce n'était pas bon. La seule fois où c'était arrivé, ça avait coûté la vie à un homme et si pour certains, il l'avait mérité, Rachel estimait que la punition subite n'était pas à la hauteur du préjudice commis... elle le surplombait largement.

Ses pensées chassées, elle affichait une petite moue presque déçue mais compréhensive à l'écart de Warren. Clairement, pour ce qu'elle avait vu de la manière dont ses ailes étaient positionnées, c'était impossible de lui grimper sur le dos sans prendre le risque de les abîmer et ça serait dommage. Mutation peut-être mais Rachel voyait ses ailes comme une beauté de la nature à converser plus que comme une génétique généreuse. Elles étaient entretenues, pour sûr, et ça le rendait d'autant plus attirant. Pas sexuellement parlant mais socialement. N'a-t-on pas envie d'approcher quelqu'un propre sur lui plutôt que quelqu'un incapable de prendre soin de sa personne? Bien sûr que si et de voir des ailes aussi belles ça donnait tout de suite l'idée que Warren était une personne bien, à même de prendre soin des choses les plus fragiles. Alors forcément, les abîmer, ce n'était pas le but de Rachel et puis comme le soulignait lui-même le protagoniste, il avait un autre moyen. A chaque problème sa solution, si on pouvait appeler ça un problème.

En revanche, ce qui était plus à même de perturber l'ébène, réellement, c'était cette façon qu'il avait de la regarder en restant silencieux. Ça ne durait que quelques secondes en général, une demie-minute grand maximum, mais ça suffisait pour qu'elle se sente vulnérable, pour que sa carapace d'Amazone se fende et qu'une faille se créer, allant droit à son cœur d'artichaut et à cette sensation agréable dans son estomac. Amoureuse? Non, fallait pas déconner non plus mais elle admettait sans difficulté qu'il était beau. Ce foutu regard bleu déstabilisant! A croire qu'il avait une espèce de blue eyes attack pour attraper les filles. Et ne parlons même pas de ce sourire dont il abusait sûrement inconscient et qui la faisait presque fondre comme neige au soleil. Clairement, il avait du charme... et une peau douce, le petit salaud! Pourtant elle ne s’insurgeait pas, bien au contraire, lui octroyant un sourire doux à ce simple contact avant que Dimitri n'accapare de nouveau la conversation et qu'une fois de plus Warren soit obligé de lui couper la parole pour qu'il s'arrête. Ce n'était plus l'humour qui parlait mais bien les estomacs pour le coup. Compte tenu de l'heure qu'il était, parler nourriture donnait faim à Rachel - elle n'était sûrement pas la seule - qui ne se faisait pas prier pour accepter la demande de Warren de lui préparer quelque chose en retour des crêpes. Décidément, s'ils se renvoyaient tout le temps la balle, ils avaient pas fini. Elle acceptait tout de même. Il ne fallait pas croire, elle avait beau être petite et relativement frêle, c'était à se demander si elle cachait pas la bouffe dans ses poches quand les repas de famille sonnent.

« Ça serait presque tentant d'essayer de la détrôner. » Sa mère... avec son gratin de courgettes... enfin, elle était pas dupe non plus, c'était sa mère. Fallait pas rêver mais pour le défi, ça serait presque drôle de tenter. C'est à ce moment-là que Dimitri s'enfuyait vers l'intérieur du bâtiment et que Warren se faisait alors suppliant. Un rire passait les lèvres de Rachel tandis qu'elle attrapait naturellement les mains de l'homme dans les siennes - bien plus petites pour le coup mais soit - comme pour le rassuré de son sort prochain. « C'est promis, je l'inviterais pas la prochaine fois. Par contre, je sais de quoi te menacer maintenant si jamais tu refuses de me révéler tes plus sombres secrets. » Même si elle doutait clairement que Dimitri le moulin à paroles puisse être au courant. Un moulin qui allait pouvoir brasser du vent puisque la jeune femme, pour se faire pardonner, venait d'inviter Warren à s'échapper comme des voleurs devant la police - ou comme des chats devant un concombre mais c'est quand moins classe.

Deal. Rapidement ils se levaient, Rachel attrapant son sac à dos qu'elle gardait à la main et son casque de moto où elle glissait son bras dans la visière pour être sûre qu'il ne lui échappe pas pendant la course. Enfin c'est ce qu'elle pensait mais Angel l'interrompait dans son mouvement, lui posant une question pour le moins intrigante, assez pour qu'elle accepte sans trop se poser de questions. Elle comprenait vite où il voulait en venir et si son casque ne posait pas de souci, elle déposait en revanche son sac à la pliure naturelle que formait dorénavant ses jambes et son estomac, ainsi suspendue dans les bras de l'ailé. « Chiche? » Lui lançait-elle suite à sa blague. Elle comprenait mieux pourquoi il était professeur de sport d'un coup si ça le gênait pas de se balader avec elle comme ça... « C'est drôle que tu demandes maintenant mon autorisation alors qu'... » elle n'eut pas vraiment le temps de finir pour le taquiner quant au fait qu'il n'avait pas demandé d'autorisation il y a quelques minutes pour établir un contact sous la table du café, qu'elle retenait naturellement sa respiration avant de lâcher un juron de surprise, s'accrochant davantage au cou du jeune homme. Ils décollaient du sol. Bordel, non seulement elle pouvait effectivement constater que ses ailes étaient d'autant plus impressionnantes une fois déployées mais cette sensation en même temps de liberté et de danger lui retournait l'estomac. Vivait-il vraiment ça tous les jours où en avait-il trop l'habitude désormais? « Il va avoir beaucoup de mal, en effet. »

Bien qu'une exclamation rieuse se glissait entre eux, la brune n'était pas rassurée pour autant, son appréhension grandissante au fur et à mesure que leurs pieds s'éloignaient du bitume New Yorkais. « Oublie pas que j'ai une moto qui m'attend à la salle quand même. » Qu'il aille pas trop vite, ni trop loin, elle ne tenait pas spécialement à devoir faire des kilomètres pour retrouver son jouet préféré... et oui, clairement, elle appréhendait ce vol autant que ça l'excitait d'y avoir le droit. Après tout, elle l'avait bien reconnu comment étant le fils Worthington impossible à photographier sans qu'il soit flou alors forcément, ça faisait presque flipper. A vrai dire, elle misait sur la gentillesse naturelle du jeune homme qui, à l'instar d'un motard qui se fiche des dangers quand il est seul, allait faire plus attention maintenant qu'il était accompagné. « Et tu m'emmènes où? Décides-toi vite avant qu'il revienne et te retienne par un pied. » Parce qu'elle ne pouvait rien faire finalement, autre que d'accepter les choix qu'il allait faire pour deux. Bien entendu, elle savait que si elle demandait à descendre, Warren descendrait et ne la forcerait pas à subir ce vol mais sincèrement, elle avait pas la tête de quelqu'un qui allait subir quoi que ce soit mais plutôt celle d'une personne s'apprêtant à vivre quelque chose d'extraordinairement flippant mais satisfaisant.
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Je lance un regard de défi vers Rachel quand on me dit qu'elle voudrait essayer de détrôner maman. Impossible ! Même une boite de cassoulet brûlé pris avec maman, ce serait forcément un repas de roi... Même si je ne suis pas sûr que mon estomac serait d'accord. Elle ne s'est vraiment mise à la cuisine que depuis quelques mois, une année maximum. Des repas faciles se sont changé en mets un peu plus recherchés, elle s'est mise à mélanger le sucré et le salé, à faire de petits tests, à ne plus faire que ce qu'elle lisait dans les livres de recettes. Comme dans sa vie, elle a choisi à un moment donné de prendre des risques, de sortir, de découvrir de nouvelles saveurs, de nouveaux parfums, de nouvelles couleurs... Même si la séparation de mes parents m'a au début fait mal, j'ai bien vite compris que c'était là la seule façon pour maman d'être vraiment heureuse, d'être vivante. Je garde l'espoir qu'elle assume vraiment pouvoir vivre avec tous les mutants un jour et pas seulement moi parce que je suis son fils. Je voudrais qu'elle ne se demande pas si les gens que je rencontre sont mutants ou humains, mais plutôt qu'est-ce qu'ils suivent comme série, quel sport ils aiment, ce qu'ils font de leur vie... Est-ce que les choix de Rachel, sa façon de rire, de suivre Dimitri ou moi d'un regard malicieux, est-ce que la finesse et l'adresse de ses mains, sa maîtrise de cette énorme moto sur la route, est-ce que tout ça n'est pas plus important que le matériel génétique qu'elle a reçu à la naissance ?

Il  y a un challenge de folie dans l'air ! Mais si je dis à Rachel qu'elle échoue à chaque fois... il y a possibilité de l'arnaquer et qu'elle me fasse des dizaines de gratins. Que la fourberie du Worthington soit avec moi ! Non, je ne devrais pas penser ça... Bon, ce n'est pas comme s'il ne méritait pas une pique de temps à autres, ce n'est pas bien méchant... Je pose un coude sur la table quand la belle chirurgienne me dit avoir un élément de pression contre moi. Je me noie avec ivresse dans les émeraudes de ses yeux et lui dis, baissant légèrement le son de ma voix pour qu'elle se rapproche : « Pour l'instant mon seul secret, c'est toi. Et je l'aime bien, mon secret... » La niaise attitude, bon tant pis... Mais ce n'est pas tout à fait faux. Quels sombres secrets puis-je cacher ? Elle sait déjà qui je suis, et ça veut bien dire que le pire est passé. Après, elle m'a vu tremper mon t-shirt dans le café, et elle est encore resté ! C'est dire l'endurance de cette femme ! Troisième et dernière étape, autant dire l'épreuve de la mort subite : Dayle ! Parce que vu le nombre de rumeurs qui circulent sur nous à la X-Mansion, il ne faudrait pas qu'elle s'imagine des choses. Mais bon, elle a au moins un frère, donc elle doit pouvoir comprendre j'imagine... Oui, elle comprendra, elle est trop mignonne avec ses grands yeux et ses lèvres pulpeuses pour ne pas comprendre. Non... ça a vraiment un rapport... Je ne sais pas encore lequel, mais il y en a un...

Passée cette petite conversation entre Rachel, mon ça, mon moi et mon surmoi... nous optons pour une honteuse fuite et je propose sans vraiment vraiment proposer une fuite verticale. Ayant pris la jeune femme dans mes bras, je donne des coups d'ailes pour quitter le sol. Je la tiens tout contre moi mais la surprise la fait jurer et serrer davantage mon cou. Heureusement que je n'ai jamais fait ça avec Logan. Je suis sûr qu'il m'aurait empalé de surprise avant que j'aie fait une montée d'un mètre. Quoique c'est marrant de l'imaginer pousser un cri aigu de surprise. J'esquisse un sourire à cette pensée, je lui raconterai ça un jour. Quand il ne sera plus fâché pour la crêpe qu'il a reçue sur la tête...

Je lève les yeux au ciel avant de les reposer sur Rachel qui ne se risque pas encore de regarder vers le bas, et c'est peut-être mieux en fait... Je ne voudrais pas qu'elle m'étrangle en ayant le vertige. Tiens, je devrais lui demander si... enfin j'aurais dû lui demander si elle n'a pas le vertige. En même temps demander un vol à un mec qui a des ailes puis lui proposer de fuir un Dimitri sauvage, c'était quand même plutôt risqué... Mes ailes donnent des coups puissants mais lents, qui me font par des accoues que je ne veux pas trop brutaux. Elle me rappelle sa moto, et je lui offre un sourire en coin avant de lui répondre que je n'ai pas oublié et qu'un jour, j'espère que ce sera elle qui m'offrira une balade... C'est étonnant parce que des fois j'ai l'impression que je ne suis plus le même au sol et dans les airs. Peut-être parce qu'il n'y a pas de coins de tables partout... Mais je ne rate jamais un envol ou un atterrissage alors que me voir sauter d'un arbre, c'est le bingo du « va-t-il se casser quelque chose ? »

Quand elle me demande où nous allons, je la serre plus fort contre moi puis me stabilise dans le ciel, la rue n'étant maintenant qu'une ligne sur un plan en trois dimensions. Je regarde autour de nous puis lui lance sur le ton de la plaisanterie : « C'est pas le moment où je dois chanter Ce rêve bleu ? » Je me précipite pour lui dire que je ne vais pas commettre cet affront et que je ne chante pas. Enfin je peux chanter aux anniversaires, aux mariages, lors d'un karaoké, pour un défi, lors d'une fête, quand j'ai bu, quand... bon ok je chante de temps en temps, mais pas les disney. Mais là, ça s'y prêtera. Bon, je ferais les rôles d'Aladdin et du tapis volant... Nous nous rapprochons de l'Hudson et je vole à un demi-mètre à peine de la surface de l'eau. Mes coups d'ailes font voleter des gouttes d'eau qui s'élancent avant de retomber à travers les rayons du soleil toujours haut. Le mieux reste quand même de voler pieds nus. J'aurais adoré tremper mes pieds dans l'eau. Je lève les yeux souvent, histoire de ne pas manger un bateau... Je conseille alors à Rachel de caresser la surface de l'eau et me mets à dessiner une trajectoire moins droite, courbée, pour finalement dessiner un arc de cercle.

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Seul un sourire presque gêné était venu se loger sur les lèvres de la brune. Elle doutait que Worthington avait vraiment livré tous ses secrets comme elle avait pu le sous-entendre elle-même à la salle de boxe. Elle devait ne connaître que la surface de l'homme qu'il était et son désir de creuser un peu plus le bonhomme n'était pas un secret. Elle se plaisait à en découvrir sur lui, elle se plaisait à apprendre des détails de sa vie, des anecdotes aussi drôles que sérieuses - bien que le sérieux se faisait plutôt rare entre eux pour le moment. Elle voulait simplement le connaître, assez pour faire de lui plus qu'une connaissance. Idéalement un ami. C'est ce qu'elle se disait principalement, c'est qu'elle espérait pour le moment, ne voyant aucun défaut - hormis sa gaucherie, et encore, si on pouvait appeler ça un défaut puisque ça n'atteignait que lui - chez Angel. Qui ne voudrait pas être l'ami d'un tel phénomène, franchement? Personne, sauf peut-être les anti-mutants mais au regard de Rachel, Warren ne méritait pas ce genre de personnes idiotes dans son entourage d'homme optimiste. Si l'humain, peu importe qu'il soit mutant ou non, n'était pas capable d'accepter l'évolution, il n'était pas à même de mériter l'intérêt de l'ailé, ni de personne d'autre. C'est ainsi qu'elle voyait les choses. Radicales.

Quant à Warren, lui aussi avait un petit côté radical. Rachel lui avait proposé un café basket, essentiellement pour échapper à Dimitri plus que pour ne pas payer. Warren avait transformé cela en café ailes, transportant sans trop de mal Rachel dans ses bras avant de décoller du sol. Autant dire que la surprise était aussi grande qu'agréable. Certes, en soi elle n'était que passagère, elle ne volait pas vraiment, elle ne faisait que profiter des capacités extraordinaires de Warren mais la sensation restait la même: aucune limite. Ils pouvaient aller où ils voulaient, sans aucun restriction. C'est ce qui amenait d'ailleurs l'ébène à lui demander où est-ce qu'il comptait l'embarquer sans oublier qu'elle avait son propre transport à quelques rues de là. Son hochement de tête accompagné d'un sourire suffisait pour faire comprendre au protagoniste qu'elle était d'accord pour l'emmener faire un tour avec elle en moto... un jour... pas aujourd'hui, il lui manquait un casque de toute façon pour se le permettre. La montée était vertigineuse, pour Rachel en tout cas, Warren devait en avoir l'habitude de son côté et même si elle riait à sa blague sur Aladdin, elle ne pouvait s'empêcher de répliquer avec quelque chose d'un peu plus réaliste. « Non, c'est le moment où je dois prier un quelconque Dieu si ce n'est tous pour que tu me lâches jamais. » Elle lui faisait assez confiance pour ça, là n'était pas le problème - il n'y avait pas vraiment de problème de toute façon. C'était juste que la hauteur lui faisait forcément se poser des questions sur l'état de sa tronche si elle s'écrasait en bas en chute libre. Heureusement, il avait pris le temps de la rassurer sur sa gaucherie qui n'atteignait que lui quelques minutes plus tôt...

Bientôt, ils approchaient de l'Hudson, Rachel se retenant tant bien que mal de hurler quand Warren piquait vers l'eau pour s'en rapprocher étroitement. C'était beau. Autant dans les sensations qui marquaient son corps que dans les images que s'ancraient dans son esprit. Le professeur de sport avait une chance extraordinaire et exceptionnelle de pouvoir faire ça tous les jours, vraiment. La peur avait laissé place à l'admiration, au rêve. Rachel avait passé la trentaine depuis quelques années maintenant et pourtant ses yeux émeraudes reflétaient sans mal l'excitation et l'euphorie d'une enfant, la même qui prenait les plus petits le matin de noël quand les cadeaux sont sous leurs yeux mais qu'on ne les a pas encore autorisé à les ouvrir. Cette impatience et cette sensation de flottement comme dans un rêve, comme dans un moment tellement beau et émotionnellement si positif qu'on ne pouvait faire autrement que sourire et d'avoir les yeux pétillants de bonheur. Oui, c'était ça, le bonheur. Simple, touchable du bout des doigts comme elle le faisait avec l'eau sous les recommandations de Warren. Elle brisait leur propre reflet, elle séparait l'eau en deux à la hauteur de ses premières phalanges. Elle irradiait par son sourire, silencieuse et pourtant au visage tellement expressif. Un moment hors du temps où elle oubliait son père, la confrérie, son frère. Où elle oubliait le travail, ses problèmes et ses colères.

Un moment hors du temps brisé par la connerie de Rachel qui revenait toujours au galop. Elle ne pouvait pas s'en empêcher, c'était plus fort qu'elle et tandis qu'elle aurait du se contenter du bout des doigts mouillés, elle plongeait sa main entière dans l'eau et la faisait revenir vers Warren, lui trempant le visage - en évitant les yeux quand même, elle ne tenait pas à ce qu'ils se crashent - le cou et une partie de ses cheveux. Heureusement pour lui qu'il avait la bonne idée de remonter, elle était prête à y retourner pour le tremper davantage. « Maiiiis, redescends Angel, je trouve que tu as pas assez bu à la brasserie. » pointait-elle en excuse bidon pour justifier son geste de chieuse de première catégorie. Finalement, l'ange optait pour un toit d'un des nombreux immeubles de New York pour se poser. C'est sûr que là, non seulement elle allait pas pouvoir le mouiller mais Dimitri n'était pas prêt de les trouver non plus. Dans un réflexe purement défensif, elle descendait de ses bras pour s'éloigner de lui, marchant à reculons, un sourire amusé suspendu à ses lèvres. « Je suis désolée... un peu au moins, quand même. » Non, elle l'était pas et son rire en témoignait mais ses paroles trahissaient son absence d'envie que Warren se venge, bien qu'elle ne doutait pas qu'il le ferait gentiment. « Ca te rend un peu plus séduisant en plus de te rafraîchir, c'est que du positif. » rajoutait-elle à son argumentation de défense, bien qu'elle ne mentait pas pour autant. Il fallait l'avouer, ça lui rajoutait un peu plus de sexytitude.
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Que je ne la lâche jamais... Cette requête est soudainement porteuse de tas de promesses qui me font peur autant qu'elles excitent ma curiosité, ma soif d'apprendre à la connaître davantage. Donc non, je n'ai pas envie de la lâcher, ni maintenant, ni dans un futur proche. J'aime la sentir là, tout contre moi. Le mouvement doux de son bras qui descend vers l'eau attire mon regard et bien que je ne me permette pas de me perdre dans ce mouvement, j'y accorde assez de mon attention pour apercevoir la surface de l'eau se fendre en deux. Quand le soleil donne sur cette surface qui n'est jamais vraiment plane, on dirait une rivière de diamants, il y a tellement de choses qui savent m'émerveiller. Je dois sans doute être un peu trop puéril, un peu trop naïf, un peu trop admiratif de tout ce qui m'entoure. Mais avec Rachel dans les bras, je ne peux que l'être davantage. Elle me donne le sourire, tout bêtement.

Et je crois voir dans ses yeux qu'elle aussi apprécie le vol, apprécie cette sensation de liberté fantastique, de découvrir le monde sous un jour nouveau. Un jour, je l'emmènerai peut-être à cet endroit que j'aime tant. En toute saison, à tout instant parce qu'il est inatteignable, parce qu'il offre un peu recul sur tout ce qui peut nous entourer. Il ouvre une bulle d'oxygène, quand les hommes ici-bas semblent parfois trop occupés à légiférer, penser pour les autres, anticiper, trembler, pour vraiment remarquer qu'ils ne font que s’entre-tuer. Est-ce vraiment mal de croire qu'ils changeront ? Est-ce une faute grave de penser que les Watchers n'auront pas notre patience, et qu'ils ne sauront pas nous monter les uns contre les autres ?

Passée la découverte, elle s'amuse à m'envoyer de l'eau dans le visage. Alors que j'ai les bras pris ! Fourberie ! Trahison ! Je balance le visage vers la gauche, vers la droite pour esquiver les gouttes mais je ne peux de toutes évidences pas lutter contre elle, elle a l'avantage, pour l'instant ! Et la lâcher dans l'eau, ce serait vraiment trop méchant surtout. Mais je suis sûr que je trouverai une vengeance à la hauteur ! En attendant, je remonte doucement, laissant sa main d'éloigner de l'eau. Quelques gouttes perlent toujours sur ma nuque mais sont bien vite chassées alors que nous volons ensemble.

Je prends un peu de hauteur, survole quelques immeubles pas très haut avant de me poser doucement sur l'un d'entre eux. Je fais quelques pas – profitant qu'elle ne puisse pas descendre tout de suite – et la libère finalement. Machinalement, je jette un coup d’œil autour de nous. Beaucoup de tours surplombent notre petit toit mais rien ne me saute aux yeux. Rachel se met à marcher à reculons, je la suis simplement du regard avant de faire moi-même un pas dans sa direction, les mains sagement ramenées dans mon dos, un sourire « angélique » sur le visage. Finalement, je hoche de la tête à ses vaines tentatives de justification puis, amusé par la dernière, je passe les mains dans mes cheveux en lui susurrant d'une voix grave : « Oh oui, cet effet cheveux mouillés les fait toutes succomber.... » Ne parvenant pas à garder mon sérieux dans cette situation, je ricane doucement puis fais un nouveau pas dans sa direction. Je croise à nouveau les bras sur mon torse puis tends le buste vers elle pour approcher mon visage du sien. « Hum... dis que je suis le plus fort et je... » Je glisse un bras dans son dos et l'amène doucement vers moi. « ...pourrai peut-être pardonner cet horrible affront... » Mon regard se risque à croiser le sien et vient se perdre contre ses lèvres avant de remonter doucement. « Bonjour vous... » lui dis-je à voix basse, amusé.

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Son esprit était aussi léger que le vol de Warren et ça lui faisait un bien fou. Elle ne pouvait pas dire qu'elle avait fait taire définitivement cette petite voix dans sa tête qui se préoccupait H24 de tous les soucis qu'elle accumulait mais il était clair qu'elle l'avait mis en sourdine, un instant, un précieux instant. Quelques minutes, une bonne heure. La compagnie d'Angel, sa bonne humeur, sa façon de voir les choses et de la faire sourire ou rire à tout va, y étaient pour beaucoup. Sans aucune difficulté, son esprit associait l'homme à ce moment de quiétude, comme coupés du monde, suspendus dans le temps. Elle en était même venue jusqu'à oublier que si elle était allée frapper du sac, c'était pour déverser sa colère d'une façon plus saine que ce que son instinct, son héritage lui dictaient. Elle était bien, juste bien et c'était dans le peu de sérieux qui ponctuait la naissance de leur relation qu'elle se trouvait le mieux. Etre sérieuse l'amenait à trop penser, trop se révéler, et nul n'était sans savoir que les Kasprzak étaient loin d'être les premiers quand ils s'agissait de parler d'eux-mêmes. Des oreilles plus que des bouches, des conseils plus que des questions. Ils étaient forgés de cette façon, des rocs au cœur tendre, difficile à atteindre mais pas inatteignable. Son frère et elle étaient fait dans le parfait moule d'un mélange de leur père et de leur mère, une main de fer dans un gant de velours, un écrin de verre lui-même précieusement protégé par une couche titanesque de vibranium, ou presque. Ils n'étaient pas dépourvus de ressentis, de sentiments, loin de là. Ils savaient juste les faire taire quand il le fallait et, à contrario, s'y prenait comme des manches quand il fallait les exprimer.

Pourtant, c'était bien le sentiment de bonheur, court, spontané, qui émanait du visage de la brune. Comme si Warren n'avait même pas eu à retirer cette carapace naturelle qui entourait habituellement la jeune femme. Ça se faisait tout seul, naturellement. Il avait cet aura qui dégageait ce sentiment de confiance, comme si elle ne craignait rien en sa présence, sentimentalement parlant en tout cas. Elle avait cette sensation qu'elle pouvait se laisser aller à des gamineries sans craindre de représailles, sans avoir à se justifier, seulement les vivre et les apprécier et ce qu'elle aimait tout particulièrement, c'est qu'il ne grognait pas comme d'autres l'auraient fait. Il vivait autant qu'elle la bêtise, il s'en amusait autant. Ils étaient sur la même longueur d'onde et au probablement que quelque part, elle aimerait que ça reste ainsi sur bien d'autres domaines que la bêtise. « J'en doute pas une seule seconde. » Disait-elle dans un sourire amusé concernant l'effet que cela faisait aux demoiselles quand il avait les cheveux mouillés. Elle se moquait gentiment de lui. Certes, elle ne pouvait pas nier qu'il en était d'autant plus attirant, mais de là à absolument craquer... les filles ne sont pas des biscottes non plus monsieur Worthington!

Finalement, elle s'arrêtait, craignant probablement d'arriver trop vite au bord du toit et préférant observer le professeur plutôt que de vérifier où elle en était. Curieuse de son numéro, il en retirait un sourire qui, néanmoins, disparaissait très vite dès lors qu'il l'attirait à lui. Son palpitant en loupait un battement pris par la spontanéité et la soudaineté de l'acte tandis ses iris échappaient à ses saphirs trop perturbants et que ses mains se posaient sur ses épaules dans un naturel déconcertant. Si elle se sentait étroitement observée, elle en faisait de même, silencieuse. Son visage si près du sien, son regard porté sur elle, son murmure qui sonnait comme un secret, comme un aveu... c'est à ce moment là qu'elle aurait dû craquer pas vrai? Vrai! Pourtant tout ce qui craquait, c'était un fin sourire malicieux qui sentait la bêtise alors qu'elle glissait sa main gauche contre ses yeux, l'obligeant à clore ses paupières et couper le contact visuel. « Tu ne m'auras pas avec ton espèce d'attaque du regard à la Pokemon trop mignon. » Sa main quittant ses yeux, elle s'assurait qu'il ne les ouvrait pas pour autant.

Pendant un instant qui lui semblait une éternité alors qu'il ne leur coûtait en réalité que quelques secondes de leurs vies, ses doigts glissaient contre sa tempe, dérangeant quelques cheveux capricieux sur leur passage. Ils rejoignaient silencieusement sa joue couverte d'une barbe de quelques jours seulement mais déjà terriblement bien taillée et dévalaient son visage avec lenteur, s'arrêtant sur son menton. Son pouce frôlait alors ses lèvres charnues qu'elle observait avec une insistance qui trahissait ses envies, cette pulsion au creux de ses reins. « Montres-moi qui tu es, Angel. » Une demande murmurée dont la réponse ne se ferait pas par des mots - elle ne lui en laissait pas le temps de toute façon - mais par ses lèvres qui se liaient aux siennes. Un baiser timidement doux à la recherche d'une vérité qu'il ne pourrait pas cachée. Ne devinait-on pas la nature d'un homme à sa façon d'embrasser une femme? S'il ne l'avait pas eu avec son regard, il l'avait eu avec le reste. Sa main autoritaire quittait son menton qu'elle tenait, se faisait plus douce en se glissant son cou, s'arrêtant sur son torse où elle avait rejoint sa jumelle. Elle avait entamé ce baiser, elle lui laissait le soin de le commander et de l'arrêter quand il le voulait. Le moment propice venu, son for intérieur lui dictait que c'était trop court - peu importe combien de temps cela avait duré, trop court ça resterait - il en réclamait davantage. S'éloignant pourtant à regret de ses lippes, le rouge lui montait instantanément aux joues, honteuse probablement d'avoir craqué si facilement. Elle jouait alors de nouveau la carte de l'humour pour mieux s'y cacher. « J'aurais pas dû faire ça maintenant... C'est censé être le moment où je te fuis mais à moins de sauter et me crasher en bas, ça va pas être possible... » Et c'était qui la biscotte maintenant?
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Je la sens contre moi, je pourrais presque caler les battements de mon cœur contre le sien. Mes bras serrés sans violence autour d'elle, ses mains qui viennent se poser contre mes épaules. Je la sens contre moi, je pourrais presque retenir mon souffle en attendant qu'elle expire doucement. Mes mains ouvertes retenant son corps de la chute. Je la sens contre moi, mes yeux ne peuvent plus se détacher des siens, qui ne le pourront plus jamais.

Il est amusant de constater qu'à une première rencontre, nous ne saisissons pas toutes les subtilités de l'autre. Comme une toile devant laquelle on ne ferait que passer, captant une vision globale sans nous arrêter sur les petits détails et plus tard, c'est un sourire qui apparaît. Il n'était pas là tout à l'heure ? Et cette petite touche de rose sur le haut de ses joues, y était-il il y a vingt minutes ? Et la toile n'en est plus une, elle prend vie. Plus je suis prêt d'elle, et plus elle s'ancre dans le réel. Elle s'éloigne de ce qui n'est qu'une rencontre, elle devient « elle ». Tout simplement.

Le contact de ses mains contre mes épaules est différent de moi la serrant dans mes bras le temps du vol. il n'est pas mieux ni moins intense, simplement différent et ça me fait du bien de la sentir là, près de moi. Ce qui ne devait être qu'une séance d'entraînement au club de sport me met la tête totalement à l'envers. Alors déjà un Warren en pleine possession de ses moyens, ce n'est pas triste à voir... j'espère que je ne vais pas l'envoyer dans le vide d'un coup d'aile maladroit. Ce serait aussi bête que... voler avec elle si haut et si vite qu'en descendant, il ne resterait qu'un petit Prozac tout gelé avec les poumons en bonbon haribo.

Finalement, sa main vient couvrir la partie supérieure de mon visage. Mais... mais... qui a éteint la lumière ? J'arque un sourcil, même si forcément elle ne s'en rend pas compte, ne comprenant pas pourquoi elle fait ça. Je dois avoir un œil vitreux, le regard du psychopaathe ! Et finalement, elle explique le pourquoi du comment et j'affiche un grand sourire. Et je retiens plusieurs choses : d'abord qu'elle dit que j'ai un regard de pokémon mignon, ou un regard mignon de pokémon, et qu'elle se fait avoir ! Enfin ce n'est pas mon but premier que de « l'avoir ». ou alors on est bêtement en train de se faire avoir tous les deux... La différence étant que vu la façon dont je l'ai amenée vers moi, si je la lâche soudain, elle pourrait tomber à la renverse.

Je garde les yeux fermés une seconde ou deux après qu'elle ait retiré sa main. Sa main vient rencontrer ma joue, un frisson me parcourt et je me perds contre ses yeux, contre ses lèvres alors qu'elle caresse les miennes du bout des doigts. À cet instant, plus rien ne compte. Je la sens contre moi, je pourrais presque caler les battements de mon cœur contre le sien. Mes bras serrés sans violence autour d'elle, ses mains qui viennent se poser contre mes épaules. Je la sens contre moi, je pourrais presque retenir mon souffle en attendant qu'elle expire doucement. Mes mains ouvertes retenant son corps de la chute. Je la sens contre moi, mes yeux ne peuvent plus se détacher des siens, qui ne le pourront plus jamais.

J'ai aimé qu'elle m'appelle comme ça. C'est la seconde fois qu'elle m'appelle Angel, et le son de sa voix me fait du bien. Et ses mots ont un sens particuliers pour moi... Ils sont ce que je me suis répété il y a tant d'années, des années de travail pour enfin faire tomber les différents masques, des années de honte avant de pouvoir découvrir et justement montrer qui je suis. Ces mots ont un sens tout particulier pour moi... je me penche doucement vers elle quand elle provoque un baiser. J'ai eu l'impression de l'attendre si longtemps, de ne l'avoir osé plusieurs fois et finalement, c'est elle qui vient presser ses lèvres pulpeuses contre les miennes. Mes mains s'écartent, l'une venant se placer sur le bas de son dos et l'autre remonte le long de sa colonne vertébrale jusqu'au bas de sa nuque.

Ses souffles deviennent les miens, les battements de son cœur deviennent les miens, je veux bien rester pendu à ses lèvres. Je veux bien y vivre, dans ce contact doux dans lequel je me perds, les yeux fermés. Alors qu'elle se sépare, à nouveau elle s'anime, et le rouge vient teinter son visage malicieux. Je suis un peu surpris à sa remarque et peut-être pour aller à l'encontre de ce qu'elle dit, je presse mes lèvres l'une contre l'autre pour profiter encore quelques instants du goût de son baiser. J'ai envie de lui dire que ce n'est pas grave mais je ne devine pas ce qui peut la gêner... Je n'ai connu que deux genres de relations, des relations de longue date qui ont changé avec les jours, les semaines ou les mois pour devenir des sentiments plus forts que de l'amitié ; ou des rencontres furtives dont on savait elle et moi qu'elles n'aboutiraient pas à une histoire plus longue que le partage d'une couette. Et je ne veux pas qu'elle se sente brusquée...

Je la libère, à moitié, retirant doucement le bras que j'avais dans le bas de son dos. Mon regard la quitte quelques instants puis je lui dis, comme un peu gêné : « Me fuir alors que c'est toi qui t'es pratiquement jetée sur moi... pauvre volatile maladroit... Tu pourrais fuir si... » Je m'approche d'elle, viens maintenant poser mes mains contre sa taille : « si je posais mes mains comme ça..., si je te disais que j'ai déjà succombé à la green eyes attack... et que j'ai follement envie de t'embrasser à nouveau... » Joignant le geste à la parole, je me penche sur elle et viens retrouver ses lèvres chaudes. Mes doigts vont et viennent contre ses hanches et ce n'est que de quelques centimètres que j'éloigne mon visage quand j'interrompe le contact après ces instants hors du temps, hors du quotidien. Je lui souris finalement puis lui souffle à l'oreille que maintenant, elle a une bonne raison de fuir mais... « tu ne te crasheras jamais tant que je serai là. » Je prends sa main dans la mienne, la caresse doucement d'un geste discret du pouce. « Je tiens à dire que mes entraînements avec Dimitri ne se finissent jamais comme ça. »
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Le ridicule lui était monté naturellement aux joues. Elle se sentait bête d'être ainsi sensible à ses regards et ses sourires. Ils ne se parlaient que d'aujourd'hui et encore, même pas une paire d'heures, c'était dire. Ce n'était clairement pas dans les habitudes de la jeune femme d'embrasser un homme aussi rapidement. Bien entendu, le contexte voulait que l'un des deux craque à un moment ou un autre. Ils n'étaient plus adolescents depuis longtemps - ou en tout cas, de son côté elle l'était plus et elle souhaitait que Warren non plus... manquerait plus qu'il fasse plus vieux que son âge et que... ouh non! Elle ne voulait pas y penser! Ils n'étaient plus adolescents, point final. Deux adultes consentants qui se lançaient de temps en temps des exclamations teintées de séduction, des œillades aux allures de drague. Il était logique que ça finisse ainsi mais que cela vienne d'elle était relativement exceptionnel. Rachel n'était pas le type de fille relativement expansive sur ses envies et ses besoins, les gardant souvent pour elle quitte à se faire ronger de l'intérieur par ces derniers. Elle était celle qui voulait être sûre de la marche qu'elle allait suivre, celle qui ne voulait jamais se tromper. Seulement elle restait humaine et l'erreur faisait partie de sa nature. Pourtant, elle était intimement persuadée que d'erreur, avec Warren, elle n'en avait pas encore faite ou en tout cas pas des erreurs qui ne pouvaient pas se réparer - RIP t-shirt. Ce baiser elle l'avait voulu, elle l'avait déclenché, il y avait répondu. Ça s'arrêtait là, il n'y avait aucun regret à avoir et aucune honte à ressentir - bien qu'elle ne pouvait pas s'en empêcher, ça aussi c'était dans sa nature, ou plus précisément dans son caractère. Elle ne voulait simplement pas qu'il croit qu'elle était ce genre de fille à embrasser si facilement. C'était fait de toute façon, elle ne pouvait pas revenir en arrière.

Par chance, Angel lui faisait comprendre qu'elle n'avait aucune raison de vouloir le fuir. Pas tant qu'il n'avait pas fait ce qu'il en train de mettre en place, glissant ses mains contre ses hanches, la rendant plus vulnérable encore si cela était possible, lui arrachant un sourire au petit nom qu'il donnait à ses regards. En revanche, qu'elle fuit, ce n'était visiblement pas dans les plans du jeune homme, la retenant dans un nouveau baiser qu'elle accueillait dans un fin sourire, échangeant ce petit bout de paradis sans aucune appréhension désormais. Pas un mot ne sortait de sa bouche quand il s'éloignait un peu, pas une once de rose ne montait à ses joues à présent. Elle avait bien compris le message, elle n'avait aucune raison de le fuir, ni aucun moyen de le faire de toute façon. En revanche, un sourire malicieux pointait au coin de ses lèvres suite à son murmure. « En grande adoratrice des sports extrêmes, ne me tente pas à tester tes promesses dites à demi-mot. » Celle qu'elle ne se crasherait jamais tant qu'il était là. Elle serait bien capable de se laisser tomber dans le vide pour le vérifier, même si, bien entendu, la peur lui retournerait l'estomac, engendrait une hésitation qui permettrait à Warren d'appréhender la chose. Un rire qui glissait entre eux quand Rachel ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer Dimitri et Warren dans la même situation. En ayant fréquenter quelques minutes le spécimen Dimitri, c'était clairement ironique de les imaginer de cette façon. « Je crois que tu as eu le loisir de vérifier que ceux avec Dan non plus ne finissent pas de cette façon. » Elle tenait à le préciser aussi, quand même!

S'éloignant finalement de lui, elle faisait quelques pas sur ce toit, observant un peu les alentours. Les vitres des immeubles plus hauts que le leur reflétaient le soleil qui était bientôt à son zénith. L'estomac de Rachel commençait à crier famine, d'autant plus après l'entraînement. Pourtant, elle ne s'en souciait pas, ayant bien d'autres choses en tête. « Toi qui est souvent dans les airs, tu connais le point le plus culminant de New York? » Warren devinerait sûrement sans mal qu'elle était intéressée d'y aller un jour, peu importe que ce soit interdit ou non. Evidemment, elle ne lui demandait pas maintenant, il en avait bien assez fait pour aujourd'hui et elle n'était pas sûre que son cœur tienne le choc d'un vol prolongé. C'était déjà pas mal d'être venu jusqu'ici - sans compter qu'il allait falloir redescendre. Bientôt, elle se retournait vers Warren, entendant son téléphone sonner quelques secondes. « C'est Dimitri qui dit qu'on est des enfoirés? » disait-elle en riant de cette possibilité, ignorant que l'ailé devait déjeuner avec sa mère et qu'elle était donc une seconde possibilité. Grimpant sur le bord du toit, elle marchait tranquillement, son équilibre assuré par la largeur de la bordure. Les mains dans les poches de son jean, elle s'imaginait sans mal toutes les possibilités qu'avaient Angel grâce à ses ailes. « C'est un peu bête comme question mais tu peux faire de longues distances ou t'as jamais essayé? » [...] « Ça doit être sacrément cool pour prendre des photos quand t'es en voyage. T'es un drone vivant en fait. » disait-elle en riant avant de poser ses fesses au bord du toit. « J'espère que les gens en bas vont pas croire que je veux me suicider, j'aurais l'air con. »
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Je veux que jamais elle ne saute dans le vide, pas sans que je sois ses ailes. Je serai les ailes de Rachel, chaque fois qu'elle me le demandera parce qu'à présent, c'est son regard qui m'arrache à la réalité. Dans ses immenses yeux, je suis perdu. Sans ses prunelles qui brillent, je le serai plus encore. Comme accro à cette expression mi-intimidée, mi-taquine qu'elle se plaît à arborer, comme si elle restait suspendue entre la honte de cet instant fugace, sa pudeur volée le temps d'un baiser ; et le jeu qu'elle a commencé, peut-être même malgré elle...

Quant à moi...je ne sais pas trop si je suis instigateur du jeu ou si je suis juste tombé en plein dedans. Est-ce encore un jeu d'ailleurs ? J'ai les mains posées contre ses hanches, ne serrant pas trop ma prise pour éviter qu'elle ne se sente contrainte... mais pourquoi elle se sentirait contrainte ? Est-ce que je suis trop entreprenant ? Trop envahissant ? Trop intrusif ? Et pourtant, la teinte de ses joues disent oui, son regard dit non. Ah, ces femmes... elles sont indecryptables. Rien ne vaut un bon vieux bla bla bla. Ceci dit, j'imagine que si je suis un pokémon qui fait des attaques regards c'est que... Je devrais arrêter de réfléchir en fait. De trop réfléchir.

Alors que nos lèvres se séparent, je la rassure sur le fait que je ne la laisserai jamais se crasher. Une pointe de malice dans la voix, un soupçon de défi dans les yeux, elle me demande de ne pas la tenter. Bizarrement, peut-être parce qu'on ne se connaît pas assez pour que je comprenne que c'est vraiment une plaisanterie, mon regard évalue la distance entre elle et le bord, le temps qu'elle mettrait à franchir ces quelques mètres en marchant, en courant, et pourtant, je suis sûr que je saurais la rattraper avant qu'elle ne touche le sol. Et ne se transforme en infâme ratatouille. Il me suffirait de passer le bord du toit, de glisser les bras le long de mon corps ou même de donner un coup d'aile pour la rejoindre plus vite. Potentiellement, elle serait blessée par réception. Mais entière.

Je me rends compte qu'elle a aperçu mon regard, a sans doute percé à jour mon estimation puis lui dis de ne pas sous-estimer ma capacité à me prendre une gamelle sur le toit avant de la rejoindre. Bon, sur ce coup, j'avoue que j'exagère un tantinet. Ma maladresse a la grande courtoisie de se mettre en off quand les circonstances l'exigent, fort heureusement... Brisant ensuite le silence qui a tendance à vouloir se faire une petite place, et parce que Rachel et moi avons la même technique humour moisi pour rendre plus légère une situation qui nous échappe, je lui précise bien que mes entraînements avec Dimitri ne se finissent pas ainsi. Dimitri ne serait pas mon genre si l'un de nous était une femme ou si nous étions gays, on se ressemble trop. Et notre espérance de vie se compterait en semaines j'imagine !

Elle me renvoie la balle en évoquant l'accident avec Dan. Pauvre Dan. J'affiche un grand sourire et fais mine de passer la main sur mon front avec soulagement. Je l'accompagne plus près du bord – et pas parce que j'ai peur qu'elle saute, quand même – et fais mine de réfléchir quand elle m'interroge sur le point culminant de la ville. « En ville, sans doute 432 Park Avenue, après le One World Trade Center mais les immeubles... À part pour draguer tu sais... » Je lève les yeux sur elle, attends une réaction avec un malin sourire aux lèvres. Je mets les mains dans mon dos puis finis par lui dire un peu plus sérieusement qu'il a des endroits moins hauts mais qui offrent des panoramas beaucoup plus plaisants.

Désolé Rachel, tu n'es certes pas un panorama mais sur mes mots, mon regard vient te retrouver. Je ne percute pas immédiatement que c'est mon téléphone à moi qui est en train de sonner. Je m'assieds sur le bord du toit et m'excuse le temps d'envoyer un message. Je lève les yeux sur elle quand elle me demande si c'est Dimitri, et réponds simplement que « pas vraiment » avant de laisser planer un doute. À sa question, je prends quelques secondes pour réfléchir et lui confie : « Ça dépend à la vitesse à laquelle je vole. À vitesse moyenne, j'ai déjà volé quelques heures durant. Je venais de perdre un ami très cher et ça a été comme... » je mime une ligne droite d'un mouvement du bras : « comme marcher droit devant moi, sauf que j'ai volé jusqu'à me demander où j'étais en fait. »

Je hausse des épaules, un peu surpris moi-même de lui mentionner Zadig... je me penche au-dessus du vide pour regarder vers le bas. Je serai bien tenté par... Je me penche encore un peu plus et soudain Rachel ne peut qu'apercevoir mes jambes qui passent par-dessus le bord, le tout accompagné par un cri d'effroi tel que : « Aaaaaaaaaaah ! » Je bats des ailes sans rejoindre immédiatement la hauteur du toit puis prends un peu d'altitude pour finalement retrouver la belle. Je me pose sur le bord du toit et m'excuse avant de lui dire que c'était vraiment trop tentant. Je me pose derrière elle puis lui demande, de but en blanc : « Et toi dis-moi, est-ce que dans ta famille, ils sont aussi mutants ? Comment as-tu appris à contrôler ton pouvoir ? »

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Un sourire se formait naturellement sur ses lèvres. Décidément, il ne perdait pas le Nord le Warren. Les toits n'avaient d'intérêt que pour la drague selon lui. Forcément, l'esprit de Rachel faisait naturellement le lien avec leur situation bien qu'elle ne disait rien de plus concernant cette confirmation. Elle se contentait seulement d'apprécier les faits. Après tout se faire draguer - hormis par un gros lourd - ça n'avait rien de désagréable. Warren était loin d'être un gros lourd, elle appréciait sa compagnie, elle appréciait d'être là. « Dans ce cas, dis-moi ce qui vaut vraiment le coup d'être vu à ta hauteur. » Sa hauteur autrement dit sa capacité à atteindre les points les plus culminants de New York. Quel était selon lui celui qui valait le prix de quelques coups d'ailes, celui qu'il fallait absolument aller voir parce qu'il était le plus beau, parce que sa vue valait le coup d’œil? C'est tout ce qu'elle voulait savoir, simplement apprendre à le connaître, lui et ses goûts. Appréciait-il un endroit plus qu'un autre? Ou peut-être qu'il n'en avait que faire et qu'il se contentait de la vue qu'il avait en volant. Elle voulait tout connaître de lui, tout savoir. Comprendre sa façon de penser sans pour autant enlever cette espèce de magie à entendre chacun de ses mots, ceux qu'elle n'attend pas, qu'elle ne peut pas appréhender parce qu'ils sont une surprise à chaque fois. Comme maintenant. Son regard se portait sur le sien, le soutenant en compagnie d'un sourire qui trahissait ses pensées. Séduite. C'est de cette façon qu'elle se sentait à cet instant. Un état qui ne lui ressemblait pas vraiment depuis Tom et qui avait cette fâcheuse tendance à lui faire peur, assez pour se cacher derrière un masque d'humour ou pour renvoyer la balle, comme pour se débarrasser de sa gêne. « C'est vrai que c'est pas si mal à hauteur d'homme non plus. » Un sourire malicieux et c'était tout, il comprendrait par lui-même.

Bientôt un appel - ou un message, elle ne savait pas trop - les interrompait tandis qu'elle s'installait au bord du toit, y posant ses fesses et faisant davantage sa curieuse sur la mutation d'Angel. Avoir des ailes ça incluait tellement de périmètres. Leur taille, leur capacité à soulever combien de kilos en plus de Warren, combien de temps pouvait-il voler, à quelle vitesse, jusqu'à quelle hauteur pouvait-il aller. Beaucoup de questions qu'elle n'avait pas su retenir, en partie en tout cas et qui amenait l'ailé à lui faire une confession à laquelle elle ne s'attendait pas vraiment. Si lui poser ce genre de questions le menait à penser à des moments difficiles de sa vie, ce n'était peut-être pas une bonne idée de continuer sur ce chemin. « Je suis navrée pour ton ami. » Les questions s'arrêtaient sur ça pour le moment, ignorante que l'identité de l'homme correspondait à un membre de la confrérie. Ils venaient à peine de vraiment se rencontrer et Rachel souhaitait que le jeune homme en garde un bon souvenir et non un moment qui lui rappelait d'autres mauvais. Pour éviter de glisser sur cette pente, elle ne pouvait s'empêcher de rajouter quelques mots de son cru, comme d'habitude. « J'espère que ton téléphone est muni d'un GPS parce que c'est un coup à se paumer totalement et se retrouver dans la ville voisine. » Un rire se glissait à ses mots. A pied ou en voiture, c'était facile de voir les panneaux, de se repérer pour rentrer mais en vol... il y a clairement aucun panneau dans le ciel.

Pendant un instant, quelques secondes à peine, il n'avait plus son attention. Un moment que cet idiot trouvait opportun pour se laisser tomber du toit. Bordel, c'était un coup à faire une crise cardiaque sa connerie! A force de parler, d'apprendre à le connaître, elle en oubliait l'image qu'elle avait de lui à la salle: un homme avec des ailes. Il n'était plus que Warren, a en oublier ses ailes alors forcément, le réflexe avait voulu qu'elle tente de le rattraper avant de mieux secouer la tête de gauche à droite, l'air de dire qu'il était pas possible comme mec. De retour sur le toit en quelques battements d'ailes, il avait beau être derrière elle, elle ne le regardait pas pour autant alors qu'il lui posait une question pour le moins déstabilisante. Est-ce que sa famille était mutante? Il venait clairement de poser la question qu'il ne fallait pas. Aucun d'eux n'étaient recensé, aucun d'eux n'était officiellement des mutants et dans l'autre sens, elle ne voulait pas mentir à Warren, ce n'était pas leur genre de se cacher, ce n'était pas maintenant que ça allait commencer. « Si on prend le sens large du terme, dans le sens de famille au delà du sang, je pense que comme tout à chacun, j'ai une famille mutante alors. » Parce que les mutants étaient de moins en moins rares à New York, elle comptait forcément des amis mutants dans son entourage, qu'elle y inclut ou non la confrérie. « Au sens plus commun du terme, tu penses pas que si ma famille était mutante ça se saurait? » Parce qu'elle lui avait dit que son père était de notoriété publique. En y pensant, son père était sacrément bon au jeu du cache-cache de mutation. « Comme tout le monde je pense, par l'entraînement. » finissait-elle pour compléter sa réponse. De son côté, elle ne lui retournait pas la question. Les Worthington étaient assez connus dans leur action pour qu'elle le sache sans avoir à lui poser la question.

Se retrouvant de nouveau debout, elle descendait du rebord, lui faisant face de nouveau. « T'as du te prendre de sacrées gamelles de ton côté. » Durant ses premiers entraînements. Non seulement parce qu'il ne devait pas bien maîtriser la chose et surtout, elle ne pouvait s'empêcher de faire référence à cette maladresse qu'il lui avait avoué et dont elle avait quelques démonstrations. Récupérant son sac et son casque qu'elle avait posé au sol, un sourire pointant au coin de ses lèvres tandis qu'elle redressait son regard sur lui. « Tu promets de ne pas t'en prendre une de gamelle si je te demande de me faire redescendre pour me ramener à la salle? » Il était temps que leur entrevue s'arrête. Elle avait de nouveau entendu le téléphone du jeune homme sonner et c'était probablement parce que la personne qui le contactait commençait gentiment à s'agacer. Et puis il fallait aussi et surtout avouer qu'elle commençait sérieusement à avoir la dalle. Il était temps qu'elle se glisse autre chose qu'un café sous la dent. « Oh, attends. » Sortant de son sac une carte et un stylo, elle y notait simplement son prénom et son numéro de téléphone, retournant la carte pour y noter quelques mots, elle ne lui laissait pas le temps de la voir qu'elle la glissait dans la poche du jean du jeune homme. « Tu vas en avoir besoin pour me contacter afin de goûter les naleśniki. » Elle ne doutait pas qu'il savait que ce n'était qu'une excuse futile.

Finalement après un court vol qui se trouvait être aussi majestueux que le premier, Warren se posait sur le parking de la salle d'entraînement, la jeune femme quittant de nouveau ses bras. Déposée près de sa moto, elle ouvrait son compartiment d'où elle sortait sa combinaison moto, l'enfilant sous les yeux d'Angel alors qu'elle recommençait à blaguer. « Ah ouais, je t'ai pas dit, je suis mariée. » Tapotant le réservoir d'essence de sa moto, elle rajoutait ces mots. « Je te présente ma femme mécanique. Si je pouvais, je dormirais avec dans mon lit. » Evidemment elle plaisantait et ça s'entendait à son rire mais ce n'était pas complètement faux qu'elle aimait beaucoup sa moto, son bébé, son bijou, celle pour qui elle avait mis plusieurs années d'économie. Elle devait sûrement tenir à cette moto autant que Warren à ses sessions de sport. Rapidement c'est les fermetures individuelles de ses bottes de moto qui se faisaient entendre dans des claquements secs témoignant de la dureté et de la fermeté de la matière qui la protégerait en cas de chute. Finalement, elle se redressait ne gardant que ses gants dans une main et son casque de l'autre tandis qu'elle avait glissé son sac sur son dos. « Je crois que je suis prête à partir. » Elle en était même certaine pour être tout à fait juste.

Le tout maintenant, c'était de savoir quoi dire, comment agir. « J'ai passé un très bon moment, merci Warren. » Un sourire aux lèvres, elle s'approchait de lui, l'attrapant dans une courte accolade, n'osant pas faire plus que de lui glisser quelques mots à l'oreille. « A bientôt j'espère. » S'éloignant, elle enfilait ses gants et montait sur sa moto qu'elle démarrait dans un vrombissement sonore et qu'elle faisait reculer pour quitter la place de parking. Un dernier regard à Warren, ses derniers mots. « A ta place, je jetterais un coup d’œil à la carte que je t'ai donné et je me pousserais de là où tu es. » Elle n'allait pas lui rouler dessus mais c'était mieux si elle ne lui arrachait pas quelques plumes au passage. Le casque finalement enfilé et attaché, elle fermait sa visière teintée qui lui permettait de ne pas être gênée par le soleil. Un regard à droite, un regard à gauche et elle quittait Angel et la salle de sport, ne lui laissant entre les mains qu'une carte avec son prénom, son numéro de téléphone mais surtout une date et une heure pour aller manger l'omelette qu'il lui avait promise, le tout ponctué par un autoritaire: Sois à l'heure et sans tâche de café suivi d'un smiley souriant. Elle ne lui donnait pas le choix.
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Oh oui, oh oui, une question pas piège ! Ce qui vaut vraiment le coup d'être vu... c'est comme demander à... bah à moi les adresses où il faut aller casser la croûte ! Il y en a tellement ! D'un air d'un peu énigmatique, je me contente de lever un index désignant le ciel au-dessus de nos têtes. Ce qui vaut la peine d'être vu ? Mais absolument tout ! Avant d'aller plus loin, et plus loin, je ne m'imaginais pas pouvoir m'extasier d'autant de choses, de petites choses. Il n'y a pas que le monde des hommes à admirer, même s'il est superbe quand il se transforme en tapis de points lumineux dans le noir absolu de la nuit. Le plus beau à mon sens reste de rejoindre les nuages, c'est une sensation de liberté absolue. Pouvoir respirer à plein poumons en regardant l'infinité du ciel les yeux dans les yeux... Survoler les forêts, survoler les champs, survoler tous ces endroits, les voir disparaître à l'horizon, avoir l'impression que tout devient possible. Mon regard parle pour moi à cet instant, parce que les mots sont insuffisants. Voler, c'est comme respirer. C'est simplement une question de survie. Je lui prends la main et lui dis avec sincérité : « J'essaierai de te montrer ce que je vois, que tu puisses tout voir à travers mon regard. J'essaierai d'être à la hauteur, si tu me laisses être à nouveau tes ailes. »

Même si à voir son sourire, je me demande si elle n'est pas aussi les miennes. Nous changeons un peu de sujet et pour éviter de ne plomber la conversation, et parce que ça fait longtemps... bien longtemps que Zadig nous a quittés, je me contente d'afficher un sourire un peu gêné et lui confie sans croiser son regard : « Il était formidable... » Oh ça oui, il l'était. Il a beaucoup souffert, et ses frères également et ça le rendait difficile à cerner. Il avait un côté très doux, d'une infinie patience avec moi, et il pouvait se montrer totalement intolérant dès qu'il parlait de la différence entre les humains et les mutants... J'ose espérer que s'il avait eu une chance, il aurait pu changer d'avis...

Je ne lui dis rien de plus, parce que ça ne s'impose pas. Et puis je ne vais pas spécialement rentrer dans les détails... Toujours est-il que c'est le soir de sa mort que je me suis vraiment rendu compte que ma mutation pouvait aider les autres, en plus de me changer moi. Elles pouvaient permettre de sauver, d'être au service des autres, quelles que soient leurs idées à l'encontre des mutants... Parce que c'est ça qui nous rend meilleurs. Pas nos gênes, mais nos décisions, ce que nous décidons de faire de nos capacités. Je suis sûr que Rachel peut comprendre ça. Je regarde à nouveau dans sa direction puis acquiesce en pinçant les lèvres, il m'est peut-être arrivé de voler après une soirée bien arrosée et de me réveiller dans un champ qui n'était pas du tout entre Central Park et la maison...

Le temps s'écoule malgré moi, peut-être un peu malgré elle aussi. Je ressens le besoin d'en savoir plus à son propos alors j'opte pour une question anodine sur elle et sa famille. Après tout, elle a quand même un wagon d'avance sur moi à ce sujet... ce n'est pas comme si je posais « la » question qu'il ne faut pas poser... Je l'écoute répondre somme toute plutôt sincèrement semblerait-il, au sujet de sa famille – pas forcément par les liens du sang – puis de sa famille de sang. Je hausse des épaules, j'imagine que oui mais je ne fais pas de croix rouge sur les têtes des personnalités estampillées mutantes, c'est plutôt la passion de mes parents de faire ça. Du coup je suis sûr que si je demande à ma mère ce midi, elle saura me dire ce qu'il en est, et ce qui se dit au sujet de ce monsieur Prozac...

Je lève les mains innocemment puis m'exclame que j'ai toujours eu la grâce d'une colombe avant de me mettre à rire. Mon carnet de santé ne serait pas d'accord, bizarrement. Les platres, les foulures, les griffures, les coupures... tous ces petits bobos sont autant de témoins que de tentatives qui ont foiré. Vouloir sauter d'un étage trop haut et s'écraser comme un déchet trois étages plus bas, perdre l'équilibre et rouler sur le toit des dortoirs, déplier les ailes trop tard après une descente en piquet, toutes ces erreurs qui ont été marquées sur moi à un moment donné. L’entraînement a un coût j'imagine, comme pour tout le monde, le laisse-t-elle entendre. Mais peu importe, ça en valait la peine !

Ça en vaut toujours la peine... Je la vois prendre des affaires et lui offre une belle révérence, avant de me redresser et de me rapprocher d'elle, baissant le regard pour capter le sien. « Si sur terre je suis gauche, saches bien qu'en l'air, je suis plus qu'adroit »« Bon d'accord c'était un peu moisi comme jeu de mots, je peux l'admettre. »

Je m'apprête à la prendre à nouveau dans mes bras pour l'emmener quand elle me dit d'attendre. Je baisse les bras et me fige, elle ne va pas mettre son casque j'espère. Sinon c'est qu'elle a vraiment eu peur sur l'aller... Mais finalement, elle cherche dans son sac, elle cherche, et en sort une carte et de quoi écrire dessus. Est-ce c'est ? … J'aimerais que ce soit … J'essaie de jeter un œil à l'envers mais mes cours d'espionnage prodigués par Alec ne sont pas encore terminés alors je rate le texte et fais mine de ne pas avoir éhontément essayé de lire... Je mets ma main dans ma poche sans en sortir le petit mot, ma main croisant celle de Rachel. D'une voix douce, je suis dit en toute sobriété que je l'appellerais. Et nous savons tous les deux ce que ça signifie...

Je la reprends contre moi et contrôle toujours pour voler beaucoup moins vite que normalement, gardant une altitude raisonnable. Je lève les yeux, montant doucement pour qu'elle puisse profiter de la vue sans être si proche de l'eau, comme tout à l'heure. Finalement, je retrouve la salle de sport et je reconnais une voiture garée non-loin de là. C'est pourquoi je ne la survole pas et préfère faire le tour de la salle pour arriver de l'autre côté. Non parce que trop la honte si ma mère vient nous rejoindre en mode « où étais-tu passé ? » Franchement, qu'est-ce qui peut arriver ? Je la laisse quitter mes bras et retrouver la terre ferme, jetant une œillade sur la moto. Belle bête. Je la regarde se vêtir, et je dois avouer que cette combinaison, elle me donne envie de reculer d'un pas pour pouvoir la regarder dans son intégralité, la belle Rachel, alors qu'elle se prépare à chevaucher son monstre mécanique.

Ah pardon, son épouse mécanique. L'image m'arrache un rire avant de faire un pas de côté pour observer Madame sous toutes ses facettes. Moi aussi je dormirais bien dans son... Mais non, ça suffit. Je chassais une image inappropriée – bien qu'agréable, forcément – de mon esprit en la regardant passer ses bottes. Adieu la concentration pour chasser l'image maintenant, merci Rachel ! J'espère qu'elle n'a pas un petit côté télépathe ou elle va me prendre pour un gros pervers. Donc Rachel si tu m'entends, je ne suis pas un obsédé qui mérite une grosse claque... Pas de réaction. Ça va, elle ne doit pas entendre mes pensées alors. On est sauvés, moi, mon nez, ma dignité, la séance dégustation de Rachel, euh des crêpes au fromage de Rachel ! Je passe la main sur ma nuque alors qu'elle enfile ses gants. Un peu à regret, j'acquiesce quand elle me dit être prête pour partir...

« J'ai passé un très bon moment, merci Warren. » Je me penche contre elle, profitant de notre proximité pour que mes lèvres viennent découvrir son cou. Moi aussi, j'espère... Là, c'est le moment où je dois avoir la tête d'abruti heureux que je cherche à tout prix à éviter, mais bon... tant pis. Je ne déplie mes ailes que quelques secondes, quand elle me demande de ne pas rester là ; le temps de me décaler sur la gauche, de deux mètres à peine. J'attends qu'elle soit hors de mon champ de vision – bien que j'entende toujours le rugissement de sa femme mécanique – et sors la carte de ma poche. La lecture me fait sourire et je baisse les yeux sur mon t-shirt tâché de café. Si chaque tâche peut amener ce genre de rencontre, je veux bien refaire ma garde-robe complètement. Finalement, je me retourne et volette jusqu'à la voiture de ma mère, me posant gentiment sur le toit. Elle déteste ça et sort, me sommant d'un ton qu'elle voudrait autoritaire – on sait tous les deux qu'il ne l'est pas – de descendre et de lui dire pourquoi je suis en retard. Je regarde sur le coin de la rue, là où elle a disparu, et joue avec la carte... bloquée entre mon annulaire. L'air distrait, je réponds à ma mère : « Une belle rencontre... » À très bientôt. Rachel.

* * *

Sans gêne, et sans avoir pu le cacher à Kayden – il sait décrypter la tête d'idiot, lui – j'ai donc écrit à Rachel... pour la revoir. Une douce pluie a arrosé les jardins de l'école ce matin. Beaucoup des élèves sont retournés chez leurs familles pour les vacances scolaires, ceux qui le peuvent et qui le veulent du moins. J'ai invité Alec à venir tester le gâteau au chocolat de ma mère. Enfin celui qu'elle a commandé à en juger par la boîte trouvée dans la poubelle. J'aurais pu m'indigner mais je sais bien qu'elle est plus plats cuisinés que pâtisserie, j'en ai mangé et le lendemain je vois Rachel. J'en profite pour choisir mes vêtements avec précaution. Pas un t-shirt, trop de risques de finir torse-nu... à moins que... est-ce que je mets le t-shirt et la chemise ouverte au-dessus ? Ah bah non, je suis con... Alors ce sera chemise avec les ailes au-dessus et assez serrée pour ne pas tremper où que ce soit. J'enfile un jean rapidement – non je n'ai pas manqué de me casser la gueule en mettant les deux pieds dans la même jambe de pantalon – puis attrape mes affaires et mes clefs de voiture. Je rejoins les garages de l'école puis regarde ma voiture. Si je sors la décapotable bleue au premier vrai rendez-vous, est-ce que ça ne fait pas... trop... ?

Je passe ma main dans ma nuque puis regarde l'heure. Je peux facilement y aller en volant sinon... Mes pieds quittent le sol et je me dirige vers la salle à une vitesse raisonnable, juste ce qu'il faut pour arriver à l'heure. Et en faisant même un petit détour par une boutique ! Je regarde ma montre, et même huit minutes en avance. J'entre le premier et fais un signe de la main au patron qui me demande si je veux boire quelque chose mais je décline poliment , cherchant par avance un tabouret du regard pour pouvoir mettre la main dessus pour ensuite... Il me fait un clin d'oeil – euh – puis m'en ramène un. Merci ô crème de la crème des responsables des brasseries de tout le quartier ! Il le garde derrière son comptoir puis je sors en l'attendant, en profitant pour envoyer un petit message à Kayden. Finalement, je me détends rapidement. Je suis déjà sorti avec plusieurs filles, le plus dur reste de savoir ce qu'elle cherche exactement sans le lui demander froidement, comme un gros pervers. Alors bonjour, je m'appelle Warren, je suis trop immature pour m'engager dans de longues relations depuis Harper, j'aimerais faire l'amour dans un nuage et j'adore la pizza au saumon, et je suis allergique au nutella. Adoptez-moi. Ouf, la voici. Mode conneries sur off. Quoi, comment ça le bouton est cassé ? Où est le filet de sécurité ? Je lui fais un signe de la main. Tel un inconnu rencontré sur adopteunmec qui voudrait montrer à la fille que wiwitheboss, c'est bien lui... Je lui tends les quelques fleurs que je lui ai achetées précédemment – oui bon, le jaune c'est spécial mais j'aime le jaune, et c'est estival – et qui sont donc jaunes et oranges et dont j'ai totalement oublié le nom. « Bonjour Rachel... Je me suis permis de... enfin de te ramener ça. » Celui qui a dit « c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas » a dû mourir seul, ou je le lui souhaite ! Damned...
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Elle s'était faite patiente bien que son for intérieur lui hurlait le contraire. Prendre son mal en patience, elle avait eu beaucoup de mal à le faire et pourtant ça avait porté ses fruits. Même sans le message de ce numéro inconnu simplement signé pour qu'elle puisse le reconnaître, elle aurait certainement pris le risque de se manger la honte de sa vie en se rendant à la brasserie au jour et à l'heure qu'elle lui avait laissé sur sa carte. Elle aurait pas eu l'air ridicule toute seule déjà. Heureusement pour son ego et très certainement pour son estime d'elle-même et sa confiance en soi, Warren avait simplement confirmé qu'il viendrait et sans tâche de café sur ses vêtements cette fois. De quoi faire sourire Rachel qui avait bien besoin d'une bonne nouvelle et un heureux moment en perspective après avoir perdu l'un de ses patients durant la nuit. Suite à quoi, elle avait fini son service et n'était rentrée chez elle qu'au petit matin, sur les coups de six heure. Elle n'était pas le genre de marmotte à se prélasser dans le lit et elle n'avait pas énormément besoin de sommeil pour se sentir bien - l'habitude sûrement. Elle s'était donc rapidement endormie et ce n'était qu'à onze heure que son réveil se mettait à chanter dans son petit appartement alors qu'elle peinait à se réveiller. Elle avait une heure pour se préparer, une demie heure pour s'y rendre. Elle était large. D'autant plus qu'elle s'était montré prévoyante en réglant quelques détails avant de dormir qui lui sauvait de longues minutes, comme le choix de sa tenue par exemple et des bijoux qui allaient avec bien qu'elle n'en était pas fan mais par petites touches, elle trouvait ça joli et assez sympathique pour habiller une tenue simple.

C'était la douche qui lui permettait réellement de se réveiller et s'activer. Elle ne passait jamais beaucoup de temps dans son appartement - c'était d'ailleurs la raison qui faisait qu'elle se contentait d'un petit appartement justement, son étroitesse ne la gênant nullement puisqu'elle n'y passait du temps que pour des besoins vitaux finalement - et c'est en enfilant ses talons qu'elle le quittait de nouveau. Pendant qu'elle dormait, il avait plu mais ça ne l'avait pas empêché de mettre une robe simple et légère, elle savait que l'astre réchauffant ne mettrait pas de temps à poindre de nouveau au dessus de la tête des New Yorkais. C'est à bord de sa voiture - parce que la robe en moto, c'est pas pratique - qu'elle prenait la route, se mêlant aux bouchons légendaires de la grande pomme. Là-dedans, la patience était une vertu, vous pouvez me croire! Le peu d'avance qu'elle avait se transformait vite en pile à l'heure quand elle descendait enfin de son véhicule pour rejoindre la brasserie à deux rues de là. Elle n'avait pas trouvé de place plus près et puis ça lui permettait de prendre l'air en marchant un peu.

En revanche, ce moment qu'elle aurait aimé être un moment de détente se changeait petit à petit en stress au fur et à mesure de ses pas. C'était idiot, elle le savait mais elle n'y pouvait pas grand chose. Plus elle approchait, plus une boule dans son estomac se formait. Elle en connaissait la cause, parce que c'était toujours la même pour le peu d'homme avec qui elle avait eu des rendez-vous: la crainte de la déception ou de gâcher une belle rencontre à cause de ses principes. Elle ignorait ce que Warren cherchait en l'invitant ici, bien qu'elle n'était pas assez innocente pour ignorer totalement qu'il se faisait sûrement quelques idées suite à la drague sur le toit ponctuée de quelques baisers. Le stress, quant à lui, ce n'était pas dû à la question de s'avouer vierge et sans envie de coucherie sans être sûre de ce qu'elle ressent. Pour ça, elle l'avouait plutôt facilement quand ça venait sur le tapis ou que ça s'imposait parce que finalement elle n'en avait pas honte. Non, le stress était plutôt dû au fait que cette révélation - que la plupart des gens qualifiaient de choquante, ce qu'elle comprenait - était à même de changer la nature de la relation qui se développait entre eux. Elle aimait ce qui se profilait, elle aimait le climat qui s'installait mais elle se refusait aux illusions parce qu'il ne serait pas le premier à fuir ou ne plus la contacter du tout à cause de ça. Ça la stressait parce qu'elle trouvait ça aussi dommage que blessant finalement et elle craignait que ce comportement soit le sien, que le sourire que Warren affichait présentement en la voyant s'efface et qu'elle ne puisse plus jamais le revoir.

Pourtant, arrivée à sa hauteur, c'est un sourire dénué d'appréhension qui étirait ses lèvres alors qu'elle saisissait délicatement les fleurs qu'il lui avait tendu immédiatement. « Merci, c'est gentil. Elles sont très jolies. » Son premier réflexe était de les porter à son nez, les humant un court instant. « En plus d'être assorties à ma robe, elles sentent bon. Je crois que tu as tapé dans le mille. » Si elle ne s'y connaissait pas vraiment en fleurs - c'était loin d'être son domaine - elle appréciait néanmoins leur présence dans un appartement. Ça le rendait de suite plus joyeux et plus accueillant et quand les fleurs étaient en plus offertes, ça avait le don de l'attendrir, n'estimant pas ce geste comme anodin. Cette dégustation d'omelette commençait très bien! Les calant dans l'un de ses bras, elle redressait son regard sur Warren, ne pouvant retenir une vérité qui lui brûlait les lèvres depuis qu'elle était en face de lui. « Ça me fait très plaisir de te revoir. » Des mots simples qui exprimaient pourtant quelque chose de beaucoup plus fort. C'était pas un simple plaisir comme quand on mange du chocolat, ce n'était même pas le même plaisir que lorsqu'elle retrouve un ami comme Dan par exemple. C'était différent sans qu'elle ne puisse réellement le définir mais elle ne pouvait nier toute la joie et la gaieté que ça mettait dans sa journée. Emboîtant finalement le pas vers l'intérieur de la brasserie, elle ne doutait pas qu'elle était suivie de Warren, c'était pour cette raison qu'elle se permettait quelques mots. « Tu veux te mettre dedans ou en terrasse? » Se tournant vers le bar, elle rajoutait néanmoins qu'il voulait peut-être prendre un apéritif avant de commencer à manger. A vrai dire, elle ne connaissait pas ses habitudes, autant en terme de nourriture que dans l'établissement auquel il était bien plus familier qu'elle. « Je te suis où que tu décides d'aller. » Sauf aux toilettes... bien entendu... garde cette blague complètement naze pour toi Rachel... Good girl!
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Je me trouve un peu gauche avec ces fleurs, et en même temps qu'est-ce que j'aurais pu lui ramener ? Je ne sais pas trouver les bons cadeaux, du moins ceux qu'on « doit » offrir. Le plus beau cadeau que Zadig a reçu de ma carte fut un jeu de cartes à la tranche argentée. En soi, rien de bien exceptionnel mais nous avions pour habitude de jouer avec un ancien jeu qu'il avait. Je reconnaissais certaines cartes aux cornes qu'il y avait sur certains coins. Ah, celle-ci a été pliée en deux dans le sens de la longueur, n'est-ce pas le sept de trèfle ? Un peu de salive qui a rendu l'arrête de celle-là irrégulière, ne serait-ce pas la dame de cœur ? Quand nous étions rentrés un soir, son vieux jeu avait disparu sans qu'on puisse le retrouver, je lui avais acheté celui-ci. Qui nous a permis de découvrir que je suis totalement nul au jeu du menteur.

Il paraît que les fleurs délivrent des messages. Le mien est le plus simple, le mien n'a pas besoin d'intermédiaires, et puis elle ne va pas s'offusquer s'il y en a une jaune et une autre orange. Et puis, elles sont jolies. On ne peut pas leur en vouloir d'être rouges ou roses ? Parlant de dame de cœur et de fleurs, voici Rachel qui arrive. Je fais un pas dans sa direction, la regarde avancer dans ma direction, légère. Quelques courants d'air qui rendent la chaleur plus supportable font danser les pans de sa robe qui dévoile déjà ses jambes. Sa taille fine est soulignée par une ceinture noire, ses épaules sont couvertes et quand elle s'élance dans la rue, ses cheveux détachés sautent contre son cou, contre ses épaules. Elle sourit, et son sourire semble serein. Les questions que je me posais s'envolent, emportées par le parfum des fleurs que je lui tends d'un geste qui se veut plus rapide que je ne l'aurais voulu. Sans que je lui foute le bouquet dans le visage non-plus, quand même...

Nos doigts se rencontrent, sa peau caresse la mienne et un frisson naît de ce contact que je voudrais prolonger, et il remonte jusque dans mon bras et sur mes lèvres. Je note qu'elle est plus grande que la dernière fois, d'ailleurs. La prochaine fois, je lui trouverai un cadeau qui lui ressemble un peu plus, quelque chose de plus personnel. Elle plonge le visage dans les fleurs – mon mouvement n'a pas été si brusque que ça finalement – et laisse leur parfum lui parvenir, ayant ce petit mouvement e paupières, quand elle les clôt le temps d'inspirer à fond. Je souris à sa remarque puis désigne ma chemise bleu marine en m'excusant de ne pas être dans le thème estival. Je lui dérobe l'une de ses fleurs et la glisse au-dessus de mon oreille, comme beaucoup font avec un stylo ou une cigarette. Et voilà, je suis le digne représentant de l'été et des fleurs maintenant !

« Ça me fait très plaisir de te revoir. » Moi aussi, oh moi aussi. Cette rencontre aux allures de rendez-vous officiel me faisait un peu peur, bien que je sache plus ou moins le dissimuler quand c'est nécessaire, mais elle a le chic pour faire disparaître les appréhensions d'un battement de cil. J'ai envie de lui répondre que j'aimerais la revoir, encore et encore mais est-ce bien raisonnable ? J'ai envie de croire que c'est différent avec Rachel mais un beau jour, peut-être dira-t-elle – elle – que ce fut une rencontre sympathique et qu'elle veut passer à autre chose. Les relations longues me sont plutôt inconnues, et celle que j'ai vraiment vécue ne fut qu'une erreur, une longue et puissante amitié travestie sous le maquillage d'un amour sincère. Mais quand on passe plus de temps à rire ensemble qu'à se regarder dans les yeux, qu'est-ce d'autre que de l'amitié ? …

Et pourtant, les yeux de Rachel sont magnifiques. Ils sont un appel à s'y noyer. Je réalise d'ailleurs qu'à part la fixer bêtement, je ne lui ai même pas répondu. Mes mains viennent doucement la prendre par la taille. Qu'est-ce que je dois faire ? Je ne vais pas l'emballer comme une bête sur le trottoir quand même ! Je me penche au-dessus des fleurs – j'aurais dû prendre quelque chose de plus petit – et viens l'embrasser sur la joue. Je souris puis passe l'index contre cette même jour en lui chuchotant « Oh... j'ai bisouté un cheveu je crois... »

Je baisse le regard une seconde puis le relève sur elle : « Ça me fait plaisir que tu sois venue... » Elle est la première à entrer dans la brasserie et je la suis silencieusement, ne manquant pas de jeter un œil sur ses jambes ainsi dévoilées. Uh, c'est vrai qu'elle est courte cette petite robe mais ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre... Ah oui, elle n'avait pas encore vraiment vu l'intérieur. Quelques affiches couvrent les murs ici, d'artistes qui sont venus jouer dans le fond de la brasserie quand le patron laissaient quelques petits groupes du quartier organiser de petits concerts. Les murs sont sobrement peints d'un vert plus clair qu'un vert sapin et le mobilier de bois contribuent à rendre l'atmosphère chaleureuse. Deux murs pleins se font face : à droite où se trouve le comptoir et l'impressionnante collection de bouteilles du patron, et à gauche où les affiches attirent l’œil. Au fond, un escalier amène à une autre salle et les toilettes. Parce que oui, c'est important de le savoir aussi !

J'invite Rachel à se poser à l'intérieur, pour éviter qu'on se regarde avec des yeux de taupes dès que le soleil aura tourné et viendra nous cramer le visage. Je lance un regard entendu au patron qui se penche et me tend le fameux tabouret, avec toute ma gratitude ! Je le remercie puis nous nous installons à une petite table qui se trouve près du mur de gauche. Je recule la chaise et pose le tabouret sur lequel je m'installe sans écraser mes ailes, donc. Je demande à Rachel si elle voudra un apéritif ou une boisson sans alcool en me saisissant avidement de la feuille plastifiée qui reposait sur la table. J'annonce joyeusement : « Un sex on the beach pour moi ! »

J'attends de savoir ce que Rachel va prendre puis lui conseille le « sex » sans trop réaliser que ma formulation est un peu ambiguë mais elle doit voir à ma tête que je suis concentrée sur les boissons et que ce n'est pas une grossière allusion sexuelle... « Tu as délaissé ta femme mécanique pour venir alors ? »
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Les appréhensions s'envolaient, s'emmêlaient au vent, ne laissant sur son visage que le ravissement de le revoir. C'était une chose qu'elle ne pouvait ni cacher ni nier. Ca se lisait dans son sourire, dans son regard, dans cette façon qu'elle avait de le regarder sans vraiment s'en rendre compte. Elle ne le dévorait pas des yeux, elle n'avait pas besoin de ça et son regard était d'une autre nature. Elle semblait seulement s'assurer qu'il était là, bien là, comme pour être sûre qu'il n'était pas un mirage, une délicieuse idylle dans ses pensées. Depuis qu'elle lui avait remis cette carte avec la date et l'heure, elle n'avait fait que penser à ce jour dès lors qu'elle avait eu un moment pour elle. Ce n'était qu'un repas partagé, qu'une omelette à déguster et pourtant il était clair que ça ne s'arrêtait pas qu'à ça. Warren avait mis le pied à l'étrier à la promesse de se revoir plusieurs fois - même si, étrangement ou non, ça tournait autour de la bouffe, à croire qu'ils ne pensaient qu'à ça. Ce repas partagé, cette omelette à déguster, c'était la première de leurs rencontres, réellement et probablement la plus déterminante pour la suite. Allaient-il avoir des choses à se dire? Des points en commun en dehors du sport? Des désaccords relativement acceptables ou des débats houleux sans précédant? Elle s'attendait étrangement à ce que ce moment détermine la suite de leur relation. Pourtant, la détente de ses traits ne mentaient pas, les appréhensions avaient disparues. Elle se sentait bien, en confiance, comme une évidence d'être avec lui finalement. Ils s'entendaient bien et au fond d'elle, elle savait qu'il n'y avait aucune raison pour que cela se passe mal.

« Méfies-toi que les autres ne soient pas jaloux. » De cheveux. Elle le serait à leur place. Mais elle n'était pas leur place. De son côté, elle entrait dans la brasserie, suivie rapidement d'Angel. Ses iris se portaient naturellement sur le mur de droite. Les nombreuses affiches qui y étaient adroitement accrochées traçaient l'histoire du lieu visiblement emblématique pour la musique qui y était jouée. Les noms de certains groupes lui semblaient familiers sans pour autant qu'elle soit capable de mettre des souvenirs dessus. Son attention était néanmoins happée par le jeune homme qui lui proposait plutôt de déjeuner à l'intérieur. Elle n'était pas contre et on ne sait jamais, avec le pot qu'elle avait, il serait capable de pleuvoir comme cette nuit au lieu d'avoir le soleil prévu par la météo de toutes les chaînes du pays. Installée, elle notait le changement d'accessoire de Warren pour poser ses fesses, c'était une chose à laquelle elle n'avait pas pensé pour le coup. Par un simple mot et un remerciement rapide, elle commandait la même chose sous ses recommandations, ne se souciant que peu de la manière dont il avait amené cette recommandation. Hochant simplement la tête à sa question, elle esquissait un sourire. « La pauvre s'est sentie abandonnée mais c'est comme boire ou conduire. Il faut choisir entre robe ou moto et mon choix était fait depuis ton sms. » Celui qui lui confirmait qu'il viendrait. Elle avait choisi de plaire à Angel avant son propre plaisir de conduire son engin à deux roues. C'était aussi simple que ça et elle ne s'en cachait nullement. « Et toi, tu es venu par la route ou par les airs? » Un sourire malicieux venait poindre sur son visage, son regard tardant quelques secondes sur sa chemise. « Je note en tout cas que tu as opté pour la sûreté. Le foncé craint moins les tâches. » Ou en tout cas, elles se voyaient beaucoup moins que sur du blanc, c'était certain.

Ouvrant son sac sur ces mots, elle glissait les tiges des fleurs à l'intérieur avant de refermer le zip à son maximum. De cette façon, elles ne craignaient rien même en restant au sol le temps de leur repas. Les apéritifs ne tardaient pas à pointer le bout de leur paille, accompagnés évidemment du serveur qui leur demandait s'ils avaient choisi. Ses iris se posaient sur le professeur un instant avant de reporter son attention sur l'employé. « Je ne pense pas me tromper en optant pour la meilleure de vos omelettes. » Un simple regard suffisait à interroger Warren. Elle comptait sur lui pour donner les précisions nécessaires si jamais il voulait lui faire goûter une omelette en particulier. De son côté, elle n'était pas très difficile en terme de nourriture, loin de là même et elle ne notifiait aucune allergie. Toutes les omelettes de l'établissement feraient sûrement l'affaire pour les papilles et l'estomac de la Kasprzak. Une fois le serveur parti, elle attrapait naturellement son verre et le levait vers le jeune homme. « Je suis d'avis de trinquer à cette séduisante omelette qui promet un bon moment. » Bah quoi? C'est lui qui a dit que l'omelette c'était son meilleur moyen de séduire les filles, non? Portant finalement le breuvage à ses lèvres, elle ne pouvait pas nier que c'était relativement bon comme boisson et peu alcoolisée, ou en tout cas assez sucrée pour couvrir l'amertume de l'alcool. « J'y ai pensé l'autre jour mais tu t'ennuies pas trop en ce moment? Tes élèves doivent être en vacances non? » Bien peu consciente qu'il était professeur à la x-mansion, elle imaginait aisément que ses élèves étaient tous partis de l'établissement et qu'il était aussi en vacances de son côté et quand un professeur plus littéraire ou matheux à des cours à préparer, elle se demandait si les professeurs de sport avaient réellement quelque chose à faire de leur vacances, en dehors évidemment d'en profiter en partant quelque part. Happée par un bâillement, elle mettait naturellement sa main devant sa bouche avant de s'excuser et de se justifier de quelques mots ironiques. « Comme tu vois, je suis pas encore en vacances. » Elle préférait préciser que c'était le travail qui la fatiguait et non lui qui l'ennuyait.

Petit à petit la brasserie se remplissait autant par des personnes qui venaient manger que par des personnes qui venaient seulement boire un verre, seul, en famille ou entre amis. Si au début elle ne s'en souciait pas vraiment, c'est quand quelques paires d'yeux insistants se posaient sur eux qu'elle commençait à sentir un malaise. Pas pour elle-même non, mais pour l'intéressé, pour Warren. Forcément, ses ailes attiraient l'attention, la curiosité, la méchanceté parfois et s'il devait en avoir l'habitude ce n'était pas le cas de Rachel et forcément, elle s'en formalisait plus facilement, croisant parfois le regard de certains qui détournaient le leur immédiatement. En revanche, celui qui ne se détournait pas était le regard d'un bout de chou haut comme trois pommes qui devait avoir cinq ou six ans et qui s'approchait de leur table sans aucune appréhension, une serviette et un stylo à la main, sous le regard bienveillant de son père. « Monsieur... » Le rouge aux joues, l'enfant tendait ses accessoires à Warren en posant des mots sur ses gestes. « Je peux avoi un autogeaphe? » Un instant de silence, un regard à son père et il rajoutait automatiquement un peu plait qu'il fallait sûrement comprendre comme un s'il te plait autant que sa question qui semblait demander un autographe et non avoi un autogeaphe. Le regard du jeune garçon restait bloqué sur les ailes d'Angel. Il n'était pas difficile de sentir qu'il voulait y toucher, qu'il avait plein de questions à poser mais visiblement, pour le moment, c'est sa timidité qui primait.
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Mon regard cherche le sien à sa réponse, s'il le faut je peux bien passer mon temps à embrasser ses cheveux mais... je ne lui dirai pas ça comme ça, ça fait un peu fétichiste quand même.

Mon regard trouve le sien à sa réponse, j'y reste bien à l'abri quelques instants, comme si nous nous découvrions pour la première fois. J'aime à penser que chaque fois que les trajectoires de nos yeux s'embrassent, je dérobe un peu de son doux mystère.

« La pauvre s'est sentie abandonnée mais c'est comme boire ou conduire. Il faut choisir entre robe ou moto et mon choix était fait depuis ton sms. » Je pose mon menton sur ma main, calant mon coude sur le coin de la table, je me demande la réaction qu'elle a eue quand elle a reçu mon message. Quelque part, à l'autre bout de la ville, je l'ai imaginée avec son téléphone distraitement posé à quelques décimètres d'elle, alors que je gardais le mien entre mes genoux, attendant qu'elle choisisse les bons mots, attendant qu'elle envoie sa réponse...

Elle me demande à mon tour comment je suis venu, je hausse des épaules, perdant mon regard dans le vide avant de répondre que j'ai choisi la voie des hommes plutôt que celle des oiseaux aujourd'hui. Un courant d'air s'engouffre, venant danser quelques-uns de ses cheveux, me ramenant inexorablement à elle. Je sens cette fraîcheur sur mes plumes dont les extrémités se balancent sensiblement quelques secondes à peine. Je baisse le regard sur ma chemise, y porte machinalement une main avant d'avouer que ce sera plus discret en cas d'accident...

La porte grince, hésite à se claquer et repose finalement contre la chaise qui bloque son passage. Elle prend les fleurs et vient les bloquer dans son sac qu'elle repose délicatement sur le sol, les maintenant ainsi à peu près droite, plus à l'abri que posées à même le sol, simplement. Le serveur arrive, amenant avec lui les apéritifs qui se dessinent en plusieurs niveaux de couleur. Je me saisis du cure-dent qui retient trois bonbons et glisse le premier dans ma bouche. Le serveur lui demande alors si on a choisi, pas besoin de la carte. J'esquisse un nouveau sourire, gardant ma friandise en bouche. Une fois que Rachel a dit l'essentiel, je dessine un deux de mes index et majeur et il hoche de la tête. On se comprend...

Et surtout, ce n'est pas une omelette parmi tant d'autres, c'est THE omelette, voyons. Le symbole ultime de l'amour qu'on racontera peut-être un jour à nos bébés poussins : quelques œufs broyés avec du fromage râpé et des ingrédients secrets que tu ne connaîtras pas par moi, petite curieuse !

Je laisse le serveur partir puis attaque le second bonbon, la regardant porter le grand verre à ses lèvres... sans afficher la grimace qui laisserait entendre qu'elle n'aime pas. Ça se boit tout seul. Je finis ma bouche puis copie son geste, passant ensuite la langue contre ma lèvre supérieure. À sa question, je me représente l'école silencieuse... ah non, je ne l'imagine pas vraiment et c'est tant mieux. Je ne veux jamais l'imaginer silencieuse. Alors je lève les yeux au ciel une seconde, cherchant comment tourner la chose puis je repose mon regard sur elle, sur Rachel : « En fait c'est un internat, car même s'ils sont moins nombreux, il arrive que des élèves restent aussi pendant les grandes vacances. Parfois, ce n'est pas facile avec leurs familles, tu comprends... » J'ai laissé échapper ces derniers mots, et espère soudain qu'elle ne fera pas le rapprochement entre mes propos et le fait qu'elle soit elle-même mutante. Dans une subtile – pour une fois – manœuvre pour brouiller les pistes, j'ajoute avec un sourire en coin : « Il semblerait que tu aies entendu de Warren Junior. Mais il y a des tas de raisons qui peuvent faire que le lien se brise. »

Je joins les mains devant moi, de part et d'autre de mon verre et je m'y réfugie presque tout entier. Je respire doucement, réfléchis à tout ce qui me rattache aux personnes formidables que j'ai pu rencontrer au long des années : « il y a encore plus de raisons qui font que les liens ne peuvent jamais se briser. » Je hausse des épaules, exprimant une excuse silencieuse pour cette remarque ô combien niaise mais au moins, elle sera prévenue. Attention, niais droit devant !

Elle manque un bâillement, par mimétisme, je me tourne pour étouffer celui qui ne demande qu'à prendre possession de mon visage. « Comme tu vois, je suis pas encore en vacances. » J'esquisse un sourire puis lui tapote la main en commentant qu'il n'y a pas de repos pour les braves ! Alors que nous discutons autour de notre cocktail, les autres clients commencent à prendre place dans la brasserie. Mon regard cherche celui de Rachel qui se balade autour de nous et je note quelques œillades curieuses. Je bois une gorgée de mon verre avant de commenter avec un air qui se veut innocent : « Ta robe est vraiment jolie, tout le monde la regarde. »

Finalement, un enfant s'approche de nous. Je me penche vers lui, curieux de le voir arriver avec une serviette et un stylo. Je cherche un parent du regard, un homme semble l'observer de loin et nous échangeons un simple sourire courtois avant que je n'écoute la requête du petit. « Un ôte-agrafe ? » Mais pourquoi faire ? Je regarde à nouveau sa petite serviette et ricane à ma bêtise, m'excusant auprès du petit garçon. L'une de mes ailes se déploie doucement pour venir entourer son épaule gauche, je me rapproche davantage de lui et lui chuchote à l'oreille que j'ai un secret, mais genre le méga secret qu'il ne faudra répéter à personne. Je prends sa serviette contre mon genou et alors que je lui écris un petit mot, je lui dis à voix basse : « Tu vois la jolie dame avec moi ? Attends, attends, regarde discrètement sinon elle va remarquer qu'on parle d'elle... En fait c'est une super héroïne. Ses mains sont magiques et avec, elle sauve des dizaines, des centaines de personnes ! » Oubliant soudain de chuchoter, je m'exclame : « Des milliers même ! » Le gamin écarquille les yeux et je hoche de la tête. Alors qu'il fixe intensément Rachel, je sens ses doigts passer discrètement contre mes plumes, je regarde vers Rachel puis reporte mon attention sur l'enfant en lui rendant sa serviette et son stylo : « Et si tu sais ne pas avoir peur de ce qui est différent, tu es aussi un véritable héros... comme Rachel les doigts de fée ! »
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